The Prague Post - Les effets du Covid sur le cerveau se confirment

EUR -
AED 4.195901
AFN 73.12095
ALL 93.795314
AMD 417.775471
ANG 2.045567
AOA 1047.688536
ARS 1699.508542
AUD 1.648263
AWG 2.056532
AZN 1.938537
BAM 1.955694
BBD 2.297685
BDT 140.60236
BGN 1.931861
BHD 0.430173
BIF 3403.644845
BMD 1.142518
BND 1.475833
BOB 7.910604
BRL 5.900075
BSD 1.140943
BTN 108.95408
BWP 15.492362
BYN 3.278265
BYR 22393.351198
BZD 2.294385
CAD 1.618268
CDF 2584.375411
CHF 0.922646
CLF 0.027147
CLP 1068.436842
CNY 7.772835
CNH 7.771561
COP 3821.653885
CRC 518.967258
CUC 1.142518
CUP 30.276725
CVE 110.258526
CZK 24.266508
DJF 203.14985
DKK 7.475409
DOP 67.185761
DZD 152.172156
EGP 56.692766
ERN 17.137769
ETB 184.127266
FJD 2.557188
FKP 0.854481
GBP 0.852941
GEL 3.016184
GGP 0.854481
GHS 13.022292
GIP 0.854481
GMD 83.981638
GNF 10005.456327
GTQ 8.704489
GYD 238.637033
HKD 8.955929
HNL 30.535673
HRK 7.533422
HTG 149.303194
HUF 360.343308
IDR 20660.151516
ILS 3.476396
IMP 0.854481
INR 109.220486
IQD 1494.296461
IRR 1570676.508042
ISK 143.203578
JEP 0.854481
JMD 180.714135
JOD 0.810012
JPY 185.61403
KES 147.681509
KGS 99.913321
KHR 4594.790546
KMF 492.425393
KPW 1028.266526
KRW 1720.929102
KWD 0.3541
KYD 0.950653
KZT 535.243259
LAK 25699.940937
LBP 102159.990114
LKR 382.310899
LRD 207.058749
LSL 18.703029
LTL 3.373558
LVL 0.691098
LYD 7.319634
MAD 10.67992
MDL 20.067173
MGA 4841.567415
MKD 61.641651
MMK 2398.759996
MNT 4096.811428
MOP 9.21148
MRU 45.514324
MUR 53.904041
MVR 17.651946
MWK 1978.123259
MXN 20.070159
MYR 4.664328
MZN 73.009805
NAD 18.702866
NGN 1571.065232
NIO 41.977535
NOK 11.147262
NPR 174.325002
NZD 1.997213
OMR 0.439303
PAB 1.140838
PEN 3.886506
PGK 5.015706
PHP 70.371068
PKR 317.115456
PLN 4.309635
PYG 6933.653585
QAR 4.147756
RON 5.233991
RSD 117.337768
RUB 87.747672
RWF 1677.450123
SAR 4.290695
SBD 9.229341
SCR 15.120774
SDG 686.076599
SEK 11.069553
SGD 1.477624
SHP 0.853005
SLE 27.791737
SLL 23958.033674
SOS 651.978839
SRD 42.964956
STD 23647.814173
STN 24.498562
SVC 9.982501
SYP 126.284902
SZL 18.712065
THB 38.272073
TJS 10.563826
TMT 3.998813
TND 3.372902
TOP 2.750909
TRY 53.55336
TTD 7.748613
TWD 36.692764
TZS 3003.106007
UAH 50.757565
UGX 4214.770979
USD 1.142518
UYU 45.937504
UZS 13704.255343
VES 782.72206
VND 30051.648804
VUV 136.874706
WST 3.16304
XAF 655.898397
XAG 0.019774
XAU 0.000281
XCD 3.087712
XCG 2.055682
XDR 0.815727
XOF 655.924229
XPF 119.331742
YER 270.862399
ZAR 18.734208
ZMK 10284.032815
ZMW 20.733964
ZWL 367.890304
  • AEX

    -2.8100

    1076.15

    -0.26%

  • BEL20

    -93.8800

    5630.3

    -1.64%

  • PX1

    -183.9200

    8252.66

    -2.18%

  • ISEQ

    -182.8800

    13777.43

    -1.31%

  • OSEBX

    10.9000

    1956.76

    +0.56%

  • PSI20

    -163.7100

    9085.24

    -1.77%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -69.5800

    4600.38

    -1.49%

  • N150

    -43.0200

    4175.05

    -1.02%

Les effets du Covid sur le cerveau se confirment
Les effets du Covid sur le cerveau se confirment

Les effets du Covid sur le cerveau se confirment

Le Covid, avant tout une maladie respiratoire, pourrait aussi frapper le cerveau. Soupçonnés depuis le début de la pandémie, les effets neurologiques de la maladie semblent désormais avérés par des travaux récents, y compris en cas de formes légères.

