The Prague Post - Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

EUR -
AED 4.239245
AFN 72.116169
ALL 95.251878
AMD 425.017039
ANG 2.066765
AOA 1059.667159
ARS 1668.600407
AUD 1.635038
AWG 2.080664
AZN 1.96334
BAM 1.957285
BBD 2.322913
BDT 141.5656
BGN 1.927624
BHD 0.434924
BIF 3440.351406
BMD 1.154321
BND 1.486328
BOB 7.99807
BRL 5.992056
BSD 1.15325
BTN 110.323295
BWP 15.652812
BYN 3.235956
BYR 22624.692746
BZD 2.31951
CAD 1.609013
CDF 2654.938292
CHF 0.919787
CLF 0.026927
CLP 1059.955215
CNY 7.809732
CNH 7.830089
COP 4160.450132
CRC 532.192375
CUC 1.154321
CUP 30.589508
CVE 110.348748
CZK 24.208187
DJF 205.374977
DKK 7.473877
DOP 67.180695
DZD 154.309362
EGP 60.082183
ERN 17.314816
ETB 185.940217
FJD 2.557285
FKP 0.864902
GBP 0.8648
GEL 3.070308
GGP 0.864902
GHS 13.626342
GIP 0.864902
GMD 84.265618
GNF 10109.453504
GTQ 8.792521
GYD 241.292081
HKD 9.045843
HNL 30.839871
HRK 7.536793
HTG 150.791829
HUF 355.834493
IDR 20982.959621
ILS 3.381041
IMP 0.864902
INR 110.270502
IQD 1510.820443
IRR 1587335.745617
ISK 143.401352
JEP 0.864902
JMD 182.068179
JOD 0.818416
JPY 184.79014
KES 149.427361
KGS 100.945026
KHR 4630.494202
KMF 494.049139
KPW 1038.721863
KRW 1764.240959
KWD 0.357089
KYD 0.961125
KZT 561.686554
LAK 25357.805656
LBP 103280.283365
LKR 388.808345
LRD 210.477004
LSL 19.055932
LTL 3.40841
LVL 0.698238
LYD 7.333566
MAD 10.665294
MDL 20.091161
MGA 4853.578449
MKD 61.645858
MMK 2423.265687
MNT 4131.070709
MOP 9.308744
MRU 46.085978
MUR 55.288441
MVR 17.834596
MWK 1999.909145
MXN 20.117486
MYR 4.701781
MZN 73.772266
NAD 19.055932
NGN 1571.5039
NIO 42.441475
NOK 10.914146
NPR 176.519203
NZD 1.982939
OMR 0.443844
PAB 1.153355
PEN 4.003469
PGK 5.126891
PHP 71.019025
PKR 320.997827
PLN 4.2404
PYG 7097.386479
QAR 4.2163
RON 5.242577
RSD 117.370108
RUB 84.207348
RWF 1693.678061
SAR 4.333089
SBD 9.290649
SCR 15.458572
SDG 693.1573
SEK 10.869439
SGD 1.486575
SHP 0.861817
SLE 28.399787
SLL 24205.537866
SOS 659.097359
SRD 43.069446
STD 23892.115346
STN 24.518077
SVC 10.09144
SYP 127.589528
SZL 19.041121
THB 37.869237
TJS 10.789342
TMT 4.040124
TND 3.392475
TOP 2.779328
TRY 53.216398
TTD 7.811759
TWD 36.390893
TZS 3030.090497
UAH 51.483773
UGX 4348.281242
USD 1.154321
UYU 46.455458
UZS 13816.186406
VES 649.403811
VND 30410.588286
VUV 136.532616
WST 3.14785
XAF 656.452363
XAG 0.016885
XAU 0.000267
XCD 3.11961
XCG 2.078532
XDR 0.817728
XOF 656.466592
XPF 119.331742
YER 275.449816
ZAR 19.037638
ZMK 10390.275805
ZMW 20.269383
ZWL 371.69091
  • AEX

    3.8500

    1044.99

    +0.37%

  • BEL20

    -30.1300

    5549.23

    -0.54%

  • PX1

    -18.9000

    8199.29

    -0.23%

  • ISEQ

    -111.4600

    13001.25

    -0.85%

  • OSEBX

    -10.8200

    1993.13

    -0.54%

  • PSI20

    -0.8900

    8931.03

    -0.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.3600

    4234.13

    -0.15%

  • N150

    -21.4700

    4188.27

    -0.51%

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Jean Castex affronte mercredi son premier bras de fer social à la SNCF

Un TGV sur trois restera à quai mercredi, et un train Intercité sur deux, avec un trafic régional "fortement perturbé": les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures mercredi, pour réclamer un moratoire sur l'arrivée de la concurrence, première épreuve sociale de l'ère Castex.

