The Prague Post - La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

EUR -
AED 4.291609
AFN 76.58073
ALL 92.528619
AMD 425.601652
ANG 2.091505
AOA 1071.587743
ARS 1752.352384
AUD 1.628755
AWG 2.104905
AZN 1.992911
BAM 1.955348
BBD 2.356355
BDT 142.966963
BGN 1.982339
BHD 0.441098
BIF 3481.695453
BMD 1.16858
BND 1.484557
BOB 13.512877
BRL 6.005918
BSD 1.16993
BTN 111.962128
BWP 15.676378
BYN 3.499891
BYR 22904.167326
BZD 2.352956
CAD 1.610987
CDF 2658.519697
CHF 0.935016
CLF 0.027365
CLP 1076.998257
CNY 7.854318
CNH 7.851268
COP 3559.471204
CRC 532.376979
CUC 1.16858
CUP 30.967369
CVE 110.239526
CZK 24.11458
DJF 208.331859
DKK 7.475768
DOP 68.544161
DZD 155.213138
EGP 59.459453
ERN 17.528699
ETB 189.210777
FJD 2.561058
FKP 0.856616
GBP 0.855693
GEL 3.044158
GGP 0.856616
GHS 13.014993
GIP 0.856616
GMD 85.887752
GNF 10279.624594
GTQ 8.927937
GYD 244.76344
HKD 9.16124
HNL 31.37375
HRK 7.538165
HTG 153.054632
HUF 362.813116
IDR 20640.627932
ILS 3.490784
IMP 0.856616
INR 111.833746
IQD 1532.645838
IRR 1606330.020829
ISK 141.620423
JEP 0.856616
JMD 185.677094
JOD 0.828537
JPY 185.608474
KES 151.237378
KGS 102.192108
KHR 4722.908635
KMF 493.140563
KPW 1051.722312
KRW 1615.900655
KWD 0.360425
KYD 0.974975
KZT 538.64553
LAK 26352.910393
LBP 104771.389521
LKR 385.141002
LRD 212.340932
LSL 18.760265
LTL 3.450513
LVL 0.706863
LYD 7.435282
MAD 10.805403
MDL 20.140346
MGA 5002.843947
MKD 61.510786
MMK 2453.796919
MNT 4201.954717
MOP 9.447517
MRU 46.619227
MUR 55.378703
MVR 18.054268
MWK 2028.631226
MXN 19.768752
MYR 4.717093
MZN 74.648547
NAD 18.760265
NGN 1576.040615
NIO 43.050052
NOK 10.865065
NPR 179.139605
NZD 1.953877
OMR 0.449186
PAB 1.16993
PEN 3.922294
PGK 5.184802
PHP 72.06047
PKR 324.626186
PLN 4.313714
PYG 7047.3715
QAR 4.253017
RON 5.2544
RSD 117.332887
RUB 96.651044
RWF 1723.901642
SAR 4.395529
SBD 9.386336
SCR 16.050191
SDG 702.907438
SEK 11.059388
SGD 1.482747
SHP 0.865761
SLE 28.750655
SLL 24504.536685
SOS 668.64549
SRD 44.13736
STD 24187.245934
STN 24.49434
SVC 10.236635
SYP 15193.876603
SZL 18.747668
THB 38.131016
TJS 10.792606
TMT 4.09003
TND 3.402714
TOP 2.81366
TRY 56.18287
TTD 7.935166
TWD 37.204069
TZS 3100.483345
UAH 52.27692
UGX 4351.994345
USD 1.16858
UYU 47.059126
UZS 13869.79498
VES 910.303051
VND 30529.151601
VUV 137.600505
WST 3.173755
XAF 655.805457
XAG 0.016781
XAU 0.000252
XCD 3.158146
XCG 2.108513
XDR 0.826247
XOF 655.805457
XPF 119.331742
YER 277.04111
ZAR 18.685401
ZMK 10518.613967
ZMW 22.19987
ZWL 376.282272
  • AEX

    3.2000

    1105.97

    +0.29%

  • BEL20

    64.3200

    5807.17

    +1.12%

  • PX1

    31.2800

    8484.43

    +0.37%

  • ISEQ

    157.1300

    14186.95

    +1.12%

  • OSEBX

    17.6500

    2093.58

    +0.85%

  • PSI20

    72.4000

    9354.78

    +0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    31.6700

    4311.41

    +0.74%

La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé
La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

La tournée caribéenne du prince William confronte la monarchie à son passé

L'événement devait célébrer l'attachement de la monarchie britannique aux anciennes colonies, à l'occasion des 70 ans de règne d'Elizabeth II. La tournée du prince William aux Caraïbes a donné lieu à une confrontation difficile, signe des difficultés attendant la royauté.

