The Prague Post - Le suicide assisté au cœur du procès à Paris de militants de l'aide à mourir

EUR -
AED 4.278281
AFN 76.877569
ALL 96.237856
AMD 444.25149
ANG 2.085502
AOA 1068.142571
ARS 1704.754615
AUD 1.74062
AWG 2.098137
AZN 1.984139
BAM 1.951658
BBD 2.347018
BDT 142.395927
BGN 1.941404
BHD 0.439112
BIF 3450.204645
BMD 1.164823
BND 1.49633
BOB 8.080848
BRL 6.273618
BSD 1.165327
BTN 104.709751
BWP 15.604878
BYN 3.439799
BYR 22830.523645
BZD 2.343636
CAD 1.615947
CDF 2615.026837
CHF 0.931375
CLF 0.026609
CLP 1043.890816
CNY 8.150555
CNH 8.133619
COP 4321.701644
CRC 579.272965
CUC 1.164823
CUP 30.8678
CVE 110.163145
CZK 24.289582
DJF 207.012229
DKK 7.471976
DOP 73.845607
DZD 151.500778
EGP 55.081179
ERN 17.47234
ETB 180.984362
FJD 2.646186
FKP 0.864688
GBP 0.86735
GEL 3.127556
GGP 0.864688
GHS 12.481066
GIP 0.864688
GMD 85.619192
GNF 10181.714552
GTQ 8.932042
GYD 243.792544
HKD 9.076537
HNL 30.786499
HRK 7.535117
HTG 152.60609
HUF 385.474171
IDR 19586.550848
ILS 3.691469
IMP 0.864688
INR 104.736888
IQD 1525.917652
IRR 49068.153681
ISK 147.198497
JEP 0.864688
JMD 184.47844
JOD 0.82587
JPY 182.681521
KES 150.261834
KGS 101.856172
KHR 4687.761705
KMF 492.130864
KPW 1048.337839
KRW 1691.712695
KWD 0.358008
KYD 0.971139
KZT 593.949328
LAK 25160.168866
LBP 104309.866877
LKR 360.065751
LRD 209.056109
LSL 19.173457
LTL 3.439418
LVL 0.704589
LYD 6.307506
MAD 10.733258
MDL 19.460694
MGA 5352.360108
MKD 61.542723
MMK 2446.011017
MNT 4146.62655
MOP 9.353447
MRU 46.266669
MUR 54.175176
MVR 17.996677
MWK 2022.132211
MXN 20.953831
MYR 4.732097
MZN 74.429014
NAD 19.173352
NGN 1659.37145
NIO 42.848004
NOK 11.760422
NPR 167.53612
NZD 2.026634
OMR 0.447861
PAB 1.165327
PEN 3.917877
PGK 4.971754
PHP 68.87422
PKR 326.237681
PLN 4.213199
PYG 7868.198231
QAR 4.24141
RON 5.086899
RSD 117.296473
RUB 93.767485
RWF 1694.816934
SAR 4.368191
SBD 9.466381
SCR 16.603688
SDG 700.643792
SEK 10.750824
SGD 1.497427
SHP 0.873919
SLE 28.069964
SLL 24425.752512
SOS 665.702572
SRD 44.60164
STD 24109.476776
STN 24.868963
SVC 10.196271
SYP 12882.443171
SZL 19.173049
THB 36.679681
TJS 10.83141
TMT 4.088527
TND 3.368083
TOP 2.804614
TRY 50.134781
TTD 7.91224
TWD 36.742927
TZS 2909.159505
UAH 50.204839
UGX 4191.104277
USD 1.164823
UYU 45.383672
UZS 13989.519512
VES 362.890643
VND 30599.89062
VUV 140.404841
WST 3.231099
XAF 654.570468
XAG 0.01538
XAU 0.000261
XCD 3.147991
XCG 2.100142
XDR 0.813943
XOF 652.887816
XPF 119.331742
YER 277.751907
ZAR 19.257005
ZMK 10484.824357
ZMW 23.101966
ZWL 375.072413
  • AEX

    -14.1000

    965.03

    -1.44%

  • BEL20

    7.8300

    5228.77

    +0.15%

  • PX1

    9.8800

    8243.47

    +0.12%

  • ISEQ

    73.9400

    13046.32

    +0.57%

  • OSEBX

    2.5200

    1683.91

    +0.15%

  • PSI20

    7.6300

    8486.79

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -87.1900

    4006.05

    -2.13%

  • N150

    -15.1800

    3876.34

    -0.39%

Le suicide assisté au cœur du procès à Paris de militants de l'aide à mourir
Le suicide assisté au cœur du procès à Paris de militants de l'aide à mourir / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Le suicide assisté au cœur du procès à Paris de militants de l'aide à mourir

Le procès de douze militants du suicide assisté, jugés pour pour avoir aidé des personnes à se procurer des barbituriques dans le but de mettre fin à leurs jours, s'est ouvert lundi devant le tribunal de Paris.

