The Prague Post - Quand le cyclisme français cartonne à l'export

EUR -
AED 4.330984
AFN 77.242325
ALL 96.717297
AMD 445.508099
ANG 2.111042
AOA 1081.419041
ARS 1700.904617
AUD 1.693874
AWG 2.122741
AZN 2.013887
BAM 1.957162
BBD 2.377044
BDT 144.340433
BGN 1.980482
BHD 0.444608
BIF 3497.32967
BMD 1.179301
BND 1.503101
BOB 8.154639
BRL 6.222582
BSD 1.180216
BTN 106.658762
BWP 15.624872
BYN 3.380652
BYR 23114.291079
BZD 2.373541
CAD 1.61366
CDF 2629.840418
CHF 0.917832
CLF 0.025864
CLP 1021.27426
CNY 8.182046
CNH 8.182707
COP 4361.05349
CRC 585.107121
CUC 1.179301
CUP 31.251465
CVE 110.341308
CZK 24.246655
DJF 210.165343
DKK 7.467255
DOP 74.481825
DZD 153.173321
EGP 55.255774
ERN 17.689508
ETB 183.891253
FJD 2.605667
FKP 0.863465
GBP 0.869221
GEL 3.178211
GGP 0.863465
GHS 12.957961
GIP 0.863465
GMD 86.08881
GNF 10358.163363
GTQ 9.05226
GYD 246.910755
HKD 9.214607
HNL 31.174692
HRK 7.53491
HTG 154.823132
HUF 379.153977
IDR 19903.05564
ILS 3.68917
IMP 0.863465
INR 107.055134
IQD 1546.07577
IRR 49678.036498
ISK 144.806309
JEP 0.863465
JMD 184.588438
JOD 0.836111
JPY 185.206205
KES 152.129955
KGS 103.130147
KHR 4763.172883
KMF 494.126479
KPW 1061.405893
KRW 1731.142391
KWD 0.362493
KYD 0.983484
KZT 582.075012
LAK 25366.650286
LBP 105710.180544
LKR 365.224125
LRD 219.511807
LSL 19.066467
LTL 3.482168
LVL 0.713347
LYD 7.47617
MAD 10.832291
MDL 20.056956
MGA 5221.633248
MKD 61.636336
MMK 2476.27553
MNT 4209.108813
MOP 9.497108
MRU 47.077757
MUR 54.319021
MVR 18.22057
MWK 2046.423916
MXN 20.501834
MYR 4.657646
MZN 75.180118
NAD 19.066467
NGN 1613.448075
NIO 43.428929
NOK 11.513689
NPR 170.654743
NZD 1.972392
OMR 0.45343
PAB 1.180216
PEN 3.967144
PGK 5.13057
PHP 68.943679
PKR 330.45143
PLN 4.21679
PYG 7793.389651
QAR 4.301375
RON 5.093369
RSD 117.385242
RUB 90.661415
RWF 1722.498526
SAR 4.42244
SBD 9.502979
SCR 16.380355
SDG 709.350537
SEK 10.71536
SGD 1.502399
SHP 0.884781
SLE 28.833802
SLL 24729.342339
SOS 673.268465
SRD 44.659986
STD 24409.140703
STN 24.517059
SVC 10.326185
SYP 13042.562925
SZL 19.05726
THB 37.377957
TJS 11.046439
TMT 4.133448
TND 3.419765
TOP 2.839473
TRY 51.435072
TTD 7.991561
TWD 37.356109
TZS 3048.491552
UAH 50.927336
UGX 4212.913512
USD 1.179301
UYU 45.541495
UZS 14476.072549
VES 445.758072
VND 30621.128827
VUV 141.14774
WST 3.21518
XAF 656.413737
XAG 0.016021
XAU 0.000243
XCD 3.187119
XCG 2.12698
XDR 0.816368
XOF 656.410952
XPF 119.331742
YER 281.152835
ZAR 19.081557
ZMK 10615.136605
ZMW 21.922161
ZWL 379.734301
  • AEX

    1.0800

    986.27

    +0.11%

  • BEL20

    -18.2300

    5506.68

    -0.33%

  • PX1

    1.6500

    8239.79

    +0.02%

  • ISEQ

    -5.2800

    13194.58

    -0.04%

  • OSEBX

    31.2800

    1798.27

    +1.77%

  • PSI20

    31.6000

    8810.64

    +0.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    5.9600

    3981.13

    +0.15%

Quand le cyclisme français cartonne à l'export
Quand le cyclisme français cartonne à l'export / Photo: Sebastien Salom-Gomis - AFP

Quand le cyclisme français cartonne à l'export

Trois chez Ineos, quatre chez Visma, deux chez UAE... les Français n'ont jamais été aussi nombreux à courir pour des équipes étrangères. Et c'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

Taille du texte:

Historiquement, le cycliste tricolore s'exportait peu pour des raisons qui tiennent à la fois au confort et à la profusion d'équipes dans le pays, bastion traditionnel.

