The Prague Post - Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

EUR -
AED 4.202414
AFN 73.234648
ALL 93.94534
AMD 420.679135
ANG 2.048746
AOA 1049.891271
ARS 1708.316969
AUD 1.651217
AWG 2.062589
AZN 1.948912
BAM 1.955703
BBD 2.305386
BDT 141.133
BGN 1.934863
BHD 0.431579
BIF 3404.631133
BMD 1.144293
BND 1.477127
BOB 7.926607
BRL 5.915774
BSD 1.144643
BTN 109.047591
BWP 15.438234
BYN 3.321035
BYR 22428.147579
BZD 2.302086
CAD 1.624839
CDF 2570.082927
CHF 0.916597
CLF 0.026912
CLP 1059.177465
CNY 7.768723
CNH 7.764608
COP 3849.009092
CRC 521.474135
CUC 1.144293
CUP 30.323771
CVE 110.259531
CZK 24.195741
DJF 203.82989
DKK 7.478638
DOP 67.806637
DZD 152.604431
EGP 56.395203
ERN 17.164399
ETB 183.546696
FJD 2.586617
FKP 0.856955
GBP 0.854556
GEL 3.015225
GGP 0.856955
GHS 13.003355
GIP 0.856955
GMD 82.962963
GNF 10038.502097
GTQ 8.735567
GYD 239.428125
HKD 8.97658
HNL 30.63648
HRK 7.538035
HTG 149.712574
HUF 353.483867
IDR 20590.870346
ILS 3.431335
IMP 0.856955
INR 108.954451
IQD 1499.425629
IRR 1574490.289046
ISK 144.089783
JEP 0.856955
JMD 181.201013
JOD 0.81129
JPY 184.648901
KES 148.002659
KGS 100.065813
KHR 4583.772648
KMF 493.190359
KPW 1029.86432
KRW 1749.366875
KWD 0.355063
KYD 0.953953
KZT 541.303152
LAK 25845.718069
LBP 102500.516042
LKR 383.390984
LRD 207.749696
LSL 18.566079
LTL 3.3788
LVL 0.692172
LYD 7.336636
MAD 10.704169
MDL 20.134001
MGA 4852.759306
MKD 61.631943
MMK 2402.882317
MNT 4099.027451
MOP 9.246541
MRU 45.681734
MUR 53.838679
MVR 17.690605
MWK 1984.90155
MXN 19.989772
MYR 4.658456
MZN 73.131954
NAD 18.566079
NGN 1567.773639
NIO 42.117911
NOK 11.260973
NPR 174.476346
NZD 2.003841
OMR 0.441358
PAB 1.144643
PEN 3.894907
PGK 5.028751
PHP 70.375146
PKR 318.232516
PLN 4.293445
PYG 6959.654806
QAR 4.184292
RON 5.227137
RSD 117.371178
RUB 88.095631
RWF 1675.716886
SAR 4.297707
SBD 9.221334
SCR 15.409236
SDG 687.148732
SEK 11.051652
SGD 1.477743
SHP 0.85433
SLE 27.863888
SLL 23995.261369
SOS 654.167554
SRD 42.986493
STD 23684.559828
STN 24.498785
SVC 10.015503
SYP 126.481133
SZL 18.563079
THB 38.133591
TJS 10.610574
TMT 4.016469
TND 3.378232
TOP 2.755184
TRY 53.515737
TTD 7.757615
TWD 36.546404
TZS 3005.850912
UAH 50.978472
UGX 4177.792784
USD 1.144293
UYU 46.037717
UZS 13712.319878
VES 731.092695
VND 30090.335139
VUV 136.092615
WST 3.173331
XAF 655.924467
XAG 0.018332
XAU 0.000274
XCD 3.092509
XCG 2.062898
XDR 0.81576
XOF 655.924467
XPF 119.331742
YER 271.255012
ZAR 18.573595
ZMK 10300.011738
ZMW 21.031957
ZWL 368.461958
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence
Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

Contestation au Canada: Trudeau envisage de déclencher la loi sur les mesures d'urgence

La crise se poursuivait lundi au Canada malgré le déblocage la veille du pont Ambassador, axe frontalier stratégique, poussant l'Ontario à annoncer l'abandon du passeport vaccinal et Justin Trudeau à envisager de déclencher la loi sur les mesures d'urgence.

Taille du texte:

Le Premier ministre canadien a évoqué dans la matinée avec des Premiers ministres provinciaux la possibilité d'utiliser cette loi sur les mesures d'urgence.

Il a prévu de s'adresser à la nation à 16H30 (21H30 GMT).

