The Prague Post - L'un des plus anciens fossiles d'Homo sapiens prend un coup de vieux

EUR -
AED 4.288121
AFN 76.478312
ALL 92.453474
AMD 425.256012
ANG 2.089806
AOA 1070.717796
ARS 1752.153897
AUD 1.630322
AWG 2.103195
AZN 1.985799
BAM 1.95376
BBD 2.354442
BDT 142.850857
BGN 1.980729
BHD 0.44074
BIF 3478.867889
BMD 1.167631
BND 1.483351
BOB 13.501903
BRL 6.001037
BSD 1.16898
BTN 111.871201
BWP 15.663646
BYN 3.497049
BYR 22885.56633
BZD 2.351045
CAD 1.6132
CDF 2656.360383
CHF 0.935742
CLF 0.027145
CLP 1079.343112
CNY 7.84794
CNH 7.846988
COP 3590.950869
CRC 531.944623
CUC 1.167631
CUP 30.94222
CVE 110.149998
CZK 24.110422
DJF 208.162668
DKK 7.475413
DOP 68.488495
DZD 155.087103
EGP 59.451266
ERN 17.514464
ETB 189.057115
FJD 2.558981
FKP 0.85592
GBP 0.856481
GEL 3.04166
GGP 0.85592
GHS 13.004423
GIP 0.85592
GMD 85.824034
GNF 10271.276277
GTQ 8.920686
GYD 244.564662
HKD 9.154921
HNL 31.348271
HRK 7.534254
HTG 152.930333
HUF 362.746156
IDR 20608.45248
ILS 3.487945
IMP 0.85592
INR 111.742868
IQD 1531.401141
IRR 1605025.483693
ISK 141.575316
JEP 0.85592
JMD 185.526301
JOD 0.827828
JPY 185.662079
KES 151.38195
KGS 102.10932
KHR 4719.073053
KMF 492.739771
KPW 1050.868185
KRW 1618.850335
KWD 0.360133
KYD 0.974183
KZT 538.208084
LAK 26331.508595
LBP 104686.302292
LKR 384.82822
LRD 212.168486
LSL 18.745029
LTL 3.447711
LVL 0.706288
LYD 7.429244
MAD 10.796628
MDL 20.12399
MGA 4998.781024
MKD 61.460832
MMK 2451.804134
MNT 4198.542214
MOP 9.439844
MRU 46.581367
MUR 54.417527
MVR 18.039484
MWK 2026.983728
MXN 19.73479
MYR 4.715474
MZN 74.588688
NAD 18.745029
NGN 1571.0493
NIO 43.01509
NOK 10.822094
NPR 178.994121
NZD 1.954684
OMR 0.448821
PAB 1.16898
PEN 3.919108
PGK 5.180591
PHP 72.001933
PKR 324.362549
PLN 4.313054
PYG 7041.648169
QAR 4.249563
RON 5.252879
RSD 117.237598
RUB 96.63665
RWF 1722.501623
SAR 4.391959
SBD 9.378713
SCR 16.037156
SDG 702.337197
SEK 11.05872
SGD 1.481788
SHP 0.865058
SLE 28.72405
SLL 24484.635993
SOS 668.102468
SRD 44.101721
STD 24167.602921
STN 24.474447
SVC 10.228321
SYP 15181.53731
SZL 18.732442
THB 38.584341
TJS 10.783841
TMT 4.086708
TND 3.39995
TOP 2.811375
TRY 56.112168
TTD 7.928722
TWD 37.183209
TZS 3097.96557
UAH 52.234465
UGX 4348.459991
USD 1.167631
UYU 47.020908
UZS 13858.531004
VES 909.563773
VND 30504.358182
VUV 137.488756
WST 3.171178
XAF 655.272863
XAG 0.016924
XAU 0.000253
XCD 3.155581
XCG 2.1068
XDR 0.825576
XOF 655.272863
XPF 119.331742
YER 276.816097
ZAR 18.705039
ZMK 10510.117889
ZMW 22.181841
ZWL 375.976685
  • AEX

    3.2000

    1105.97

    +0.29%

  • BEL20

    64.3200

    5807.17

    +1.12%

  • PX1

    31.2800

    8484.43

    +0.37%

  • ISEQ

    157.1300

    14186.95

    +1.12%

  • OSEBX

    17.6500

    2093.58

    +0.85%

  • PSI20

    72.4000

    9354.78

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    31.6700

    4311.41

    +0.74%

L'un des plus anciens fossiles d'Homo sapiens prend un coup de vieux

L'un des plus anciens fossiles d'Homo sapiens prend un coup de vieux

Un coup de vieux d'une trentaine de millénaires: l'un des plus anciens fossiles d'Homo sapiens découvert en Ethiopie aurait au moins 230.000 ans, un âge bien plus élevé qu'estimé, selon une étude qui fait, une nouvelle fois, reculer dans le temps les débuts de notre espèce.

