The Prague Post - Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance

EUR -
AED 4.193023
AFN 73.070761
ALL 93.836986
AMD 419.553388
ANG 2.044166
AOA 1047.553452
ARS 1703.235444
AUD 1.645282
AWG 2.057977
AZN 1.942409
BAM 1.955843
BBD 2.30002
BDT 140.751849
BGN 1.930537
BHD 0.430506
BIF 3400.244679
BMD 1.141735
BND 1.477313
BOB 7.920208
BRL 5.918873
BSD 1.14201
BTN 108.877431
BWP 15.427149
BYN 3.307829
BYR 22378.006044
BZD 2.29674
CAD 1.624027
CDF 2564.337173
CHF 0.920906
CLF 0.026839
CLP 1056.413495
CNY 7.751357
CNH 7.760544
COP 3835.373306
CRC 520.309115
CUC 1.141735
CUP 30.255978
CVE 110.265966
CZK 24.16014
DJF 203.365344
DKK 7.474699
DOP 67.550888
DZD 152.111112
EGP 55.715186
ERN 17.126025
ETB 184.322029
FJD 2.557771
FKP 0.855104
GBP 0.854709
GEL 3.008429
GGP 0.855104
GHS 13.013342
GIP 0.855104
GMD 82.775015
GNF 10016.21934
GTQ 8.714153
GYD 238.886277
HKD 8.954398
HNL 30.566402
HRK 7.536019
HTG 149.231307
HUF 353.887043
IDR 20571.552923
ILS 3.422352
IMP 0.855104
INR 108.906734
IQD 1496.019657
IRR 1570970.276379
ISK 143.985723
JEP 0.855104
JMD 180.613955
JOD 0.80951
JPY 185.319001
KES 147.56903
KGS 99.844873
KHR 4582.120408
KMF 492.087245
KPW 1027.561902
KRW 1749.497652
KWD 0.3542
KYD 0.951771
KZT 539.797093
LAK 25751.451144
LBP 102264.491588
LKR 382.505026
LRD 207.285432
LSL 18.529225
LTL 3.371247
LVL 0.690624
LYD 7.327064
MAD 10.692034
MDL 20.134499
MGA 4850.084969
MKD 61.662553
MMK 2397.363381
MNT 4090.11448
MOP 9.226587
MRU 45.578998
MUR 53.741559
MVR 17.651145
MWK 1979.852026
MXN 19.924435
MYR 4.664107
MZN 72.968152
NAD 18.529143
NGN 1564.064067
NIO 42.020552
NOK 11.228222
NPR 174.206578
NZD 2.008169
OMR 0.438995
PAB 1.14202
PEN 3.888651
PGK 5.018044
PHP 70.109952
PKR 317.498272
PLN 4.29092
PYG 6927.151694
QAR 4.174891
RON 5.229372
RSD 117.345258
RUB 87.772375
RWF 1673.624601
SAR 4.291168
SBD 9.200718
SCR 15.961161
SDG 685.610097
SEK 11.027602
SGD 1.476686
SHP 0.85242
SLE 27.800654
SLL 23941.616313
SOS 652.64859
SRD 43.035461
STD 23631.609392
STN 24.500429
SVC 9.992088
SYP 126.198365
SZL 18.525243
THB 38.051797
TJS 10.563478
TMT 4.00749
TND 3.378274
TOP 2.749024
TRY 53.458774
TTD 7.733135
TWD 36.578453
TZS 2997.057801
UAH 50.921946
UGX 4172.036549
USD 1.141735
UYU 45.941006
UZS 13755.30122
VES 729.458226
VND 30027.630559
VUV 135.859591
WST 3.166244
XAF 655.974238
XAG 0.018449
XAU 0.000275
XCD 3.085596
XCG 2.058127
XDR 0.814309
XOF 655.962747
XPF 119.331742
YER 270.648461
ZAR 18.545065
ZMK 10276.984151
ZMW 21.041369
ZWL 367.638205
  • AEX

    -0.7600

    1082.41

    -0.07%

  • BEL20

    -81.3900

    5732.45

    -1.4%

  • PX1

    -28.0800

    8479.87

    -0.33%

  • ISEQ

    26.4800

    13961.21

    +0.19%

  • OSEBX

    -5.8300

    1938.16

    -0.3%

  • PSI20

    -111.0100

    9217.31

    -1.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -115.3000

    4688.99

    -2.4%

  • N150

    -19.5800

    4237.83

    -0.46%

Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance
Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance / Photo: Cole Burston - AFP/Archives

Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance

Au Canada, un manque criant d'infirmières contraint de nombreux services d'urgences à fermer temporairement, exerçant une pression supplémentaire sur un système de santé à bout de souffle.

