The Prague Post - La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU

EUR -
AED 4.250976
AFN 73.516596
ALL 95.02053
AMD 425.09822
ANG 2.072484
AOA 1062.598761
ARS 1658.175728
AUD 1.64396
AWG 2.083527
AZN 1.964472
BAM 1.956712
BBD 2.323583
BDT 141.90617
BGN 1.932957
BHD 0.435399
BIF 3438.803488
BMD 1.157515
BND 1.486512
BOB 7.971717
BRL 5.902972
BSD 1.153638
BTN 110.417441
BWP 15.657436
BYN 3.184171
BYR 22687.288912
BZD 2.320272
CAD 1.618773
CDF 2654.181159
CHF 0.921151
CLF 0.026663
CLP 1049.379422
CNY 7.84361
CNH 7.826032
COP 4054.091202
CRC 526.652399
CUC 1.157515
CUP 30.674141
CVE 110.31644
CZK 24.178573
DJF 205.435793
DKK 7.474282
DOP 67.602106
DZD 154.281985
EGP 60.164952
ERN 17.362721
ETB 184.449531
FJD 2.565518
FKP 0.868019
GBP 0.863101
GEL 3.067391
GGP 0.868019
GHS 12.862998
GIP 0.868019
GMD 83.927041
GNF 10105.712217
GTQ 8.794101
GYD 241.292513
HKD 9.069817
HNL 30.940276
HRK 7.532881
HTG 150.792267
HUF 352.858528
IDR 20617.652556
ILS 3.381043
IMP 0.868019
INR 109.953772
IQD 1516.34431
IRR 1592740.283034
ISK 143.809743
JEP 0.868019
JMD 182.52511
JOD 0.820693
JPY 185.303003
KES 149.851327
KGS 101.22524
KHR 4646.186551
KMF 493.101411
KPW 1041.595715
KRW 1757.165167
KWD 0.356885
KYD 0.961448
KZT 563.442729
LAK 25396.732601
LBP 103311.226982
LKR 384.45927
LRD 209.967906
LSL 19.056404
LTL 3.41784
LVL 0.700169
LYD 7.369436
MAD 10.708458
MDL 20.085279
MGA 4868.507242
MKD 61.731382
MMK 2429.449528
MNT 4143.234593
MOP 9.312744
MRU 45.860952
MUR 54.692116
MVR 17.883483
MWK 2000.55877
MXN 19.920713
MYR 4.695458
MZN 73.976498
NAD 19.056486
NGN 1573.433014
NIO 42.388096
NOK 11.060574
NPR 176.667905
NZD 1.986214
OMR 0.445063
PAB 1.153638
PEN 3.936647
PGK 5.066153
PHP 70.107205
PKR 321.041773
PLN 4.247442
PYG 7087.304757
QAR 4.219717
RON 5.236245
RSD 117.343094
RUB 83.641275
RWF 1694.189988
SAR 4.345715
SBD 9.312996
SCR 16.282877
SDG 695.08632
SEK 10.927344
SGD 1.485821
SHP 0.864202
SLE 28.43962
SLL 24272.507785
SOS 661.520137
SRD 43.218705
STD 23958.218113
STN 24.511747
SVC 10.094707
SYP 127.942532
SZL 19.052048
THB 37.828783
TJS 10.758016
TMT 4.045514
TND 3.378211
TOP 2.787017
TRY 53.546513
TTD 7.839656
TWD 36.620878
TZS 3038.404452
UAH 51.842222
UGX 4349.027919
USD 1.157515
UYU 46.60173
UZS 13855.460697
VES 673.624778
VND 30452.476548
VUV 138.692206
WST 3.180851
XAF 656.26301
XAG 0.017278
XAU 0.000274
XCD 3.128241
XCG 2.079214
XDR 0.816188
XOF 656.26301
XPF 119.331742
YER 276.185836
ZAR 18.832724
ZMK 10419.022427
ZMW 19.929293
ZWL 372.719274
  • AEX

    11.3800

    1074.51

    +1.07%

  • BEL20

    84.7000

    5731.62

    +1.5%

  • PX1

    174.6800

    8375.39

    +2.13%

  • ISEQ

    439.1300

    13626.13

    +3.33%

  • OSEBX

    -30.0300

    1971.79

    -1.5%

  • PSI20

    28.8800

    9053.91

    +0.32%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    64.9300

    4253.66

    +1.55%

  • N150

    52.6200

    4262.46

    +1.25%

La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU
La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU / Photo: Ihsaan Haffejee - AFP/Archives

La lutte contre le VIH est "mise en danger" par la chute de l'aide internationale, prévient l'ONU

Dépistage en recul, accès au traitement préventif en chute, distribution de préservatifs amputée: les coupes massives dans l'aide internationale désorganisent et mettent en "danger" la lutte contre le VIH, prévient vendredi l'agence de l'ONU chargée de combattre cette maladie.