Taille du texte:

Les restes d"Omo Kibish 1" furent déterrés en 1967 par l'équipe du célèbre paléoanthropologue kényan Richard Leakey, récemment décédé, dans la basse vallée de l'Omo (sud de l'Ethiopie), un site préhistorique mondialement réputé pour ses nombreux fossiles d'hominidés.

Bien que très abîmés, les ossements du corps et les fragments du crâne présentaient une morphologie étonnamment moderne, faisant d'Omo 1 le plus ancien fossile d'Homo sapiens connu d'Afrique de l'Est. Et même de tout le continent africain, avant d'être détrôné par la découverte en 2017 de restes d'Homo sapiens primitifs au Maroc, remontant à 300.000 ans.

A Omo 1, très difficile à dater en l'absence de dentition, on donna approximativement 130.000 ans. Une étude parue en 2005 est ensuite venue repousser le temps, à 195.000 ans, en se fondant sur l'analyse des sédiments environnants - marqueur chronologique beaucoup plus fiable en l'occurrence que la datation directe sur les os.

Mais "il restait encore beaucoup d'incertitude sur son âge", explique à l'AFP Céline Vidal, auteure principale d'une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Cette volcanologue de l'Université de Cambridge est donc partie refouiller le bassin sédimentaire d'Omo Kibish, alimenté par la rivière Kibish. Située dans le Grand Rift, la zone fut en proie à de violentes éruptions volcaniques entre 300.000 et 60.000 ans avant notre ère.

- Eruption volcanique colossale -

Les cendres, projetées sur des centaines de kilomètres à la ronde, sont venues au fil du temps s'intercaler entre les sédiments déposés par la rivière Kibish. Qui, en baissant de niveau, a peu à peu révélé le passé géologique, faisant d'Omo Kibish une véritable "bibliothèque", selon Céline Vidal.

C'est en effet grâce à l'examen de ces différentes couches que les scientifiques ont pu évaluer l'âge des restes humains - par une méthode de datation, appelée "argon-argon", des gaz rares contenus dans les roches.

Au début des années 2000, il a été estimé que la cendre volcanique située en-dessous des sédiments contenant les fossiles avait 195.000 ans environ. Cela signifiait qu'Omo 1 avait au maximum cet âge - "il ne pouvait qu'être plus jeune que le niveau de cendres en-dessous de lui", décrypte la volcanologue.

Pour être plus précis, il aurait fallu examiner l'épaisse couche de cendres située au-dessus, forcément déposée après. "Hélas, c'était presque impossible tant les cendres étaient fines, presque comme de la farine", souligne-t-elle.

Grâce à des méthodes plus perfectionnées, son équipe a pu examiner la couche de cendres recouvrant les restes, et relier ces dépôts volcaniques à une explosion colossale du volcan Shala survenue il y a 233.000 ans. Ces analyses ont permis de dater les fossiles d'Omo sous cette couche, à environ "233.000 - avec une marge d'erreur de 22.000 ans", détaille l'étude.

Et il s'agit d'un âge minimum, c'est-à-dire que ces restes humains pourraient être encore plus vieux.

"C'est un saut considérable dans le temps !", se réjouit Aurélien Mounier, paléoanthropologue au Musée de l'Homme, l'un des auteurs. Et surtout, l'échelle de temps s'aligne de manière plus cohérente sur les derniers modèles de l'évolution humaine.

"On se rapproche de la date avancée par la génétique, selon laquelle c'est aux alentours de 300.000 ans que l'homme moderne a divergé des autres lignées humaines", développe ce chercheur CNRS.

Omo 1 se rapproche aussi de l'âge des fossiles marocains de Jebel Irhoud - 300.000 ans également. Mais c'est le crâne éthiopien qui, à ses yeux, constitue désormais "la preuve la plus solide de la présence la plus ancienne de Sapiens" dans l'ensemble de son berceau africain.

Car, lorsqu'on compare les voûtes crâniennes des deux spécimens, Omo 1 "est le seul à posséder pleinement les caractéristiques morphologiques de l'homme moderne". La forme plus allongée du crâne de Jebel Irhoud supposant, elle, une forme plus primitive de notre espèce.

C.Zeman--TPP