Taille du texte:

Au Belize, en Jamaïque et aux Bahamas, trois pays indépendants membres du Commonwealth dont Elizabeth II est la cheffe d'Etat, le prince de 39 ans et son épouse Kate ont été appelés à s'excuser pour le passé esclavagiste du Royaume-Uni.

Manifestations et velléités de couper le cordon ont souvent éclipsé les belles images et articles élogieux marquant généralement les déplacements du couple adoré des Britanniques et de leurs redoutables tabloïds.

La famille royale britannique a bénéficié "du sang, de la sueur et des larmes" des esclaves, a ainsi affirmé le Comité national de réparations des Bahamas, appelant à des dédommagements après que les territoires et peuples colonisés ont été "pillés" pendant des siècles.

De son côté, le Premier ministre jamaïcain Andrew Holness a estimé "inévitable" la transition de son pays vers un régime républicain, comme l'a fait la Barbade en novembre dernier.

"Ca ne va pas changer le prix de la nourriture mais ça a des implications psychologiques dans les esprits et la conscience du peuple", a-t-il affirmé au journal The Jamaican Observer.

"La reine Elizabeth est la reine d'Angleterre, pas de la Jamaïque. Elle devrait rester en Angleterre", abonde Tameka Thomas, vendeuse rencontrée par l'AFP en marge de la visite princière.

- Pas d'excuses -

Ces revendications semblent annoncer des temps difficiles pour la monarchie, surtout quand Charles deviendra roi à la mort d'Elizabeth II, bientôt 96 ans, très populaire et très attachée au Commonwealth.

Le rôle joué par la monarchie britannique dans le commerce d'esclaves remonte au XVIe siècle, quand la reine Elizabeth Ière avait financé un des grands esclavagistes de l'époque, John Hawkins.

Au XVIIe siècle, le roi Charles II avait encouragé le commerce esclavagiste, investissant des fonds privés dans la Compagnie royale d'Afrique, qui a transporté des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants d'un côté à l'autre de l'Atlantique dans des conditions inhumaines.

Plus tard, le futur roi William IV tentera de s'opposer au mouvement abolitionniste. En vain. Le commerce transatlantique des esclaves est interdit en 1807 au Royaume-Uni, en 1833 dans tous les territoires britanniques.

Si elle est revenue ces dernières années sur son passé esclavagiste, Charles qualifiant l'esclavage de "terrible atrocité" et son fils William exprimant cette semaine sa "profonde tristesse", la famille royale n'a formellement prononcé aucune excuse.

Les critiques qui entourent la visite princière aux Caraïbes illustrent le récent travail d'introspection du Royaume-Uni sur son passé colonial, dans la foulée du mouvement Black Lives Matter. Les appels à retirer les statues et les monuments de personnages historiques liés à l'esclavage et au racisme s'y sont multipliés, donnant lieu à des débats parfois difficiles.

- "Inégalité, pauvreté, héritage" -

Pour Olivette Otele, professeure d'histoire et de mémoire de l'esclavage à l'université de Bristol, les manifestations aux Caraïbes étaient prévisibles, surtout après le scandale ces dernières années concernant le sort de la "génération Windrush" venue aider à la reconstruction du Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale.

Ces dizaines de milliers d'immigrés caribéens arrivés légalement avaient ensuite été privés de droits, voire renvoyés faute de documents nécessaires.

"Les excuses n'ont jamais été suffisantes", affirme la professeure Otele. "Elles sont une étape importante (...) mais de nos jours, les gens veulent plus. Ils veulent du changement".

"Si le but de la visite est de garder ces pays (sous la couronne britannique) et de garder la reine à la tête de ces Etats, (la famille royale) n'a peut-être pas compris que le débat est plus large ici", affirme-t-elle. "Il s'agit d'inégalité, de pauvreté et d'héritage du passé".

A l'approche des festivités prévues en juin au Royaume-Uni pour célébrer les 70 ans de règne d'Elizabeth II, elle avertit: "Aussi magnifique que le jubilé soit (au Royaume-Uni), il semble gênant d'attendre que les gens le célèbrent sans regarder ce qui se passe là-bas".

Le prince William n'est en tout cas pas resté à l'écart du débat, vendredi, lors d'une réception à Nassau. "L'an prochain, je sais que vous êtes tous impatients de célébrer les 50 ans de votre indépendance - vos noces d'or. Et avec la Jamaïque qui célèbre cette année ses 60 ans d'indépéndance et le Belize qui a fêté l'an dernier ses 40 ans d'indépendance, je veux vous dire ceci: nous soutenons avec fierté et respect vos décisions concernant votre avenir. Les relations évoluent. L'amitié demeure", a-t-il déclaré.

Q.Fiala--TPP