The Prague Post - Aux urgences pédiatriques, une "crise prévisible" derrière l'épidémie de bronchiolite

EUR -
AED 4.200704
AFN 73.195751
ALL 93.996917
AMD 420.26816
ANG 2.04765
AOA 1049.340244
ARS 1699.230561
AUD 1.64491
AWG 2.058626
AZN 1.9461
BAM 1.959176
BBD 2.30394
BDT 140.99174
BGN 1.933828
BHD 0.43111
BIF 3408.169142
BMD 1.143681
BND 1.479831
BOB 7.933707
BRL 5.887894
BSD 1.143956
BTN 109.062996
BWP 15.453442
BYN 3.313467
BYR 22416.146034
BZD 2.300655
CAD 1.625571
CDF 2579.000393
CHF 0.921195
CLF 0.026966
CLP 1061.347159
CNY 7.772911
CNH 7.771255
COP 3837.838627
CRC 521.195905
CUC 1.143681
CUP 30.307544
CVE 110.81169
CZK 24.163348
DJF 203.254979
DKK 7.474207
DOP 67.306006
DZD 152.279805
EGP 55.815178
ERN 17.155214
ETB 184.636179
FJD 2.559213
FKP 0.856562
GBP 0.854625
GEL 3.013581
GGP 0.856562
GHS 13.032266
GIP 0.856562
GMD 84.059967
GNF 10038.651759
GTQ 8.729005
GYD 239.293424
HKD 8.969603
HNL 30.618498
HRK 7.53423
HTG 149.48565
HUF 353.441437
IDR 20596.54969
ILS 3.428181
IMP 0.856562
INR 109.043743
IQD 1498.569401
IRR 1573361.841434
ISK 144.012276
JEP 0.856562
JMD 180.921785
JOD 0.810852
JPY 185.471303
KES 147.832444
KGS 100.014771
KHR 4583.330305
KMF 492.927072
KPW 1029.313228
KRW 1749.997661
KWD 0.354701
KYD 0.953393
KZT 540.717097
LAK 25795.34067
LBP 102438.786235
LKR 383.156949
LRD 207.63872
LSL 18.560805
LTL 3.376993
LVL 0.691801
LYD 7.339552
MAD 10.710257
MDL 20.168815
MGA 4858.351219
MKD 61.630469
MMK 2401.449332
MNT 4097.085473
MOP 9.242312
MRU 45.656681
MUR 53.832637
MVR 17.681384
MWK 1983.22639
MXN 19.899407
MYR 4.672048
MZN 73.092486
NAD 18.560724
NGN 1566.465274
NIO 42.09217
NOK 11.208891
NPR 174.503487
NZD 2.006577
OMR 0.43975
PAB 1.143966
PEN 3.895279
PGK 5.026596
PHP 70.240885
PKR 318.039401
PLN 4.288975
PYG 6938.957996
QAR 4.182007
RON 5.230169
RSD 117.357016
RUB 88.052682
RWF 1676.477046
SAR 4.298482
SBD 9.2164
SCR 16.106745
SDG 686.786497
SEK 11.014836
SGD 1.477641
SHP 0.853873
SLE 27.848191
SLL 23982.421245
SOS 653.760932
SRD 43.108734
STD 23671.885963
STN 24.542187
SVC 10.009118
SYP 126.413451
SZL 18.556817
THB 38.066285
TJS 10.581481
TMT 4.01432
TND 3.384032
TOP 2.75371
TRY 53.541649
TTD 7.746315
TWD 36.614935
TZS 3002.165802
UAH 51.008735
UGX 4179.147166
USD 1.143681
UYU 46.019306
UZS 13778.745089
VES 730.70148
VND 30078.808198
VUV 136.091144
WST 3.171641
XAF 657.092248
XAG 0.018463
XAU 0.000275
XCD 3.090855
XCG 2.061635
XDR 0.815697
XOF 657.080738
XPF 119.331742
YER 271.109356
ZAR 18.537409
ZMK 10294.500311
ZMW 21.077231
ZWL 368.26479
  • AEX

    -0.7600

    1082.41

    -0.07%

  • BEL20

    -81.3900

    5732.45

    -1.4%

  • PX1

    -28.0800

    8479.87

    -0.33%

  • ISEQ

    26.4800

    13961.21

    +0.19%

  • OSEBX

    -5.8300

    1938.16

    -0.3%

  • PSI20

    -111.0100

    9217.31

    -1.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -115.3000

    4688.99

    -2.4%

  • N150

    -19.5800

    4237.83

    -0.46%

Aux urgences pédiatriques, une "crise prévisible" derrière l'épidémie de bronchiolite
Aux urgences pédiatriques, une "crise prévisible" derrière l'épidémie de bronchiolite / Photo: Philippe LOPEZ - AFP