Entre 2020 et 2021, ils étaient une dizaine par saison, 15 ces dernières années, avant une brusque accélération cet hiver, avec 24 "expats" rien que dans le World Tour, la première division.

Benoît Cosnefroy a rejoint Tadej Pogacar chez UAE, Bruno Armirail l'équipe néerlandaise Visma de Jonas Vingegaard et Kevin Vauquelin a signé comme l'un des leaders de la formation britannique Ineos.

"Je voulais sortir de ma zone de confort, découvrir autre chose, une culture différente", souligne Vauquelin, 7e du dernier Tour de France, qui retrouve Axel Laurance, arrivé un an plus tôt, et le champion de France Dorion Godon, lui aussi fraîchement débarqué.

Chez Visma, ils sont carrément quatre avec aussi Christophe Laporte, Axel Zingle et Louis Barré. "C'est sûr que ça facilite les choses, surtout quand on ne parle pas anglais comme moi", explique Armirail.

Cette barrière de la langue en a refroidi plus d'un dans le passé.

Mais c'est en train de changer, assure Matthys Rondel, grimpeur de 22 ans qui, comme Julian Alaphilippe, évolue dans l'équipe suisse Tudor, en deuxième division.

- "Logique sociétale" -

"Avant d'être une logique sportive, ça reste une logique sociétale où on a quand même plus d'ouverture maintenant. On parle tous mieux anglais. Les films sont en anglais. Sur le téléphone, c'est anglais. On voit aussi avec les réseaux sociaux qu'on a pas mal d'opportunités. Dès qu'il y en a un qui fait le pas, on se dit qu'on peut le faire aussi", dit-il à l'AFP.

Lui-même, au moment de faire son choix pour 2023, avait des propositions en France. "Mais mon objectif était d'aller à l'étranger le plus tôt possible. Je voulais sortir de ma zone de confort. Et puis je voyais que les Français marchaient quand ils partaient, comme Christophe Laporte."

Franchir le pas n'est pourtant pas évident.

"Ca fait peur d'arriver avec ta valise au stage de décembre en ne connaissant personne. Tu te fais tout petit", souligne Cosnefroy.

S'y ajoutent les soucis administratifs. Rondel a vécu "une bonne galère" en devenant salarié en Suisse. "D'un point de vue juridique, je travaille dans le canton de Lucerne mais j'habite dans les Pyrénées. Ils ne savaient pas comment faire, parce que normalement, on doit vivre à la frontière pour être frontalier."

S'interrogeant sur "la mode" de ces départs, Marc Madiot, président-fondateur de Groupama-FDJ, a déclaré sur RMC, où il est consultant, "qu'à l'étranger le régime social est plus attractif" et que le coureur français y est "plus tranquille" face notamment la pression "médiatique".

Mais Benoît Cosnefroy assure que "les contrats à l'étranger sont souvent moins élevés qu'en France" et retient un autre aspect.

- "La chance d'être salarié en France" -

"Il faut se rendre compte de la chance qu'on a d'être salariés en France. Dans les équipes étrangères, on est indépendant la plupart du temps. C'est à nous de payer nos charges patronales, en plus des impôts et des taxes", dit-il à l'AFP.

L'intérêt de l'expatriation, plaident les intéressés, réside surtout dans la remise en question et la découverte de nouveaux horizons.

"Je pense que j'aurais progressé pareil en France car le travail que je fais ici n'est pas très différent de celui que je faisais avec Groupama-FDJ. En revanche ça m'a fait grandir en tant que personne. Je parle anglais, je suis plus à l'aise avec les autres, il a fallu s'adapter. Et peut-être que ça déteint aussi sur la performance", explique à l'AFP Lenny Martinez, parti début 2025 chez Bahrain.

"Ça veut dire aussi que le coureur français est bon, attractif", ajoute Ewen Costiou, courtisé par l'étranger avant finalement d'opter pour Groupama-FDJ.

Côte face, cette année record pour l'expatriation coïncide avec la difficulté des équipes françaises qui ne sont plus que deux dans le World Tour, contre quatre auparavant.

"Il y Arkea qui a arrêté, Cofidis qui redescend en deuxième division, souligne Cosnefroy. Du coup il y a moins de place pour les coureurs français et par vases communicants il partent plus à l'étranger", devenu à la fois un tremplin et un refuge.

A.Stransky--TPP