Taille du texte:

Âgés de 74 à 89 ans, ces adhérents de la discrète association Ultime Liberté sont poursuivis pour avoir, entre août 2018 et novembre 2020, aidé des dizaines de personnes à acheter sur internet du pentobarbital, un barbiturique entraînant une mort rapide et sans douleur.

Devant une salle comble de personnes âgées venues en soutien, l'audience s'est ouverte en début d'après-midi par l'appel des prévenus, dont plusieurs se sont avancés à la barre d'un pas frêle, la silhouette voûtée.

La première journée de ce procès, prévu pour durer jusqu'au 9 octobre, est consacrée à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). La défense soutient que les poursuites à l'encontre des prévenus vont à l'encontre de droits fondamentaux, comme le principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ou le droit à mourir dans la dignité.

En amont de l'audience, quelque 70 membres de l'association ont manifesté devant le tribunal judiciaire de Paris, chasubles jaunes et pancartes réclamant de "maîtriser sa vie jusqu'à la fin", a constaté un journaliste de l'AFP. Dans un coin, une chorale militante improvisée a chanté "Mourir sur scène" de Dalida.

"On est assez satisfaits qu'il y ait un procès pour pouvoir montrer (le sujet) à l'opinion publique, et peut-être aussi que l'opinion publique se manifeste en faveur d'un changement de la loi", a déclaré à l'AFP Monique Denis, 69 ans, épouse d'un des prévenus membre de l'antenne de l'association à Nancy.

Franck, 61 ans, a rejoint l'association il y a quelques mois seulement. Un membre de sa famille y a fait appel pour mettre fin à ses jours.

"Je viens pour voir si je peux aider d'une manière ou d'une autre, pour que le jour où j'aurai 80 ans et que je serai malade je ne sois pas obligé de le faire derrière des portes fermées", explique cet adhérent qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

- Signalement des États-Unis -

Cette affaire singulière débute à l'été 2019 avec un signalement des autorités américaines sur une filière mexicaine de vente de barbituriques. Glissé sous forme liquide dans des flacons marrons au capuchon bleu, le pentobarbital était expédié à travers le monde avec l'anodine étiquette "Natural Cosmetics".

Suite à une vague de perquisitions en France en octobre 2019, l'information judiciaire met alors au jour une face semi-clandestine de l'association Ultime Liberté, dont certains adhérents "accompagnent" des personnes souhaitant mourir.

Illégalement, les militants les renseignent sur la manière de se procurer du pentobarbital sur internet via une messagerie cryptée, voire les assistent dans le processus. Un degré d'engagement que chaque "accompagnant" choisit librement, mais qui fait débat dans les rangs même de l'association.

Très clivant, le combat d'Ultime Liberté va au-delà de la revendication des associations pro-euthanasie traditionnelles d'un "droit à l'aide à mourir" pour les patients en fin de vie et en grande souffrance, un brûlant sujet de bioéthique qui a fait l'objet d'une nouvelle proposition de loi votée en première lecture à l'Assemblée nationale en mai.

Se concevant comme la continuation des mouvements militants des années 1960-70 (contraception, IVG) sur la liberté de disposer de son corps, Ultime Liberté pousse cette logique à son paroxysme et revendique le droit à un suicide "serein", que l'on soit ou non malade, dans la mesure où la personne qui fait ce choix est en pleine possession de ses moyens et que sa décision est réfléchie.

"Le suicide est dépénalisé depuis la Révolution, mais il y a de nombreuses lois qui empêchent la liberté du suicide, le suicide non violent", a estimé auprès de l'AFP Claude Hury, présidente d'Ultime Liberté et prévenue centrale du procès.

R.Krejci--TPP