The Prague Post - 40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

EUR -
AED 4.361177
AFN 76.584021
ALL 96.223776
AMD 448.241916
ANG 2.125479
AOA 1088.814067
ARS 1667.68336
AUD 1.666467
AWG 2.137258
AZN 2.014282
BAM 1.950512
BBD 2.392005
BDT 145.276122
BGN 1.994027
BHD 0.447668
BIF 3508.665852
BMD 1.187366
BND 1.499335
BOB 8.20675
BRL 6.175965
BSD 1.187575
BTN 107.631186
BWP 15.559814
BYN 3.406464
BYR 23272.369101
BZD 2.388514
CAD 1.611724
CDF 2641.88871
CHF 0.915928
CLF 0.02572
CLP 1015.565771
CNY 8.208557
CNH 8.203255
COP 4358.166692
CRC 587.404933
CUC 1.187366
CUP 31.465193
CVE 110.302736
CZK 24.258535
DJF 211.019016
DKK 7.471256
DOP 74.358814
DZD 153.858775
EGP 55.537963
ERN 17.810487
ETB 184.101549
FJD 2.595404
FKP 0.869003
GBP 0.871539
GEL 3.194098
GGP 0.869003
GHS 13.06695
GIP 0.869003
GMD 87.273526
GNF 10425.071488
GTQ 9.108305
GYD 248.465305
HKD 9.282796
HNL 31.471138
HRK 7.534786
HTG 155.648001
HUF 379.438758
IDR 19944.182847
ILS 3.653637
IMP 0.869003
INR 107.719726
IQD 1556.042842
IRR 50017.783268
ISK 145.202639
JEP 0.869003
JMD 185.816208
JOD 0.841805
JPY 181.962641
KES 153.170281
KGS 103.834962
KHR 4785.084199
KMF 492.756606
KPW 1068.628085
KRW 1716.183011
KWD 0.364462
KYD 0.989717
KZT 585.971293
LAK 25463.059183
LBP 106546.677609
LKR 367.363989
LRD 221.50287
LSL 18.831509
LTL 3.505982
LVL 0.718226
LYD 7.471746
MAD 10.851039
MDL 20.0646
MGA 5260.029839
MKD 61.630628
MMK 2493.365537
MNT 4236.747771
MOP 9.562135
MRU 47.381864
MUR 54.274526
MVR 18.356499
MWK 2061.855037
MXN 20.405878
MYR 4.648527
MZN 75.869459
NAD 18.95007
NGN 1604.392284
NIO 43.594103
NOK 11.267673
NPR 172.209374
NZD 1.962893
OMR 0.456538
PAB 1.18758
PEN 3.983603
PGK 4.967343
PHP 69.116414
PKR 331.983131
PLN 4.215648
PYG 7842.736486
QAR 4.323496
RON 5.08906
RSD 117.385313
RUB 91.541676
RWF 1724.648782
SAR 4.453122
SBD 9.556389
SCR 16.532827
SDG 714.206603
SEK 10.561791
SGD 1.498331
SHP 0.890832
SLE 28.793843
SLL 24898.465654
SOS 678.579304
SRD 44.855135
STD 24576.074167
STN 24.875313
SVC 10.391825
SYP 13131.760666
SZL 18.831913
THB 36.853482
TJS 11.151718
TMT 4.15578
TND 3.366479
TOP 2.858892
TRY 51.812367
TTD 8.054129
TWD 37.225694
TZS 3075.460219
UAH 51.098161
UGX 4198.616557
USD 1.187366
UYU 45.53654
UZS 14604.598815
VES 460.998946
VND 30871.510032
VUV 141.731405
WST 3.214262
XAF 654.183354
XAG 0.014057
XAU 0.000233
XCD 3.208916
XCG 2.140397
XDR 0.814128
XOF 652.458625
XPF 119.331742
YER 283.039079
ZAR 18.851333
ZMK 10687.713622
ZMW 22.59474
ZWL 382.331294
  • AEX