Taille du texte:

Epuisement professionnel dû à la pandémie, mauvais traitements de la part de patients ou encore insatisfaction salariale sont autant de raisons qui poussent ces soignants à prendre la porte en nombre.

"Les infirmières sont détachées, démoralisées et désespérées", s'alarme Cathryn Hoy, présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (ONA). "La situation est critique", ajoute la praticienne aux 20 années d’expérience.

Depuis le début de l'été, on compte par dizaine le nombre de services d'urgences qui ont été contraints de fermer pour une nuit, un week-end ou plus longtemps encore par manque de soignants.

A cela s'ajoutent des délais d'attente de plus en plus longs, jusqu’à 12, 16, 20 heures avant d’être examinés

En proie à des douleurs extrêmes liées à la présence de sang dans son urine, Amélie Inard, 32 ans, a vécu cette situation lors de son récent passage dans des urgences "vraiment lentes" de Montréal.

C'est "la folie ce soir", lui a répondu une infirmière, lui demandant dans la foulée de décrire ses symptômes "en une phrase, très rapidement, car on est très occupés".

Frustrée, elle est repartie sans voir de médecin.

Cette frustration des patients combinée à une charge de travail de plus en plus importante se traduit par un pic de violence à l'encontre du personnel médical, alerte pour sa part la présidente de l'ONA.

Une violence que plusieurs infirmières interviewées par l'AFP ont confirmé avoir vécu sous forme de coups de poing, de griffures, de crachats, mais aussi de jets de plateaux, de vaisselle ou encore d'excréments.

- "Des conditions de travail insensées" -

Dans la capitale Ottawa, la crise est telle qu'il n'est plus surprenant de n'avoir aucune ambulance disponible, car bloquées aux urgences, ne pouvant décharger leurs précédents patients. Entre janvier et juillet, ce scénario s'est reproduit plus de 1000 fois.

La semaine passée, un hôpital de Peterborough, à l'est de Toronto, a été contraint de soigner des patients en brancards sur le parking faute de places à l'intérieur, raconte Cathryn Hoy.

Dans la province voisine du Manitoba, le médecin Merril Pauls raconte que des lits aux urgences ont dû être fermés "à plusieurs reprises" cet été par manque d'infirmières.

Un dimanche, "on a littéralement été obligé de regrouper plusieurs patients en état critique dans une même salle de réanimation", se lamente-t-il.

"Nos infirmières travaillent vraiment dans des conditions insensées", s'indigne le médecin, ajoutant que c'est un "phénomène majeur qui se produit dans tout le pays" et qui "ne cesse de s'aggraver".

- Roulement élevé -

Une récente enquête menée par le plus grand syndicat canadien, le SCFP, a révélé que 87 % des infirmières ont déjà songé à quitter leur emploi "à cause de conditions de travail ingrates et exténuantes".

"Même les nouveaux diplômés démissionnent", constate la présidente de l'ONA.

Bien que ses pouvoirs dans ce domaine soient limités, le gouvernement fédéral s'est récemment engagé à faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers afin d'aider 11.000 médecins et infirmières immigrants à combler les vides: 34.400 postes d'infirmières sont vacants.

Mais le manque de personnel n'est pas la seule raison derrière les problèmes dans les hôpitaux.

Nombreux sont les Canadiens, comme Amélie Inard, qui n'ont pas d'autre choix que de se rendre aux urgences faute d'avoir un médecin de famille, engorgeant davantage le système.

"C'est tellement difficile de trouver un médecin", confie-t-elle.

A cela s'ajoute une pénurie récurrente de lits, qui entraîne souvent de longues attentes pour transférer les patients des urgences vers les différents services.

En réponse, l’Ontario, province la plus peuplée du pays, a adopté fin septembre un projet de loi autorisant le transfert de patients en attente de soins de longue durée vers des établissements situés jusqu'à 150 kilomètres de distance.

Une mesure qui permettra "d'alléger la pression sur les services d'urgence surchargés", avance le gouvernement provincial, mais qui forcera aussi les personnes âgées à vivre loin de leurs proches, répondent les critiques.

Bien que la plupart des personnes nécessitant un traitement finissent par être vues, les retards peuvent avoir des répercussions à long terme, comme lors d'un accident cardiovasculaire, souligne le Dr Pauls.

La situation est telle que la confiance des patients commence à s'éroder, continue le médecin. Il se souvient qu'il leur disait toujours "de revenir si les choses empiraient".

"Mais maintenant, ils se moquent de nous", constate-t-il. "Ils disent: +Vous êtes fous. Il n'y a pas moyen que je revive ça+."

Z.Pavlik--TPP