The Prague Post - Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées

EUR -
AED 4.263198
AFN 72.531026
ALL 96.220173
AMD 437.931835
ANG 2.077639
AOA 1064.304837
ARS 1621.87816
AUD 1.660175
AWG 2.09176
AZN 1.97743
BAM 1.959131
BBD 2.338175
BDT 142.452185
BGN 1.983889
BHD 0.438152
BIF 3444.1939
BMD 1.160638
BND 1.485438
BOB 8.039703
BRL 6.045376
BSD 1.160874
BTN 108.778748
BWP 15.907524
BYN 3.436873
BYR 22748.508994
BZD 2.33487
CAD 1.597445
CDF 2643.344558
CHF 0.914821
CLF 0.026959
CLP 1064.490476
CNY 7.999925
CNH 8.001114
COP 4301.603774
CRC 540.924292
CUC 1.160638
CUP 30.756913
CVE 110.695862
CZK 24.438224
DJF 206.268765
DKK 7.471377
DOP 69.638142
DZD 153.666139
EGP 61.019159
ERN 17.409573
ETB 182.811513
FJD 2.60012
FKP 0.867055
GBP 0.865661
GEL 3.139475
GGP 0.867055
GHS 12.691561
GIP 0.867055
GMD 85.30905
GNF 10187.49885
GTQ 8.890114
GYD 242.969355
HKD 9.083213
HNL 30.780612
HRK 7.535791
HTG 152.220103
HUF 389.860117
IDR 19601.496509
ILS 3.627401
IMP 0.867055
INR 109.162492
IQD 1520.43606
IRR 1523946.990904
ISK 143.814898
JEP 0.867055
JMD 183.201463
JOD 0.82291
JPY 184.1979
KES 150.543065
KGS 101.496074
KHR 4654.15975
KMF 494.43162
KPW 1044.540905
KRW 1737.197102
KWD 0.355713
KYD 0.967474
KZT 560.432798
LAK 25040.769554
LBP 103935.151939
LKR 364.913538
LRD 213.15154
LSL 19.788966
LTL 3.427062
LVL 0.702059
LYD 7.393614
MAD 10.824155
MDL 20.305133
MGA 4828.255206
MKD 61.635702
MMK 2436.909591
MNT 4142.284564
MOP 9.35605
MRU 46.576094
MUR 55.565565
MVR 17.943686
MWK 2014.867976
MXN 20.597672
MYR 4.592067
MZN 74.175924
NAD 19.789291
NGN 1601.355551
NIO 42.618386
NOK 11.252794
NPR 174.041891
NZD 1.988602
OMR 0.446203
PAB 1.160874
PEN 4.014066
PGK 5.004094
PHP 69.556886
PKR 323.905149
PLN 4.271073
PYG 7574.878135
QAR 4.229948
RON 5.095548
RSD 117.432248
RUB 93.426389
RWF 1693.371154
SAR 4.356191
SBD 9.333823
SCR 17.283346
SDG 697.543496
SEK 10.799393
SGD 1.483299
SHP 0.870779
SLE 28.554127
SLL 24338.015592
SOS 663.300571
SRD 43.338063
STD 24022.86771
STN 25.040769
SVC 10.15827
SYP 128.804781
SZL 19.789055
THB 37.778769
TJS 11.139326
TMT 4.07384
TND 3.368215
TOP 2.794538
TRY 51.471058
TTD 7.887478
TWD 37.042347
TZS 2982.840655
UAH 50.985601
UGX 4347.391048
USD 1.160638
UYU 47.310433
UZS 14165.58915
VES 532.591528
VND 30590.941406
VUV 138.647784
WST 3.190449
XAF 657.076934
XAG 0.01627
XAU 0.000259
XCD 3.136683
XCG 2.092275
XDR 0.817274
XOF 655.181999
XPF 119.331742
YER 276.967542
ZAR 19.687882
ZMK 10447.137932
ZMW 21.970352
ZWL 373.725031
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées
Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées

La vigie des prisons et hôpitaux psychiatriques a dénoncé mardi "de graves atteintes aux droits" des patients du pôle psychiatrie de l'hôpital de Melun (Seine-et-Marne), où un nombre anormal de décès s'est produit et des mineurs sont encore mélangés aux majeurs.

