The Prague Post - Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

EUR -
AED 4.183233
AFN 72.900796
ALL 91.877285
AMD 414.797448
ANG 2.039348
AOA 1045.665194
ARS 1736.794975
AUD 1.614555
AWG 2.050323
AZN 1.940938
BAM 1.955317
BBD 2.295033
BDT 140.215334
BGN 1.917554
BHD 0.429594
BIF 3432.051477
BMD 1.139068
BND 1.45584
BOB 13.964547
BRL 5.909605
BSD 1.139418
BTN 109.116023
BWP 15.516164
BYN 3.442749
BYR 22325.7403
BZD 2.291733
CAD 1.611725
CDF 2665.420428
CHF 0.943457
CLF 0.027745
CLP 1095.522249
CNY 7.646851
CNH 7.670833
COP 3814.157008
CRC 518.071915
CUC 1.139068
CUP 27.347239
CVE 110.237745
CZK 24.358299
DJF 202.909834
DKK 7.475483
DOP 67.763247
DZD 152.391449
EGP 59.13438
ERN 17.086026
ETB 184.850299
FJD 2.559772
FKP 0.859986
GBP 0.859642
GEL 2.97871
GGP 0.859986
GHS 13.234728
GIP 0.859986
GMD 83.725913
GNF 10021.522331
GTQ 8.701849
GYD 238.411056
HKD 8.934226
HNL 30.583439
HRK 7.533575
HTG 149.123132
HUF 365.202455
IDR 20405.384913
ILS 3.471949
IMP 0.859986
INR 109.142689
IQD 1492.730945
IRR 1565734.922454
ISK 136.984803
JEP 0.859986
JMD 180.27543
JOD 0.807645
JPY 179.158416
KES 147.67349
KGS 99.609484
KHR 4633.85435
KMF 493.217009
KPW 1025.161906
KRW 1543.648431
KWD 0.351563
KYD 0.949565
KZT 504.7852
LAK 25558.681004
LBP 102039.372314
LKR 376.226984
LRD 195.991544
LSL 18.590804
LTL 3.363373
LVL 0.689012
LYD 7.285199
MAD 10.934597
MDL 20.225999
MGA 5030.756222
MKD 61.55978
MMK 2391.810486
MNT 4098.584327
MOP 9.206124
MRU 45.840667
MUR 54.140351
MVR 17.599037
MWK 1975.811511
MXN 20.137822
MYR 4.640683
MZN 72.79829
NAD 18.590804
NGN 1510.837951
NIO 41.929634
NOK 10.830092
NPR 174.585836
NZD 1.992947
OMR 0.439191
PAB 1.139418
PEN 3.868244
PGK 5.076745
PHP 71.01754
PKR 315.746636
PLN 4.37146
PYG 6716.339487
QAR 4.153473
RON 5.27298
RSD 117.420969
RUB 96.076247
RWF 1684.083636
SAR 4.274755
SBD 9.11313
SCR 15.836085
SDG 685.153819
SEK 11.296996
SGD 1.45562
SHP 0.859999
SLE 28.078458
SLL 23885.685201
SOS 651.238991
SRD 42.905863
STD 23576.41575
STN 24.493944
SVC 9.970535
SYP 14810.167401
SZL 18.586405
THB 38.01645
TJS 10.511601
TMT 3.99813
TND 3.373266
TOP 2.742603
TRY 55.748859
TTD 7.750084
TWD 36.141163
TZS 3024.152324
UAH 51.024285
UGX 4462.896617
USD 1.139068
UYU 45.648714
UZS 13485.665874
VES 970.977713
VND 29588.440307
VUV 134.963505
WST 3.127488
XAF 655.957
XAG 0.017716
XAU 0.000265798393
XCD 3.07839
XCG 2.053592
XDR 0.80538
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.560946
ZAR 18.57165
ZMK 10252.986409
ZMW 22.227505
ZWL 366.779554
SSP 6507.032816
MXV 2.282055
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde
Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde / Photo: Loic VENANCE - AFP

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

Thomas Coville, vainqueur dimanche du prestigieux Trophée Jules Verne à bord de Sodebo Ultim 3, est un navigateur infatigable, philosophe et habité par la même obsession depuis plus de trente ans: boucler des tours du monde à la voile.

