The Prague Post - Abandon, omissions, discernement... la mort de Maradona revient devant la justice argentine

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Abandon, omissions, discernement... la mort de Maradona revient devant la justice argentine

Abandon, omissions, discernement... la mort de Maradona revient devant la justice argentine

"Abandonné" à son sort, ou "assassiné" par des omissions médicales délibérées? Conscient et décideur de ses soins, ou "sans plein usage de ses facultés mentales"? Les questions sur la mort en 2020 de Diego Maradona sont revenues mardi devant la justice argentine, avec l'ouverture d'un nouveau procès, dix mois après un premier avorté sur fond de scandale, pour un film tourné en catimini sur l'affaire.

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Sept professionnels de la santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés à San Isidro (nord de Buenos Aires), pendant au moins trois mois, pour des négligences pouvant avoir entraîné la mort de l'idole du football argentin.

Ils sont poursuivis pour "homicide avec dol éventuel", autrement dit négligences commises en sachant qu'elles peuvent entraîner la mort. Ils encourent entre huit et 25 ans de prison. Et nient tous une responsabilité dans la mort de l'astre du football, se retranchant derrière leur rôle individuel, segmenté.

Tee-shirts à l'effigie de Maradona, drapeaux, pancartes réclamant "Justice pour D1OS" ("Dieu" et "N°10")... Comme en 2025, le "procès bis" a drainé une poignée de fans aux abords de l’exigüe tribunal.

Comme Francisco Tesch, 34 ans, venu de la grande banlieue de Buenos Aires, avec l'espoir "que la lumière soit faite". "Du moment où il est mort, on s'est tous demandé qui est, qui était l'entourage de Diego, pourquoi on ne l'a pas protégé. Je crois qu'on est nombreux à se poser la question", confiait-il à l'AFP.

- "Multiples alarmes" -

Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit d'une résidence privée, où il était en convalescence après une neurochirurgie sans complication, pour un hématome à la tête.

Une hospitalisation à domicile "cruelle, lapidaire, dépourvue de tout", de la part de l'équipe médicale, a lancé le procureur Patricio Ferrari dans son exposé initial. Un "groupe d'improvisés" qui a "décidé de ne pas écouter de multiples alarmes", et a "abandonné Diego Maradona à son sort, le condamnant à mort".

"Diego Maradona a été assassiné", a tonné Fernando Burlando, avocat des filles aînées de Maradona, Dalma et Gianinna, présentes à l'audience. Accusant l'équipe médicale d'avoir "tout fait pour que la dégradation physique et mentale de Diego s'aggrave".

"Diego avait des milliers de chances, concrètes, réelles, de vivre et à cause de ces gens-là, Diego nous a quittés", a-t-il conclu.

Les avocats de la défense ont, eux, pointé les "gravissimes incohérences" de l'accusation, les "affirmations de tous types et de toutes couleurs", souvent contradictoires, selon Francisco Oneto, avocat de Leopoldo Luque, neurochirurgien et ancien médecin personnel de Maradona, principal accusé.

Maradona est mort d'un infarctus, ont rappelé plusieurs avocats de la défense, évoquant des expertises pas toutes d'accord. Et contestant le scenario d'une agonie "d'au moins 12 heures" évoqué par des médecins-légistes, et repris par l'accusation.

- Le corps a dit "stop" -

"Une détérioration progressive de sa santé qui, à un moment donné, a dit +stop+", a résumé Me Vadim Mischanchuk, en évoquant les addictions passées de la star.

Il a aussi réfuté l'idée d'un Diego sans discernement, à la merci de l'équipe médicale: "La personne en charge de la santé de Maradona était Maradona (...) qui parfois prenait des bonnes décisions, parfois non".

Le premier procès avait été annulé en mai, après plus de 20 audiences, 44 témoins entendus, sur fond de scandale. Une des trois juges, avait, à l'insu de tous, collaboré à la production d'une série documentaire sur l'affaire, avec elle-même en vedette.

Elle a depuis été destituée. Un nouveau trio de magistrats préside au deuxième procès.

Le premier, sans pour autant pointer de responsabilités individuelles, avait mis au jour de sévères failles autour de la fin de vie de la star.

En particulier sur le bien-fondé d'une hospitalisation à domicile et non en clinique -décision prise en accord avec la famille- mais aussi sur l'équipement médical inadapté -pas d'oxygène, pas de sérums, de moniteur cardiaque- et le niveau de suivi médical.

Le procès avait aussi soulevé la question de qui était décisionnaire dans l'entourage de la star. Ses filles et une ex-compagne ont dit avoir été tenues à l'écart, sous-informées par l'équipe médicale.

A quelles fins ? L'avocat Fernando Burlando avait au moment du premier procès évoqué un "intérêt pécuniaire" de tiers à la mort de Maradona, selon lui la "face B" de l'affaire. Il n'en a, à ce stade pas refait mention.

C.Sramek--TPP