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Le XV de France a poursuivi son Tournoi comptablement parfait avec une troisième victoire bonifiée dimanche à Villeneuve d'Ascq contre l'Italie (33-8), et sont plus que jamais lancés vers le gain de compétition, et le Grand Chelem.
Les Bleus ont pris la tête dès la quatrième minute et ont marqué cinq essais, contre un pour les Italiens, malgré une prestation collective moins aboutie que sur les dernières sorties. Une nouvelle victoire bonifiée en Ecosse lors du prochain match, dans deux semaines, leur assurerait le gain du Tournoi, après leur début en fanfare contre l'Irlande (36-14) et au pays de Galles (54-12) et avant même le dernier choc contre l'Angleterre.
L'écart est confortable pour les Bleus, et montre bien la différence de niveau entre les deux sélections, même si les Bleus ont attendu les dix dernières minutes pour obtenir le bonus offensif.
L'absence de l'ouvreur Matthieu Jalibert, décidée samedi soir en raison d'une gêne au mollet, a sans doute un peu perturbé la belle mécanique bleue entrevue lors des deux démonstrations inaugurales. Les Français ont moins tenu le ballon face à des Italiens solides et prêts à exploiter les espaces laissés, mais collectivement trop limités pour faire dérailler le train conduit par le capitaine Antoine Dupont, rare Français pleinement rayonnant dimanche.
Les Italiens ont testé d'entrée les Français sur leur point fort, ils n'ont pas été déçus: une chandelle gagnée à la retombée par les Bleus qui s'est transformée un ballon de contre attaque par un ballon au ras récupéré pour un nouvel essai en vitesse de la fusée Louis Bielle-Biarrey (7-0, 4e).
C'est le huitième match consécutif dans le Tournoi dans lequel le Français marque au moins un essai (12 en tout dans cette série), ce qui n'a encore jamais été fait.
- Ecart en fin de match -
Loin des politesses de Galthié avant le match, en affirmant que "l'Italie peut gagner le Tournoi", les Bleus se sont montrés très efficaces, avec trois essais sur leur trois premières incursions dans les 22 mètres italiens et un net avantage à la demi-heure de jeu (19-0). Le scénario du match était plus proche du fantastique 73-24 de 2025 à Rome que du triste 13-13 de 2024, déjà à Villeneuve-d'Ascq.
Mais les Bleus n'ont pas dégagé une sensation de toute puissance, avec plusieurs scories malgré le toit fermé du stade Pierre-Mauroy, à l'image de cette touche non trouvée sur une pénalité de Ramos puis de cette intervention manquée d'Emilien Gailleton, qui a failli envoyer les flèches italiennes à l'essai (23e).
Les Italiens ont réduit l'écart en première période après un ballon au ras mal négocié par Thomas Ramos, qui a essayé de jouer depuis son en-but, puis une pénalité sur mêlée juste avant la mi-temps (19-8), une force italienne qui se confirme match après match.
Les Bleus n'ont pas douté au retour des vestiaires mais n'ont pas rassuré non plus, ni répondu à l'exigence du sélectionneur d'être "plus propre, plus précis" sur les lancements de jeu.
Les entrées des remplaçants, notamment Charles Ollivon, ont fait du bien à l'approche de l'heure de jeu et les Bleus sont repartis à l'assaut du camp italien, mais sans conclure à l'image d'un en-avant à cinq mètre de la ligne de Fabien Brau Boirie (63e).
Le travail a fini par payer en fin de partie, avec une exclusion de 10 minutes pour l'ailier Italien Louis Lynagh pour un en-avant volontaire. En supériorité numérique, les Bleus ont envoyé l'ailier de Toulon Gaël Dréan à l'essai pour sa première sélection et décrocher le bonus offensif à dix minutes de la fin (26-8, 73e). Emilien Gailleton a donné encore plus d'ampleur au score peu de temps après avec son deuxième essai dans le Tournoi.
S.Danek--TPP