The Prague Post - Les raisins de la colère: le Japon peine à protéger ses fruits de copies chinoises

EUR -
AED 4.336089
AFN 73.761242
ALL 96.307841
AMD 445.120196
ANG 2.11312
AOA 1082.693899
ARS 1670.734605
AUD 1.659264
AWG 2.120816
AZN 2.005897
BAM 1.955959
BBD 2.376894
BDT 144.211742
BGN 1.945361
BHD 0.445145
BIF 3501.385083
BMD 1.180691
BND 1.493922
BOB 8.154664
BRL 6.083272
BSD 1.180096
BTN 107.379743
BWP 15.532265
BYN 3.416278
BYR 23141.546188
BZD 2.373493
CAD 1.611915
CDF 2544.389286
CHF 0.907078
CLF 0.025943
CLP 1024.237118
CNY 8.077581
CNH 8.10352
COP 4451.913983
CRC 556.845338
CUC 1.180691
CUP 31.288315
CVE 110.273979
CZK 24.239247
DJF 210.14711
DKK 7.471844
DOP 71.2358
DZD 153.46149
EGP 56.610328
ERN 17.710367
ETB 183.046504
FJD 2.591026
FKP 0.874538
GBP 0.877325
GEL 3.15214
GGP 0.874538
GHS 12.580024
GIP 0.874538
GMD 86.189875
GNF 10349.842686
GTQ 9.051737
GYD 246.900103
HKD 9.237302
HNL 31.229543
HRK 7.537177
HTG 154.692595
HUF 376.969946
IDR 19828.526872
ILS 3.709366
IMP 0.874538
INR 107.519522
IQD 1545.92587
IRR 1551482.459779
ISK 143.513011
JEP 0.874538
JMD 183.994981
JOD 0.837113
JPY 184.271694
KES 152.309453
KGS 103.251736
KHR 4731.38523
KMF 493.528798
KPW 1062.5859
KRW 1701.688843
KWD 0.362024
KYD 0.98348
KZT 587.787858
LAK 25259.056596
LBP 105679.804466
LKR 364.949714
LRD 216.547631
LSL 18.779029
LTL 3.486273
LVL 0.714188
LYD 7.453607
MAD 10.80718
MDL 20.197644
MGA 5005.407541
MKD 61.679015
MMK 2479.392289
MNT 4231.300656
MOP 9.510774
MRU 47.100835
MUR 54.74866
MVR 18.253199
MWK 2046.466624
MXN 20.347641
MYR 4.594044
MZN 75.452031
NAD 18.779029
NGN 1605.787542
NIO 43.433536
NOK 11.24714
NPR 171.807989
NZD 1.971477
OMR 0.45398
PAB 1.180096
PEN 3.959522
PGK 5.150419
PHP 68.171929
PKR 329.843856
PLN 4.221974
PYG 7601.618925
QAR 4.289749
RON 5.097987
RSD 117.41025
RUB 91.385915
RWF 1724.14038
SAR 4.42886
SBD 9.502804
SCR 16.027893
SDG 710.185434
SEK 10.690491
SGD 1.494088
SHP 0.885824
SLE 28.9299
SLL 24758.501927
SOS 673.254817
SRD 44.538068
STD 24437.922628
STN 24.501995
SVC 10.325841
SYP 130.527719
SZL 18.775529
THB 36.679322
TJS 11.228814
TMT 4.144226
TND 3.420579
TOP 2.842821
TRY 51.904404
TTD 8.010652
TWD 37.044183
TZS 3028.472757
UAH 50.880943
UGX 4254.34639
USD 1.180691
UYU 45.333691
UZS 14338.167416
VES 484.75856
VND 30751.100534
VUV 140.405241
WST 3.192811
XAF 656.010412
XAG 0.012808
XAU 0.000226
XCD 3.190877
XCG 2.126873
XDR 0.816406
XOF 656.010412
XPF 119.331742
YER 281.594871
ZAR 18.850489
ZMK 10627.634288
ZMW 22.298816
ZWL 380.182063
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

Les raisins de la colère: le Japon peine à protéger ses fruits de copies chinoises
Les raisins de la colère: le Japon peine à protéger ses fruits de copies chinoises / Photo: Philip FONG - AFP

Les raisins de la colère: le Japon peine à protéger ses fruits de copies chinoises

La précieuse variété de raisin blanc que cultive Yuki Nakamura au Japon a nécessité 33 ans de développement. Mais elle est désormais cultivée, sans scrupule, en Chine et en Corée du Sud, qui privent l'archipel nippon de toute redevance.