Taille du texte:

Pour ce coup de semonce, les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs, week-end ou baccalauréat et attendent une mobilisation "importante".

Lundi soir, SNCF Voyageurs a donné un aperçu de la mobilisation, en anticipant l'annulation d'un TGV sur 3, d'un Intercité sur deux mercredi et un "trafic régional fortement perturbé" en particulier en Ile-de-France "sur la plupart des lignes".

Le groupe ferroviaire prévoit de "mobiliser toutes ses ressources" en recourant notamment à des encadrants pour remplacer du personnel gréviste, comme le lui permet la loi.

"Notre but n'est pas d'anéantir la grève mais d'assurer le meilleur service pour nos clients", assure la direction de la SNCF, tout en admettant qu'elle n'a "pas les moyens de combler de façon exhaustive" l'ensemble du personnel qui prévoit d'être en grève ce jour-là.

Les syndicats s'opposent surtout à la mise en oeuvre de la concurrence sur les rails français par le précédesseur de Jean Castex à la tête de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Cela "dysfonctionne" dénoncent la CGT Cheminots, l'Unsa Ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots.

Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices "d'urgences sanitaires et sociales" chez les cheminots, les syndicats demandent une augmentation générale des salaires.

Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation observée depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.

"D'abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits", a souligné lundi Thierry Nier, secrétaire-général de la CGT Cheminot, premier syndicat du groupe, lors d'une conférence de presse commune avec les trois autres organisations.

"Des négociations peuvent s'ouvrir dès aujourd'hui, la balle est dans le camp de la direction", a-t-il ajouté.

Avant son arrivée à la tête de la SNCF en novembre 2025, l'ex-Premier ministre Jean Castex avait assuré devant le Parlement qu'il serait le président d'un groupe unifié. "Nous lui disons +chiche+", ajoute M. Nier, en demandant que l'Etat "reprenne son rôle de stratège" face au risque d'émiettement de l'entreprise.

- "Balkanisation" -

Evoquant "un point de bascule" dans les pratiques sociales de la SNCF, les syndicats soulignent que le début 2026 a été marqué par treize suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots.

"On constate un mal-être en ce qui concerne le sens du travail, un malaise global, notamment dans l'encadrement: les réorganisations broient certains de nos collègues", estime Fabrice Charrière, de l'Unsa Ferroviaire.

Dans le viseur des syndicats, la myriade de sociétés filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d'offres des régions qui veulent augmenter le nombre de trains pour une meilleure desserte, tout en abaissant leurs coûts.

Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, mais ce système favorise une remise en cause des temps de travail au niveau local, selon les syndicats.

"Si on veut un système ferroviaire efficace, et plus de trains, il faut un système intégré et pas une balkanisation du système", a tonné Julien Troccaz, secrétaire fédéral Sud-Rail.

Citant un récent rapport du Sénat, Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots, estime que la concurrence telle qu'elle est mise en oeuvre "coûte très cher à la collectivité", et n'est pas une vraie concurrence puisque la SNCF se retrouve la plupart du temps opposée à une autre société publique, RATP DEV, dans les appels d'offres lancés par les régions.

"Ce système ne permet pas de faire des économies, n'est pas à destination des usagers, son objectif est uniquement de filialiser la SNCF en réduisant les droits des salariés", ajoute-t-il.

La direction reconnaît que l'entreprise est en pleine transformation mais réfute ces arguments en faisant valoir qu'elle mène un "dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois". Elle ajoute n'avoir "jamais signé autant d'accords avec les syndicats", douze au cours des trois dernières années.

Le dernier en date, le 5 mai, signé par trois syndicats, porte sur la mise en place d'instances de dialogue social de proximité.

La SNCF assure aussi prendre "très au sérieux les sujets de santé mentale", comptabiliser 1.500 embauches de plus que de départs chaque année depuis 2022 et être "très attentive" au pouvoir d'achat de ses salariés. Et renvoie à une table ronde de suivi déjà prévue le 23 juin.

W.Urban--TPP