Cette disposition peut être invoquée en cas de "crise nationale" et donne au gouvernement fédéral davantage de pouvoir pour y mettre fin en lui permettant d'autoriser "à titre temporaire des mesures extraordinaires".

Sous pression, Justin Trudeau avait déclaré vendredi que "toutes les options étaient sur la table" pour mettre un terme à ces occupations "illégales" qui portent préjudice au pays et à son économie.

La loi sur les mesures d'urgence n'a été utilisée qu'une seule fois en temps de paix, par le père de Justin Trudeau, lors de la crise d'octobre 1970. A l'époque elle s'appelait "loi sur les mesures de guerre".

Le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau l'avait invoquée pour envoyer l'armée au Québec et prendre une série de mesures d'urgence, après l'enlèvement par le Front de libération du Québec d'un attaché commercial britannique, James Richard Cross, et d'un ministre québécois, Pierre Laporte.

M. Cross avait été libéré après des négociations, mais le ministre avait été retrouvé mort dans le coffre d'une voiture.

"Avec cette loi, le gouvernement peut réquisitionner des biens, des services, des personnes. Le gouvernement peut dire aux gens où aller, où ne pas aller. Il y a vraiment peu de limites à ce que peut faire le gouvernement", a expliqué Geneviève Tellier, professeure d'études politiques à l'université d'Ottawa.

- "Maintenir la pression" -

Lundi, la police canadienne a saisi des armes et des munitions et arrêté 11 personnes sur le blocage frontalier de Coutts en Alberta (ouest), point de passage avec les Etats-Unis paralysé depuis une semaine.

Les autorités ont mis la main sur 13 armes d'épaule, des armes de poing, plusieurs ensembles de gilets pare-balles, une grande quantité de munitions.

La police était parvenue dimanche soir, après sept jours de blocage, à rouvrir le pont Ambassador, qui relie Windsor en Ontario à la ville américaine de Detroit au Michigan. La paralysie de cet axe frontalier majeur avait poussé Washington, inquiet des conséquences économiques, à intervenir auprès de Justin Trudeau.

Le Premier ministre de l'Ontario - province canadienne la plus peuplée dans laquelle se trouvent les villes d'Ottawa et de Windsor - a annoncé lundi matin la levée prochaine de la quasi-totalité des mesures sanitaires, dont le passeport vaccinal.

Mais à Ottawa, les opposants aux mesures sanitaires occupaient toujours les rues du centre-ville et notamment toujours la rue Wellington, devant le Parlement canadien. Quelque 400 camions sont installés appuyés par une organisation bien rodée: tentes pour se réchauffer, feux de camp, stands de nourriture...

Rien ne semble entamer leur détermination, malgré le risque pour eux, depuis l'instauration de l'état d'urgence vendredi, de recevoir une amende pouvant aller jusqu'à 100.000 dollars canadiens (69.500 euros) voire un an d'emprisonnement.

Partir "n'est pas dans mes plans", expliquait lundi matin à l'AFP Phil Rioux, barbe de trois jours et yeux bleus au volant de son camion. "C'est en maintenant la pression qu'on a plus de chance d'arriver à notre but", explique le Québécois de 29 ans.

La levée de l'ensemble des mesures sanitaires est réclamée par de nombreux contestataires, même si le mouvement est né fin janvier de l'opposition de camionneurs, qui doivent être vaccinés pour traverser la frontière entre le Canada et les États-Unis.

- "Très frustrée" -

Pendant ce temps, la grogne monte dans la population canadienne devant la lenteur de la réaction des autorités, notamment sur les réseaux sociaux, où l'action de la police est fortement questionnée.

"Au début je les soutenais mais maintenant c'est assez", estime Beatriz Sagastume, une habitante d'Ottawa contrainte de se déplacer à pied pour aller travailler.

Comme plusieurs contre-manifestants ce week-end, elle réclame une sortie de crise et estime que c'est au Premier ministre Justin Trudeau de régler le problème.

Cette mobilisation canadienne inédite continuait lundi de faire des émules ailleurs dans le monde. Après des manifestations similaires en Australie et en Nouvelle-Zélande, en Israël des milliers de voitures et de camions ont convergé vers Jérusalem depuis plusieurs villes du pays.

En Europe, après avoir convergé vers Paris samedi, une partie des convois d'opposants aux restrictions sanitaires, dits "de la liberté", sont arrivés à Bruxelles, où la manifestation a été interdite. Les autorités belges ont bloqué une trentaine de véhicules qui s'apprêtaient à converger vers Bruxelles.

A Strasbourg, les autorités ont prévenu qu'aucune manifestation ne serait autorisée aux abords du Parlement européen, réuni en session plénière.

K.Dudek--TPP