Taille du texte:

Emballés comme des bijoux, les raisins de table sans pépins Shine Muscat figurent parmi les nombreuses nouvelles variétés de fruits que le Japon a patiemment développées. Et leur prix est aussi juteux que leurs grains, en atteignant parfois l'équivalent de 100 euros le kilo dans des grands magasins de Tokyo.

"Ce qui est génial avec le Shine Muscat, c'est que chaque grain de raisin devient gros, il pousse facilement et il est sucré mais pas trop", explique M. Nakamura à l'AFP dans son exploitation agricole à Ueda, près de Nagano, au coeur des Alpes japonaises (centre du pays).

Ce viticulteur de 35 ans rêve d'exporter ses raisins dans des endroits où les fruits japonais sont prisés, comme à Hong Kong ou en Thaïlande.

Mais là-bas ainsi que sur internet, on trouve des reproductions de Shine Muscat venues de Chine et de Corée du Sud, vendues nettement moins cher.

Selon le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont prélevé des plants de vigne Shine Muscat et les ont greffés avec succès dans leurs pays pour produire des raisins d'apparence et de goût quasi similaires.

Les clients "font attention au prix", déclare Sau, un vendeur de fruits dans un marché animé de Hong Kong, où d'authentiques Shine Muscat japonais sont vendus deux ou trois fois plus chers que leurs copies chinoises.

"Mais vous pouvez sentir la différence" de qualité entre un Shine Muscat japonais et ses imitations, assure à l'AFP ce vendeur qui préfère ne donner que son prénom.

- Négligence et naïveté -

Les premières reproductions chinoises de Shine Muscat ont été découvertes en 2016, une décennie après l'enregistrement de cette nouvelle variété de raisin dans l'archipel nippon.

Mais le Japon n'a aucun moyen légal d'obliger la Chine ou la Corée du Sud d'arrêter de cultiver du Shine Muscat ou de lui verser des redevances: car, aussi invraisemblable que cela paraisse, Tokyo n'a pas enregistré cette variété à l'étranger dans les délais impartis suivant les règles internationales, explique à l'AFP le ministère nippon de l'Agriculture.

Les producteurs japonais ont péché par naïveté, ne s'étant pas imaginés qu'il viendrait à d'autres pays l'idée de reproduire le Shine Muscat.

"Il était difficile" de faire prendre conscience aux agriculteurs de la nécessité de considérer les fruits en "propriété intellectuelle", ajoute le ministère.

Le Japon ne peut pas exporter ses raisins en Chine continentale, du fait de règles de quarantaine chinoises très strictes.

Mais si jamais Pékin reconnaissait les droits du Japon sur le Shine Muscat, "cela pourrait rapporter une redevance supérieure à dix milliards de yens (62,7 millions d'euros au cours actuel) par an", souligne auprès de l'AFP Yasunori Ebihara, directeur de la protection des marques déposées pour les végétaux au sein du ministère de l'Agriculture.

Le ministère déplore aussi que de nouvelles variétés de fraises, cerises ou encore d'agrumes créées au Japon soient reproduites à l'étranger. Mais là aussi, Tokyo a négligé de verrouiller suffisamment la propriété intellectuelle.

Les Japonais vénèrent leurs fruits, au point de dépenser parfois des sommes folles pour acquérir leurs plus beaux spécimens. En 2019 par exemple, une paire de melons Yubari de l'île de Hokkaido (nord) s'était vendue au prix record de 5 millions de yens (plus de 40.000 euros à l'époque).

"Aussi, les agriculteurs japonais s'efforcent de produire des fruits de meilleure qualité, toujours plus sucrés et délicieux", selon M. Ebihara.

Depuis 2020 le Japon interdit d'emporter à l'étranger des graines et jeunes plants de variétés protégées sur son territoire, sous peine de sanctions sévères pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

Dans son exploitation agricole près de Nagano, Yuki Nakamura se réjouit que les raisins Shine Muscat soient à présent connus dans toute l'Asie.

Mais il "n'aime pas voir que quelque chose que le Japon a mis tant de temps à produire" soit cultivé et vendu à l'étranger sans respect de tout ce labeur.

burs-nf-etb/ep/lth/tmt

S.Janousek--TPP