Taille du texte:

"C'est la première fois que la lutte contre le VIH est aussi perturbée, depuis que le monde se mobilise contre cette maladie", souligne, dans un entretien avec l'AFP, Winnie Byanyima, directrice générale de l'Onusida.

Le combat contre le VIH, qui cause le sida, est "mis en danger par les coupes soudaines" dans l'aide internationale, selon elle.

Cette baisse est un mouvement général de la part de plusieurs pays développés depuis le milieu des années 2020. Les décisions les plus drastiques ont été prises par les Etats-Unis, sous le second mandat de Donald Trump, qui a quasiment démantelé l'agence américaine dédiée au sujet, l'USAID.

Mais d'autres pays - Allemagne, France, Royaume-Uni... - ont aussi nettement réduit leur aide internationale, mettant en difficulté nombre d'ONG et affectant la lutte contre des maladies, tel le sida, qui affectent principalement les régions les plus pauvres du monde.

Dans un nouveau rapport, l'Onusida liste plusieurs effets concrets et mesurables de ce phénomène. Entre 2024 et 2025, le nombre de personnes prenant la PrEP, un traitement préventif crucial dans la lutte contre le VIH, a chuté de 38% à travers une soixantaine de pays étudiés.

- Chute du dépistage -

Et dans les pays les plus touchés par le VIH, la plupart en Afrique subsaharienne, un important programme de dépistage a vu ses taux de participation chuter de 22%.

Les financements dédiés à la distribution de préservatifs, toujours au coeur du combat contre la propagation du VIH, se sont, eux, effondrés de 90%, selon le rapport. Quant à ceux dédiés à permettre l'accès à des programmes de prévention, ils ont chuté de 80%.

Cet effondrement frappe particulièrement les programmes organisés par les premiers concernés au sein d'une communauté, par contraste avec ceux lancés par des acteurs extérieurs comme les gouvernements ou certaines ONG internationales.

Or, "quand les services sont directement proposés par des personnes vivant avec le VIH, des travailleurs du sexe, des hommes gays, les gens viennent plus volontiers car ils se sentent en sécurité", explique Mme Byanyima.

L'Onusida estime que 570.000 personnes sont mortes du sida l'an dernier et que 1,2 million ont été infectées. Ces chiffres restent sur la tendance à la baisse observée depuis 2010, mais, selon l'agence, ne reflètent pas encore l'impact de la baisse des aides.

"On ne va pas tout de suite remarquer les nouvelles infections, il faudra des années", commente la dirigeante de l'agence, les premiers stades de l'infection au VIH étant dénués de symptômes, puis marqués par des manifestations relativement peu spectaculaires.

- "Pas de frontières" -

Certes, depuis la chute de l'aide internationale, une grosse cinquantaine de pays se sont engagés à augmenter par eux-mêmes leurs moyens pour lutter contre le VIH sur leur territoire.

Une évolution bienvenue, pour Mme Byanyima, mais qui "ne remplacera pas" les moyens internationaux en baisse, prévient-elle. Elle appelle à une "solidarité mondiale" contre un "virus qui ne connaît pas de frontières".

De nouvelles armes existent, comme le lénacapavir du laboratoire Gilead, très efficace dans la prévention comme le traitement de l'infection au VIH car il agit sur la durée et ne nécessite pas de prise fréquente. Mais il reste largement réservé aux pays les plus développés.

Prenant cinq pays africains comme champ d'études, le rapport constate qu'un peu plus de 6.000 personnes y recevaient ce traitement au printemps 2026. Une "goutte d'eau" par rapport à ce qui serait nécessaire, selon Mme Byanyima, pour qui il faudrait donner ce traitement à une vingtaine de millions de personnes.

Est-il encore possible d'éliminer le sida comme menace majeure de santé publique d'ici 2030, comme le visent depuis des années les Nations unies ? C'est "mal engagé", admet le rapport, mais pour Mme Byanyima, c'est encore possible.

C'est un choix "politique", prévient-elle, alors que l'ONU entame le 22 juin une Assemblée générale qui devrait adopter un texte régissant la réponse mondiale face au VIH dans les prochaines années.

X.Vanek--TPP