The Prague Post - Déplacés en RDC: "Si Ebola arrive, nous serons exterminés"

EUR -
AED 4.202414
AFN 73.234648
ALL 93.94534
AMD 420.679135
ANG 2.048746
AOA 1049.891271
ARS 1708.316969
AUD 1.651217
AWG 2.062589
AZN 1.948912
BAM 1.955703
BBD 2.305386
BDT 141.133
BGN 1.934863
BHD 0.431579
BIF 3404.631133
BMD 1.144293
BND 1.477127
BOB 7.926607
BRL 5.915774
BSD 1.144643
BTN 109.047591
BWP 15.438234
BYN 3.321035
BYR 22428.147579
BZD 2.302086
CAD 1.624839
CDF 2570.082927
CHF 0.916597
CLF 0.026912
CLP 1059.177465
CNY 7.768723
CNH 7.764608
COP 3849.009092
CRC 521.474135
CUC 1.144293
CUP 30.323771
CVE 110.259531
CZK 24.195741
DJF 203.82989
DKK 7.478638
DOP 67.806637
DZD 152.604431
EGP 56.395203
ERN 17.164399
ETB 183.546696
FJD 2.586617
FKP 0.856955
GBP 0.854556
GEL 3.015225
GGP 0.856955
GHS 13.003355
GIP 0.856955
GMD 82.962963
GNF 10038.502097
GTQ 8.735567
GYD 239.428125
HKD 8.97658
HNL 30.63648
HRK 7.538035
HTG 149.712574
HUF 353.483867
IDR 20590.870346
ILS 3.431335
IMP 0.856955
INR 108.954451
IQD 1499.425629
IRR 1574490.289046
ISK 144.089783
JEP 0.856955
JMD 181.201013
JOD 0.81129
JPY 184.648901
KES 148.002659
KGS 100.065813
KHR 4583.772648
KMF 493.190359
KPW 1029.86432
KRW 1749.366875
KWD 0.355063
KYD 0.953953
KZT 541.303152
LAK 25845.718069
LBP 102500.516042
LKR 383.390984
LRD 207.749696
LSL 18.566079
LTL 3.3788
LVL 0.692172
LYD 7.336636
MAD 10.704169
MDL 20.134001
MGA 4852.759306
MKD 61.631943
MMK 2402.882317
MNT 4099.027451
MOP 9.246541
MRU 45.681734
MUR 53.838679
MVR 17.690605
MWK 1984.90155
MXN 19.989772
MYR 4.658456
MZN 73.131954
NAD 18.566079
NGN 1567.773639
NIO 42.117911
NOK 11.260973
NPR 174.476346
NZD 2.003841
OMR 0.441358
PAB 1.144643
PEN 3.894907
PGK 5.028751
PHP 70.375146
PKR 318.232516
PLN 4.293445
PYG 6959.654806
QAR 4.184292
RON 5.227137
RSD 117.371178
RUB 88.095631
RWF 1675.716886
SAR 4.297707
SBD 9.221334
SCR 15.409236
SDG 687.148732
SEK 11.051652
SGD 1.477743
SHP 0.85433
SLE 27.863888
SLL 23995.261369
SOS 654.167554
SRD 42.986493
STD 23684.559828
STN 24.498785
SVC 10.015503
SYP 126.481133
SZL 18.563079
THB 38.133591
TJS 10.610574
TMT 4.016469
TND 3.378232
TOP 2.755184
TRY 53.515737
TTD 7.757615
TWD 36.546404
TZS 3005.850912
UAH 50.978472
UGX 4177.792784
USD 1.144293
UYU 46.037717
UZS 13712.319878
VES 731.092695
VND 30090.335139
VUV 136.092615
WST 3.173331
XAF 655.924467
XAG 0.018332
XAU 0.000274
XCD 3.092509
XCG 2.062898
XDR 0.81576
XOF 655.924467
XPF 119.331742
YER 271.255012
ZAR 18.573595
ZMK 10300.011738
ZMW 21.031957
ZWL 368.461958
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Déplacés en RDC: "Si Ebola arrive, nous serons exterminés"
Déplacés en RDC: "Si Ebola arrive, nous serons exterminés" / Photo: Glody MURHABAZI - AFP

Déplacés en RDC: "Si Ebola arrive, nous serons exterminés"

"Si Ebola arrive ici, nous serons exterminés": dans l'est de la RDC, en proie à une 17e épidémie de maladie Ebola, des millions de déplacés ayant fui les conflits s'entassent dans des camps de fortune, où l'inquiétude d'une contamination massive monte.