Taille du texte:

On observe "un impact délétère lié au SARS-Cov-2", le virus à l'origine du Covid, dans les cerveaux de personnes infectées des mois plus tôt, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature.

Ce travail est important car il apporte les preuves les plus solides en date que le Covid peut avoir des conséquences à long terme sur le cerveau, en particulier la "substance grise" qui comprend les neurones.

L'idée n'est pas nouvelle. Elle est quasiment évoquée depuis le début de la pandémie début 2020, nombre de médecins ayant alors constaté des troubles neurologiques chez des patients atteints du Covid.

Depuis, de multiples études sont allés dans ce sens. Certaines ont montré que la proportion de troubles cognitifs étaient plus élevée chez les anciens malades du Covid. D'autres ont directement observé le cerveau de patients et y ont constaté des anomalies.

Toutefois, la première catégorie d'études ne peut mettre en évidence un mécanisme direct de cause à effet. Quant aux seconds travaux, ils étaient réalisés sur un petit nombre de patients, généralement atteints de formes graves. Dans certains cas, il s'agissait même d'autopsies de patients décédés.

L'étude publiée lundi est bien plus concluante. Elle étudie un nombre relativement important de personnes - plusieurs centaines - et s'intéresse à l'état de leur cerveau, selon qu'elles aient été atteintes ou non par le Covid.

Quand elles ont attrapé le Covid, la plupart de ces personnes n'ont pas été hospitalisées. Ce travail donne donc une idée des effets neurologiques d'un Covid sans gravité, comme en ont subi la grande majorité des gens.

Enfin, pour chaque cas étudié, l'étude dispose d'un point de repère qui remonte avant l'apparition du Covid. En effet, les patients avaient tous réalisé une imagerie cérébrale plusieurs années auparavant, dans le cadre d'une opération réalisée par Biobank, une organisation qui compile depuis des années des données sanitaires au Royaume-Uni.

- L'odorat, un rôle central -

Quels sont les résultats ? Les anciens malades du Covid ont globalement vu leur cerveau se réduire. En moyenne, une infection au virus se solde, plusieurs mois après, par une perte ou la lésion de 0,2% à 2% des tissus cérébraux en plus de ce qui est observé chez les non malades.

"Pour se faire une idée de l'ampleur de ces effets, on peut les comparer à ce qui se passe lors d'un vieillissement normal: on sait que les gens perdent chaque année entre 0,2% et 0,3% de substance grise dans les régions liées à la mémoire", explique Gwenaëlle Douaud, principale chercheuse à avoir contribué à cette étude, dans une présentation sur son site internet.

Faut-il pour autant s'affoler et imaginer un virus qui remonte systématiquement au sein du cerveau et attaque irrémédiablement les neurones ? Loin de là, et l'étude ne permet de conclure ni sur les mécanismes de ces atteintes cérébrales ni sur leur irréversibilité.

Les chercheurs font une observation cruciale, mais qui peut être interprétée de plusieurs façons: après une infection au Covid, les zones du cerveau les plus frappées sont celles liées à la perception des odeurs.

Or, la perte de l'odorat est l'un des symptômes les plus courants du Covid. C'est probablement car le nerf olfactif est attaqué par le virus ou, comme le suggère une récente étude, par la réponse immunitaire à l'infection.

Mme Douaud formule donc plusieurs hypothèses: le cerveau pourrait être frappé par une inflammation, par exemple transmise par le canal olfactif, provoquée par le virus lui-même ou par la réaction de l'organisme à celui-ci.

Mais il est aussi possible de prendre les choses dans l'autre sens. Et si c'était la perte de l'odorat elle-même qui affectait le cerveau ?

"On sait en effet qu'une perte durable d'odorat (...) provoque une diminution de la substance grise dans les régions du cerveau liées à l'olfaction", remarque Mme Douaud.

Or cet effet est réversible: "On peut penser qu'avec le retour de l'odorat, ces anomalies cérébrales deviendront moins marquées au fil du temps", conclut la chercheuse.

I.Mala--TPP