The Prague Post - Mondial de volley: pour les Bleus, une malédiction à briser et un manque à combler

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Mondial de volley: pour les Bleus, une malédiction à briser et un manque à combler
Mondial de volley: pour les Bleus, une malédiction à briser et un manque à combler / Photo: Patricia DE MELO MOREIRA - AFP/Archives

Mondial de volley: pour les Bleus, une malédiction à briser et un manque à combler

Un an après son incroyable doublé olympique, l'équipe de France de volley-ball part à l'assaut du championnat du monde à Manille dimanche contre la Corée du Sud (12h00 de Paris), seul titre manquant à son palmarès, et qui lui a très rarement souri.

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Au tour des Bleus de prendre la direction de l'Asie du Sud-Est, une semaine après le retour de Thaïlande de leurs homologues féminines, des étoiles plein les yeux après avoir atteint les quarts de finale du Mondial. Leur meilleur résultat, pour leur première participation à la compétition depuis 51 ans.

Forts d'un tout autre statut, celui de la première nation à conserver - avec la manière et une concurrence beaucoup plus féroce - son titre olympique depuis près de 40 ans, l'équipe de France masculine ne veut ramener que l'or des Philippines.

La France n'est montée qu'une un seule fois sur un podium mondial (bronze en 2002) et a été éliminée en quarts de finale de l'édition 2022 dans la foulée de l'or décroché aux JO de Tokyo, suivi d'un titre en Ligue des nations.

En 2018, cette équipe naissante, avec les jeunes Patry, Brizard et Chinenyeze, s'était arrêtée au deuxième tour. Quatre ans plus tôt, la porte s'était refermée au pied du podium après un parcours éreintant, mais la France s'était invitée à la table des grands.

"C'est presque un de mes meilleurs souvenirs en équipe de France malgré la quatrième place: c'est un peu le début de l'équipe, on sent que les autres nations nous respectent" se souvient pour l'AFP Benjamin Toniutti.

- Dernière danse -

L'actuel capitaine est, avec Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov et Nicolas Le Goff, le seul rescapé de cette aventure originelle dans l'équipe actuelle. Après des hésitations pour certains, le quatuor a rempilé pour une dernière danse - pour certains aussi - dans la foulée du deuxième sacre olympique.

A près de 36 ans, Toniutti devrait ensuite, sauf retournement de situation, dire adieu aux Bleus: la mèche a été vendue par Ngapeth, qui s'attend à se faire "engueuler".

Si ce dernier, 34 ans, se voit continuer jusqu'aux JO-2028, pas sûr que Grebennikov (35 ans) et Le Goff (33 ans) ne prolongent ne serait-ce que jusqu'au Mondial-2027.

"Cette génération mérite de finir sur un succès. Pour tout ce qu'ils ont fait et ce qu'ils m'ont apporté, on leur doit ça" lance Antoine Brizard, qui y puise là sa principale source de motivation "plus que de se dire que c'est le seul titre qui manque au volley français".

- Le pressentiment de Ngapeth -

Dans cette quête, les voyants sont au vert selon les Bleus, malgré une sortie de route en quarts de finale de la Ligue des nations (contre la Slovénie) présentée comme un accident.

Les cadres arrivent frais après avoir bénéficié d'une large et inédite coupure. Ngapeth court encore après sa forme mais ne se ressent plus de la tendinopathie au genou qui l'a privé de compétition cet été. Et le niveau affiché lors du stage à Cannes, avant le départ début septembre à Okinawa (où les Bleus ont battu deux fois en amical le Brésil), a visiblement rassuré tout le monde.

"Je pense qu'on a rarement bossé comme ça au niveau volley, énergie, concentration, préparation physique... J'ai vraiment l'impression qu'on va faire un très très gros mondial" pense Ngapeth.

La route vers l'or s'annonce cependant tortueuse. Après un premier tour où elle pourra monter en puissance (Corée du Sud, Finlande et Argentine), l'équipe de France devrait croiser la route de l'Italie en huitième ou en quarts, puis du Japon ou de la Pologne.

Italiens et Polonais, deux adversaires qu'elle avait étrillés (3-0) en demi-finale puis finale des JO-2024.

J.Simacek--TPP