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La Toyota N°7 a remporté dimanche les 24 Heures du Mans à l'issue d'une course extrêmement disputée, où les Hypercars japonaises ont d'abord caché leur jeu avant de damer le pion à BMW et Cadillac à l'issue d'une magnifique bataille.
L'équipage composé du Japonais Kamui Kobayashi, du Britannique Mike Conway et du Néerlandais Nick de Vries s'est imposé avec seulement 10 secondes d'avance sur la BMW N.20 de Robin Frijns, Rene Rast et Sheldon Van der Linde. La seconde Toyota N°8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa monte sur la troisième marche du podium.
Vainqueur cinq fois consécutivement entre 2018 et 2022, Toyota a remis la main sur la prestigieuse épreuve mancelle, après trois victoires des Ferrari 499P trois ces dernières années.
Comme le redoutaient leurs adversaires, les Hypercars japonaises ne s'étaient pas dévoilées en début de semaine, ne s'élançant qu'en 14e et 15e positions après des qualifications en demi-teinte.
- Coup de maître tactique -
Mais forte de ses cinq succès et avec deux équipages homogènes et performants, l'écurie japonaise, déjà victorieuse à Imola (Italie) en avril, a réussi un coup de maître tactiquement, peu après le départ donné samedi à 16H00 sous une forte chaleur.
Les deux Toyota TR010 à moteur hybride se sont en effet arrêtées très tôt pour leur premier ravitaillement, ce qui leur a permis de repartir sans être engluées dans le peloton et de bénéficier d'une piste libre.
Grâce à cette stratégie décalée elles sont remontées très rapidement dans le peloton de tête, où la bataille a toutefois fait rage jusqu'au drapeau à damier.
Cadillac, à la recherche de son premier succès au Mans, et BMW, vainqueur le mois dernier à Spa-Francorchamps (Belgique), ont ainsi constitué de solides adversaires, les voitures de tête échangeant leurs positions à de multiples reprises au gré des ravitaillements, Ferrari et Alpine restant à l'affut.
Mais Toyota a finalement réussi à conserver quelques secondes de marge pour remporter un nouveau succès. Conway et Kobayashi étaient déjà associés pour leur victoire en 2021. C'est en revanche un premier succès pour Nyck de Vries, qui atténuera probablement sa déception de ne pas avoir été gardé en Formule 1 à l'été 2023.
La Cadillac N.12 de Lynn-Stevens-Nato termine 4e, devant la Ferrari N°51 de Pier Guidi-Calado-Giovinazzi et l'Alpine N°35 de Habsburg-Milesi-Da Costa.
- Abandons de Bourdais et Pin -
La marque française filiale de Renault, qui va quitter l'endurance en fin de saison, a réussi une belle course, juste un ton en-dessous des cadors, et place ses deux Hypercars aux 6e et 10e places.
Le nombreux public venu assister à la course (quelque 400.000 spectateurs sur la semaine) a longtemps espéré une victoire de l'enfant du pays Sébastien Bourdais, au volant d'une Cadillac N°38 très véloce. Celui-ci était 3e à la mi-course, mais le Manceau a regagné son stand quelques minutes plus tard en raison d'un problème de direction assistée. La Cadillac a plongé au classement avant d'abandonner un peu plus tard.
Déception aussi pour Peugeot, qui avait pourtant montré son potentiel en réussissant la pole position le mois dernier à Spa. Mais les deux 9X8 de la marque au lion n'ont jamais été dans le coup cette semaine, elles terminent 11e et 12e.
Dans la catégorie intermédiaire Le Mans Prototype 2 (LMP2), la voiture N°43 de l'écurie polonaise Inter Europol a conservé sa couronne, avec le même équipage qu'en 2025 composé du Français Tom Dillmann, du Polonais Jakub Smiechowski, et du Britannique Nick Yelloly.
La jeune pilote française Doriane Pin, une des deux seules femmes dans la course, a longtemps été en tête mais a vu sa voiture abandonner à quatre heures de l'arrivée pour un problème de freins.
Enfin, la Corvette N°33 de Ben Keating, Nicky Catsburg et Jonny Edgar est sortie victorieuse en catégorie GT3.
Q.Pilar--TPP