Taille du texte:

Certains marins rêvent de transatlantiques enlevées, d'autres de combats technologiques en régates, lui ne jure que par les voyages extrêmes au temps long, l'inconfort terrible et les levers de soleil parfaits qui les accompagnent ponctuellement.

"Je pense que c'est un peu comme les himalayistes qui tombent nez à nez avec le sommet d'une montagne. Ils reviennent différents à chaque fois", expliquait le marin à l'AFP début 2024, à la veille de son neuvième tour du monde sur l'Ultim Challenge.

Né en 1968 et désormais âgé de 57 ans, Thomas Coville n'est pourtant pas destiné à la navigation. Après des études d'ingénieur, ce natif de Rennes part pour une carrière de cadre, mais comprend vite que le monde des bureaux ne lui ressemble pas.

"J'aime m'élancer sans tout savoir. En mer, la nature finit toujours par décider sur le marin. Notre mission consiste juste à s'adapter. Mais plus le périple dure plus la conversation devient enrichissante", apprécie ce passionné de lecture et de philosophie.

- Au nom du père -

Après deux tours de France à la voile au début des années 1990, il s'imagine déjà aller plus loin. Pas forcément pour lui : "Mon père, qui pouvait être quelqu'un d'assez austère, était très ému en écoutant à la radio le départ de la Whitbread en 1977".

"Je pense que lui aussi a rêvé de faire le tour du monde. C'est un peu son imaginaire qui m'a emmené à réaliser toutes ces aventures", estime aujourd'hui celui qui a aussi donné le virus du large à l'un de ses deux enfants, Elliot, figariste en herbe.

A 29 ans, Thomas Coville est de l'aventure lors du Trophée Jules-Verne de De Kersauson en 1997. "Cela a été extrêmement initiatique", juge-t-il. "L'ambiance était tendue (...) Mais à l'arrivée je suis choqué et abasourdi. Je n'ai qu'une envie : y retourner"

Il gagne la Route du Rhum en 1998 en monocoque, puis rencontre un partenaire qui va changer à tout jamais sa carrière en lui donnant les moyens de ses ambitions pour ses circumnavigations d'envergure : l'entreprise alimentaire Sodebo.

"J'ai toujours été frappée par son courage. Quand on a commencé ensemble, il parlait déjà de Vendée Globe. Petit à petit, les bateaux ont grandi, mais l'objectif du tour du monde était clair", explique Patricia Brochard, co-présidente de la société vendéenne.

- "On fera le tour" -

Ensemble, les deux parties montent un projet Imoca pour l'Everest des mers (6e en 2000/2001), puis tentent l'aventure ORMA, avant de faire partie des pionniers à imaginer le futur du large: des trimarans géants de 32 m de long et 23 de large.

À la barre de son premier maxi, il s'empare enfin, en 2016, du record tour du monde en solitaire sans escale (49 jours 3 heures), à la cinquième tentative, après deux tours du monde sans record (2008-2009 et 2011) et deux abandons (en 2007-2008 et en 2014).

Il est logiquement élu marin de l'année en 2017, ses pairs louant un sens de la navigation hors du commun et une ténacité à toute épreuve, parfaitement adaptée à des périples type tour du monde.

"Thomas ce n'est pas forcément l'homme le plus rapide de l'ouest, mais il n'a jamais mis un bateau à l'envers en quarante ans de carrière", affirme François Duguet, responsable du Sodebo Ultim 3 depuis sa mise à l'eau en 2019.

Dans une logique de transmission, Coville se tourne enfin vers le record autour du monde en équipage avec une nouvelle génération de marins. Les trois premiers essais, entre 2020 et 2025, échouent sur avaries.

Grand fidèle, il s'entête avec les mêmes garçons pendant deux ans. "Je ne serai pas reparti sans eux. Les échecs nous ont forgé un lien unique. On fera le tour", assure le marin, toujours très spirituel, juste avant de partir cet hiver.

Début janvier, aucun des six n'avait encore passé le cap Horn. Dimanche, ils ont terminé leur première visite du jardin de Thomas Coville.

P.Svatek--TPP