    4.8200

    1008.96

    +0.48%

  • BEL20

    12.2800

    5594.88

    +0.22%

  • PX1

    -14.9900

    8313.24

    -0.18%

  • ISEQ

    -136.0700

    13074.51

    -1.03%

  • OSEBX

    2.7400

    1828.17

    +0.15%

  • PSI20

    117.2900

    9070.52

    +1.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -59.9600

    4046.81

    -1.46%

  • N150

    -6.9200

    4065.4

    -0.17%

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes
40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes / Photo: Dominique FAGET - AFP

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

Le 29 mai 1985, le drame du Heysel faisait 39 morts lors de la finale de la Coupe des clubs champions entre la Juventus Turin et Liverpool: 40 ans plus tard, le Belge Roland Vanreusel reste traumatisé par les "cadavres et les cris de ceux qui étaient en train de mourir".

Taille du texte:

"Je suis marqué à jamais. Ce que je retiens surtout, ce sont les cris de douleur de ces gens qui mouraient étouffés et ceux, de joie, des supporteurs qui fêtaient la victoire de la Juve, ignorant le drame qui venait de se jouer", raconte l'ancien commissaire de police dans un entretien à l'AFP.

Le Bruxellois, 38 ans à l'époque des faits, adjoint du commissaire en chef et chargé de la gestion des grands événements, témoigne de son "sentiment d'impuissance" le soir de la catastrophe.

"Je m'étais rendu à Liverpool quelques semaines avant le match. La police anglaise m'avait alors dit que les supporters des Reds étaient parmi les plus sages d'Angleterre. A Anfield, il n'y avait d'ailleurs pas de grillages entre les tribunes et le terrain", se souvient-il.

"Malheureusement, plusieurs milliers d'Anglais sont arrivés ivres à Bruxelles. Ils ont pris place dans un stade vétuste, avec des tribunes en terre battue et des morceaux de brique qui se détachaient, en n'étant séparés des tifosis que par de simples grillages".

Et quand, à 19h20, près d'une heure avant le début du match, les fans anglais présents dans les tribunes X et Y prennent d'assaut la tribune Z où se trouvent des centaines d'Italiens, la situation devient incontrôlable. Des centaines de fans s'amassent les uns sur les autres, compressés, étouffés. En plus des 39 morts, il y aura 500 blessés.

- "J'ai cherché mon fils" -

"Le stade avait été divisé en deux. Une partie était sécurisée par mes équipes de la police de Bruxelles, l'autre par la gendarmerie nationale. Les gendarmes n'avaient aucune expérience des matches de foot. C'est la première fois qu'ils mettaient les pieds dans ce stade d'un autre âge qui n'aurait jamais dû accueillir 60.000 spectateurs", raconte l'ex-policier.

"Le commandant de gendarmerie, le capitaine Mahieu, avait remplacé au pied levé l'officier chargé du commandement tombé malade deux jours avant la rencontre, explique-t-il. Il n'avait placé que dix malheureux hommes entre les supporteurs des deux camps, alors qu'il aurait fallu au moins un peloton de 30 hommes, comme je l'avais fait dans le secteur sous ma responsabilité. Ces pauvres gendarmes ont été balayés par la foule".

"C’était un cauchemar!", lance Roland Vanreusel. "Alors qu’un drame se déroulait, que les blessés, les morts s'accumulaient, des supporters chantaient et criaient de joie de l'autre côté du stade".

"Au milieu de ce chaos, j’ai cherché mon fils de 15 ans qui devait se trouver dans cette funeste tribune Z. Je suis allé à sa recherche, de cadavre en cadavre", explique-t-il.

"Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, il n'y avait ni téléphone portable, ni internet. Je n'ai été rassuré qu'une heure plus tard. Voyant les corps allongés à l'entrée du stade, mon fils avait fait demi-tour".

Il justifie sa décision de conseiller à son chef de faire jouer le match: "il le fallait, comment aurait-on pu retenir 60.000 personnes hyper-excitées? Cela aurait été un carnage. Avec combien de morts en plus?".

L'ancien commissaire dit n'avoir "rien vu du match, sauf le pénalty tiré par Michel Platini qui a donné la victoire à la Juve".

"Le Français a sauté de joie alors qu’il savait qu'il y avait des morts. Cela m'a dégoûté du foot à vie", conclut-il.

A.Novak--TPP