Taille du texte:

En République démocratique du Congo (RDC), pays parmi les plus pauvres au monde et déchiré par les violences de groupes armés, le virus se propage rapidement depuis la déclaration de l'épidémie le 15 mai: plus de 1.000 cas suspects dont 246 décès ont été enregistrés par les autorités sanitaires.

Près d'un million de déplacés vivent en Ituri (nord-est), foyer de l'épidémie et région parmi les plus troublées du pays.

"Si Ebola arrive, on sera exterminés car on est entassés", s'alarme Dorcas Mapenzi, déplacée interrogée par l'AFP à Kigonze, un camp de bâches et de tentes situé en périphérie de Bunia, capitale de l'Ituri.

L'est de la RDC "est désormais confronté à un choc catastrophique entre maladie et conflit", l'épidémie "prenant de vitesse la riposte" sanitaire dans l'Ituri, a alerté mercredi le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, attendu à Bunia vendredi.

- Promiscuité -

Plus de 25.000 déplacés occupent le site de Kigonze, construit en 2018. Pour l'heure, aucun cas d'Ebola n'y a été recensé. Mais les conditions de vie dans le camp font craindre le pire.

"J'ai déjà entendu parler d'Ebola et c'est une maladie qui me fait très peur", s'alarme Dorcas Mapenzi, en faisant sa lessive dans une bassine à même le sol.

"Nous, les déplacés ici, on n'a pas d'hygiène, nos enfants jouent à côté des toilettes sales et font même leurs besoins par terre au milieu des bâches qui nous servent de maison", raconte la jeune femme.

Déborah Nzale, veuve et mère de famille, vit avec neuf personnes dans un petit abri en bâche d'à peine trois mètres carrés.

"Avec ces conditions, comment allons-nous nous protéger contre cette maladie, alors qu'on nous parle de la distanciation pour lutter contre Ebola?" demande-t-elle.

Il n'existe ni traitement spécifique ni vaccin contre le virus Bundibugyo, à l'origine de la flambée épidémique actuelle.

Les mesures pour tenter d'endiguer la propagation du virus reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas.

"On dort les uns sur les autres et avec les transpirations du corps", et "si une seule personne est contaminée ici dans ce camp, tout le monde va mourir", estime Déborah Nzale.

- "Ebola tue réellement" -

Les déplacés de Kigonze n'ont reçu aucun matériel de protection à ce stade. Une simple affiche posée à l'entrée prévient les occupants: "Ebola tue réellement".

"Des sensibilisateurs passent ici avec des messages mais étonnamment, nous n'avons pas les kits nécessaires pour nous protéger", tempête Budjo Amos.

"Je n'ai même pas de savon pour me laver les mains", ajoute ce déplacé qui a fui les violences communautaires dans la province.

Pour lui, "le plus urgent c'est de nous donner de l'eau propre".

A Kigonze, il n'existe qu'un seul forage devant lequel s'entassent des bidons vides. L'eau n'y coule que pendant quelques heures par jour, le matin et le soir.

"Il faut une urgente intervention de l'État", plaide Budjo Amos.

L'Ituri compte près de 61 sites de déplacés hébergeant plus de 970.000 personnes, selon le gouverneur militaire de la province, le lieutenant général Johnny Luboya Nkashama.

"Il faut le déploiement, le plus rapidement possible, du matériel ainsi que du personnel soignant qualifié et spécialisé", a-t-il souligné jeudi auprès de l'AFP, "pour épargner cette province d'une catastrophe".

Jeudi matin, le ministre de la Santé a atterri à l'aéroport de Bunia, fermé depuis samedi sauf dérogation pour les vols humanitaires.

Les déplacements sont "un facteur de risque important dont nous tenons compte dans toute notre stratégie", a expliqué Samuel Roger Kamba.

Les autorités congolaises sont critiquées pour leur réaction tardive pour tenter d'endiguer l'épidémie, déclarée plusieurs semaines après l'apparition des premiers cas.

Nombre d'hôpitaux de la région sont encore dépourvus de matériel essentiel, notamment des tentes d'isolement des malades.

A.Slezak--TPP