Aux urgences pédiatriques, une "crise prévisible" derrière l'épidémie de bronchiolite

Des chambres divisées en box face à l'afflux de malades, un personnel sous tension, des enfants et des parents qui attendent des heures. Aux urgences pédiatriques de l'hôpital Pellegrin à Bordeaux, "tout le monde tient mais à un moment donné, ça va craquer".

Taille du texte:

Dans ce service du CHU de Bordeaux confronté, comme beaucoup d'autres, à l'épidémie de bronchiolite, les puéricultrices travaillent en sous-effectif depuis deux nuits.

"Le manque de personnel nous fait défaut depuis un certain temps et là c'est exponentiel. On fonctionne en mode dégradé en permanence", relève Barbara Delluc, cadre de santé, adossée à un mur du service.

Sur une équipe de sept, il en manque deux. Pas d'autre solution que de "faire front" : "est-ce qu'elles vont tenir tout l'hiver comme ça ?", s'interroge leur responsable qui raconte en avoir récupéré certaines en pleurs au téléphone, "limite à craquer".

L'épidémie de bronchiolite provoque un surcroît d'activité: les urgences pédiatriques de Pellegrin enregistrent actuellement 180 à 190 passages journaliers, contre 100 à 120 ordinairement, indique le professeur Olivier Brissaud, responsable du service de réanimation pédiatrique.

Mais dans les couloirs, tous les soignants le disent : ce n'est pas la bronchiolite qui "pose problème" mais le manque de personnel. L'épidémie s'ajoute à une "situation déjà très altérée en termes d'accueil", affirme M. Brissaud.

Pour les syndicats CGT et Sud, la crise était "prévisible". Ils affirment avoir alerté la direction en interne depuis un an. Une grève avait eu lieu au printemps aux urgences pédiatriques pour réclamer des recrutements.

- Manque de lits -

En cas d'afflux de malades, en principe, l'hôpital ouvre des lits supplémentaires dans des annexes. Cette fois, "non seulement nous n'avons pas pu en ouvrir et nous avons des lits en moins", ajoute le chef de service en évoquant des fermetures régulières.

"La situation s'est beaucoup aggravée avec la crise du Covid", enchaîne Barbara Delluc. Selon la cadre, les conditions de travail difficiles entraînent de nombreux départs et "beaucoup d'étudiants infirmiers arrêtent au cours de leur trois années de formation".

Une situation qui contraint à faire avec les moyens du bord. Des salles de consultation sont aménagées en salles d'hospitalisation. Les chambres qui accueillaient auparavant un enfant sont divisées en plusieurs box séparés par des rideaux, où les parents inquiets veillent sur leurs enfants en attendant le passage des infirmières.

"On aurait aimé avoir un espace un peu plus intimiste", témoigne Magali, chercheuse scientifique, assise dans un des box aux côtés de son fils malade. Elle est venue aux urgences la veille sur avis du médecin traitant en raison de pathologies multiples - gastro-entérite, otite, angine, déshydratation.

Le garçon a reçu de premiers soins au bout de "quatre-cinq heures": la mère juge "compliqué" d'attendre autant mais s'estime "privilégiée" par rapport à d'autres parents qui doivent patienter encore davantage.

Comme Hélène, hôtesse d'accueil, qui fait les cent pas dans un couloir. Son fils, assis derrière elle, un bandage au poignet gauche, attend d'être pris en charge depuis plus de quinze heures pour une suspicion d'appendicite. "C'est dur de faire patienter un enfant de six ans, il ne comprend pas", lâche-t-elle face à la situation.

Le 25 octobre, la direction du CHU a activé son plan blanc pour le secteur pédiatrique, du jamais vu "sur les quinze dernières années" pour une épidémie de bronchiolite "qu'on devrait pouvoir anticiper", estime M. Brissaud.

Le praticien a participé mercredi à une réunion au ministère de la Santé, à l'issue de laquelle des aides financières supplémentaires ont été annoncées. Des "mesurettes" qui ne changeront rien, de l'avis d'une infirmière de Pellegrin. "On n'y croit plus", abonde un syndicaliste.

I.Horak--TPP