Taille du texte:

"Le secteur psychiatrique manque cruellement de psychiatres et de soignants" en France mais la situation du pôle de l'hôpital de Melun est "particulièrement grave", a dénoncé la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, interrogée sur franceinfo.

Dans un rapport paru mardi au Journal officiel, l'autorité administrative qu'elle représente (le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, CGLPL) relève en particulier que, dans ce pôle de 88 lits, "le nombre de décès de patients" est "anormalement élevé": sept entre le 1er janvier 2024 et le 1er août 2025, dont cinq étaient hospitalisés sans consentement.

Aucun de ces décès n'est un suicide, précise-t-il.

Le Groupe hospitalier Sud Ile-de-France a répondu mardi en mettant en avant, dans un communiqué, "les nombreux progrès" réalisés depuis une première visite par le CGLPL en mai 2022.

Mais, à la radio, Dominique Simonnot a ensuite renchéri: "On n'a pas vu l'ombre d'un début de progrès, à part venant de l'équipe soignante qui a fait des efforts sur certains plans, mais pas sur les principaux". "Si l'Agence régionale de santé (ARS), les autorités de santé, la ministre de la Santé n'agissent pas, les patients auraient tout intérêt à saisir la justice", a-t-elle même recommandé.

Le rapport pointe un suivi insuffisant des patients pour toutes les affections non psychiatriques dont ils pourraient souffrir.

L'autorité indépendante estime par ailleurs que "l'établissement dispose d'un nombre de chambres d'isolement excessif et en fait un usage abusif".

L'hôpital assure cependant avoir réagi pour "limiter le recours aux mesures d'isolement et de contention, qui sont en diminution". Il fait notamment valoir qu'une consultation médicale a été "systématisée à l'entrée en isolement".

- Un centre pour mineurs réclamé -

Une situation y est par ailleurs dénoncée depuis des années: des patients mineurs sont "hospitalisés à temps complet dans des unités pour adultes du pôle psychiatrie", contrairement à la réglementation, déplore le CGLPL.

"Des mineurs hospitalisés en soins libres sont soumis à des mesures d'isolement et de contention, en application de décisions illégales", fustige aussi son rapport.

L'hôpital affirme, lui, que "les mineurs ne sont plus placés en chambre d'isolement" mais "désormais accueillis exclusivement en chambre hôtelière". Il relève par ailleurs qu'"un protocole d'admission des adolescents a été finalisé en 2026".

Semblant se tourner vers le gouvernement, l'établissement rappelle surtout que la Seine-et-Marne, plus vaste département d'Ile-de-France, souffre du "faible nombre de pédopsychiatres" et de "l'absence d'unités d'hospitalisation adaptées pour les enfants et adolescents, notamment ceux présentant des idées suicidaires".

Pour des représentants du personnel joints sur place par l'AFP, "il est essentiel de ne pas faire peser la responsabilité de cette situation uniquement sur les médecins et soignants, épuisés et confrontés à une pénurie chronique de personnel": "Eux-mêmes n'en peuvent plus", plaide la déléguée de Sud Santé Valérie Christian.

Il y a trois ans, en janvier 2023, ils manifestaient déjà, en lançant un "Faut-il un mort pour éveiller les consciences?". Le directeur de l'hôpital de l'époque avait alors lui-même déploré le manque de structure dédiée pour la prise en charge des mineurs.

"Ils ont mis en place un +appel malade+ portatif (bip d'urgence, NDLR) pour chaque mineur", relève le représentant du personnel Stéphane Saillet (Sud), "mais il faut à présent une enveloppe budgétaire dédiée à la création d'un centre spécialisé pour mineurs".

S'agissant du nombre anormal de morts constaté, M. Saillet assure que "les médecins évitent désormais d'atteindre la dose maximum de médicaments, de peur de causer la mort". "Ce qui fait, avance ce syndicaliste, que derrière on a des patients qui +pètent plus vite les plombs+ et du coup, on en vient à des problématiques d'agression sur le personnel".

Le ministère de la Santé a désormais quatre semaines pour faire ses observations sur le rapport.

D.Kovar--TPP