The Prague Post - Gestion du Covid-19: non-lieu pour trois ex-membres du gouvernement, dont Edouard Philippe

EUR -
AED 4.194361
AFN 73.094059
ALL 93.80832
AMD 420.063732
ANG 2.044819
AOA 1047.874554
ARS 1699.725634
AUD 1.647565
AWG 2.058635
AZN 1.938866
BAM 1.952799
BBD 2.302023
BDT 140.923459
BGN 1.931155
BHD 0.430957
BIF 3399.724876
BMD 1.1421
BND 1.474998
BOB 7.915184
BRL 5.905686
BSD 1.142974
BTN 108.888068
BWP 15.415717
BYN 3.316249
BYR 22385.161332
BZD 2.298728
CAD 1.62502
CDF 2565.156425
CHF 0.919956
CLF 0.026739
CLP 1052.37716
CNY 7.753835
CNH 7.760222
COP 3822.083561
CRC 520.722663
CUC 1.1421
CUP 30.265652
CVE 110.098235
CZK 24.162554
DJF 203.532601
DKK 7.474862
DOP 67.708924
DZD 152.145329
EGP 56.088654
ERN 17.131501
ETB 183.282196
FJD 2.55916
FKP 0.855378
GBP 0.856329
GEL 3.009446
GGP 0.855378
GHS 12.984049
GIP 0.855378
GMD 82.82724
GNF 10024.036075
GTQ 8.722788
GYD 239.083096
HKD 8.957063
HNL 30.592332
HRK 7.536145
HTG 149.49683
HUF 353.210477
IDR 20558.943323
ILS 3.434352
IMP 0.855378
INR 108.953377
IQD 1497.264876
IRR 1571472.588244
ISK 143.996042
JEP 0.855378
JMD 180.948593
JOD 0.809745
JPY 185.306306
KES 147.686675
KGS 99.874025
KHR 4577.187193
KMF 492.245363
KPW 1027.890461
KRW 1751.233471
KWD 0.354599
KYD 0.952578
KZT 540.523105
LAK 25808.585816
LBP 102352.807276
LKR 382.838497
LRD 207.440342
LSL 18.539405
LTL 3.372324
LVL 0.690845
LYD 7.325936
MAD 10.688744
MDL 20.104987
MGA 4845.68149
MKD 61.639861
MMK 2398.12993
MNT 4091.42228
MOP 9.233217
MRU 45.615904
MUR 53.75908
MVR 17.657117
MWK 1982.006544
MXN 19.960426
MYR 4.660457
MZN 72.991275
NAD 18.539324
NGN 1564.859826
NIO 42.057217
NOK 11.244375
NPR 174.224916
NZD 2.009942
OMR 0.439144
PAB 1.142994
PEN 3.889124
PGK 5.021504
PHP 70.270033
PKR 317.768369
PLN 4.289505
PYG 6949.504053
QAR 4.178171
RON 5.230364
RSD 117.371385
RUB 88.967237
RWF 1673.382552
SAR 4.292654
SBD 9.20366
SCR 16.633676
SDG 685.824136
SEK 11.042451
SGD 1.477266
SHP 0.852693
SLE 27.810602
SLL 23949.27156
SOS 653.256275
SRD 42.904157
STD 23639.165516
STN 24.463481
SVC 10.00107
SYP 126.238716
SZL 18.536005
THB 38.065954
TJS 10.594774
TMT 4.008771
TND 3.37329
TOP 2.749903
TRY 53.475415
TTD 7.746334
TWD 36.592545
TZS 3000.865602
UAH 50.904119
UGX 4171.77236
USD 1.1421
UYU 45.969163
UZS 13692.02101
VES 729.691469
VND 30037.802837
VUV 135.903032
WST 3.167257
XAF 655.01074
XAG 0.018393
XAU 0.000275
XCD 3.086582
XCG 2.059925
XDR 0.81457
XOF 654.967792
XPF 119.331742
YER 270.734961
ZAR 18.533829
ZMK 10280.270904
ZMW 21.001281
ZWL 367.755756
  • AEX

    -1.6200

    1081.55

    -0.15%

  • BEL20

    -24.4200

    5789.13

    -0.42%

  • PX1

    17.8700

    8525.99

    +0.21%

  • ISEQ

    37.6200

    13972.56

    +0.27%

  • OSEBX

    -5.0500

    1938.8

    -0.26%

  • PSI20

    -79.2900

    9249.11

    -0.85%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    -9.7900

    4247.94

    -0.23%

Gestion du Covid-19: non-lieu pour trois ex-membres du gouvernement, dont Edouard Philippe
Gestion du Covid-19: non-lieu pour trois ex-membres du gouvernement, dont Edouard Philippe / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Gestion du Covid-19: non-lieu pour trois ex-membres du gouvernement, dont Edouard Philippe

Cinq ans après le début des investigations menées à la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion du Covid-19, trois ex-membres du gouvernement, dont Edouard Philippe, ont bénéficié lundi après-midi d'un non-lieu.

Taille du texte:

"La commission d'instruction de la CJR a rendu une décision de non-lieu", a annoncé Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, dans un bref communiqué, sans détailler les motivations des magistrats.

Cette décision n'est pas une surprise.

Le non-lieu requis en mai par le ministère public en faveur de l'ancien Premier ministre (mai 2017-juillet 2020), de l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn (mai 2017–février 2020) et de son successeur Olivier Véran (février 2020-mai 2022) éloignait la perspective d'un procès, même s'il revenait à la commission d'instruction de la CJR de trancher.

"C'était attendu", a simplement réagi Mme Buzyn, sollicitée par l'AFP.

M. Véran a évoqué de son côté dans un communiqué "un non-lieu sans joie ni soulagement", disant qu'il "n'effacera ni les menaces de mort, ni les insultes", et adressant ses pensées aux victimes, à leurs familles et aux soignants.

M. Philippe n'a pas encore réagi, ni son avocat.

La CJR est la seule juridiction habilitée à poursuivre et juger les membres du gouvernement - Premiers ministres, ministres et secrétaires d'Etat - pour les crimes et délits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

L'information judiciaire avait été ouverte en juillet 2020 pour mise en danger de la vie d'autrui et abstention volontaire de combattre un sinistre, à la suite d'une série de plaintes (médecins, patients, syndicats...) dénonçant une mauvaise anticipation du gouvernement ou des mesures tardives.

Selon Santé publique France, 168.000 personnes sont décédées du Covid-19 entre 2020 et septembre 2023, date à laquelle l'Organisation mondiale de la santé a mis fin à l'urgence sanitaire mondiale.

Les trois politiques n'étaient pas mis en examen, mais placés sous le statut, plus favorable, de témoin assisté. La Cour de Cassation avait annulé en janvier 2023 la mise en examen en septembre 2021 de Mme Buzyn, pour mise en danger de la vie d'autrui.

- "Nombreuses initiatives" -

Rémy Heitz, qui exerce les fonctions de ministère public à la CJR, avait expliqué en mai que les investigations qui ont porté sur le premier semestre 2020 avaient établi que "de nombreuses initiatives (avaient) été prises par le gouvernement pour combattre la pandémie de Covid-19, faisant obstacle à ce que l'infraction d'abstention volontaire de combattre un sinistre soit constituée à l'encontre" de MM. Philippe et Véran.

Concernant Mme Buzyn, le parquet général avait relevé qu'elle avait quitté ses fonctions le 16 février 2020, soit avant le premier décès d'un malade contaminé, neuf jours plus tard.

D'après ces réquisitions dont l'AFP a eu connaissance, si les mesures prises "n'ont pas été suffisantes pour éviter des drames qui ont endeuillé de nombreuses familles", le code pénal "ne vise pas à réprimer une politique publique qui n'aurait pas atteint entièrement son objectif", "mais des individus qui volontairement ont refusé de prendre toute mesure de nature à combattre un sinistre".

"Tel n'est pas le cas de M. Philippe et de M. Véran, qui, chacun a leur niveau ont combattu l'épidémie dès son émergence en France".

- "Excessive centralisation" -

"Il n'appartient pas au juge pénal de porter un jugement sur la pertinence" des choix faits, issus parfois d'"arbitrages entre des objectifs d'intérêt général opposés" et dans un contexte "de connaissances scientifiques en constante évolution", avait estimé le parquet général.

Si les masques ont en particulier manqué aux soignants du milieu libéral en mars 2020, cela résultait d'un "choix" gouvernemental de "prioriser les services hospitaliers" et non d'une "abstention d'agir".

Le confinement, jugé trop tardif par des plaignants, est aussi un "choix politique" pour "arbitrer entre différents objectifs": "la santé publique, la liberté d'aller et venir, de travailler"...

Cette analyse semble diverger avec le travail réalisé par les magistrats de la commission d'instruction qui, même s'ils ont décidé d'un non-lieu, ont souligné "l'excessive centralisation", "la trop grande complexité des dispositifs administratifs" ou encore "le dimensionnement insuffisant de Santé publique France", avait relevé le parquet général en mai.

Ce dossier nourrira l'information judiciaire ouverte contre X, au Pôle santé publique du tribunal de Paris, pour mise en danger de la vie d'autrui, homicides et blessures involontaires.

R.Krejci--TPP