The Prague Post - Le Brésil fustige la volte-face de Meta sur le fact-checking

EUR -
AED 4.33425
AFN 74.352557
ALL 96.222643
AMD 442.346755
ANG 2.112226
AOA 1082.236058
ARS 1649.331973
AUD 1.658726
AWG 2.124345
AZN 2.002562
BAM 1.951594
BBD 2.3665
BDT 143.580588
BGN 1.944538
BHD 0.444969
BIF 3485.174777
BMD 1.180192
BND 1.487289
BOB 8.118505
BRL 6.053435
BSD 1.174968
BTN 106.754946
BWP 15.463676
BYN 3.36904
BYR 23131.757688
BZD 2.363008
CAD 1.613977
CDF 2519.709624
CHF 0.912756
CLF 0.025575
CLP 1009.831187
CNY 8.077527
CNH 8.069118
COP 4362.861934
CRC 557.199251
CUC 1.180192
CUP 31.275081
CVE 110.027893
CZK 24.241496
DJF 209.229117
DKK 7.472018
DOP 71.406122
DZD 153.349366
EGP 56.45152
ERN 17.702876
ETB 182.109958
FJD 2.588809
FKP 0.870985
GBP 0.87264
GEL 3.1511
GGP 0.870985
GHS 12.525009
GIP 0.870985
GMD 86.153965
GNF 10304.749885
GTQ 9.013576
GYD 245.820264
HKD 9.231719
HNL 31.08601
HRK 7.532338
HTG 154.197056
HUF 374.912648
IDR 19784.733973
ILS 3.659993
IMP 0.870985
INR 107.257299
IQD 1539.183102
IRR 1546841.879648
ISK 143.322556
JEP 0.870985
JMD 183.185241
JOD 0.836741
JPY 184.08453
KES 152.130146
KGS 103.207371
KHR 4712.824025
KMF 492.139563
KPW 1062.168505
KRW 1683.93891
KWD 0.361843
KYD 0.97909
KZT 589.759085
LAK 25163.77275
LBP 105203.847853
LKR 363.466739
LRD 215.605376
LSL 18.678249
LTL 3.484799
LVL 0.713886
LYD 7.434978
MAD 10.785058
MDL 20.126628
MGA 4939.355822
MKD 61.61499
MMK 2478.476347
MNT 4212.014447
MOP 9.464903
MRU 46.846048
MUR 54.678398
MVR 18.24598
MWK 2037.409438
MXN 20.27488
MYR 4.587383
MZN 75.420151
NAD 18.678249
NGN 1593.163859
NIO 43.236643
NOK 11.274733
NPR 170.807914
NZD 1.971079
OMR 0.453804
PAB 1.174968
PEN 3.945897
PGK 5.053089
PHP 68.020369
PKR 328.455288
PLN 4.219326
PYG 7567.691829
QAR 4.28327
RON 5.094532
RSD 117.455058
RUB 90.934888
RWF 1716.600772
SAR 4.426406
SBD 9.498711
SCR 16.129762
SDG 709.88271
SEK 10.672019
SGD 1.491249
SHP 0.885449
SLE 28.855377
SLL 24748.02948
SOS 670.255617
SRD 44.625433
STD 24427.58578
STN 24.447213
SVC 10.280845
SYP 130.707315
SZL 18.680744
THB 36.656165
TJS 11.144384
TMT 4.130671
TND 3.41085
TOP 2.841619
TRY 51.787871
TTD 7.975812
TWD 36.857333
TZS 3022.662195
UAH 50.847425
UGX 4229.884713
USD 1.180192
UYU 45.082848
UZS 14320.140484
VES 484.553515
VND 30769.368395
VUV 140.401096
WST 3.203715
XAF 654.54647
XAG 0.013526
XAU 0.000228
XCD 3.189527
XCG 2.117537
XDR 0.814046
XOF 654.54647
XPF 119.331742
YER 281.416565
ZAR 18.737444
ZMK 10623.142324
ZMW 22.147273
ZWL 380.021252
  • AEX

    -0.6200

    1029.4

    -0.06%

  • BEL20

    -126.3600

    5489.84

    -2.25%

  • PX1

    77.0400

    8636.51

    +0.9%

  • ISEQ

    111.4800

    13074.14

    +0.86%

  • OSEBX

    -6.4000

    1876.2

    -0.34%

  • PSI20

    -16.7300

    9279.14

    -0.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.0000

    4158.54

    -0.24%

  • N150

    -4.9300

    4101.84

    -0.12%

Le Brésil fustige la volte-face de Meta sur le fact-checking
Le Brésil fustige la volte-face de Meta sur le fact-checking / Photo: EVARISTO SA - AFP/Archives

Le Brésil fustige la volte-face de Meta sur le fact-checking

Après l'annonce par Meta de l'arrêt de son programme de fact-checking aux Etats-Unis, les autorités brésiliennes ont haussé le ton mercredi, à l'image d'un juge de la Cour suprême fustigeant "les bravades de dirigeants irresponsables" des géants du numérique.

Taille du texte:

Sidonio Palmeira, fraîchement nommé ministre de la Communication par le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, a jugé "mauvaise pour la démocratie" la décision de l'entreprise de Mark Zuckerberg, qui regroupe les plateformes Facebook, Instagram et WhatsApp.

De son côté, le parquet fédéral de Sao Paulo a annoncé avoir donné 30 jours à Meta pour expliquer si cette décision "s'appliquera ou non au Brésil", afin d'"évaluer", le cas échéant, "dans quelle mesure elle peut avoir un impact sur les droits des usagers de ces plateformes".

"Les réseaux sociaux ne sont pas des terres sans loi. Au Brésil, elles ne continueront à opérer que si elles respectent la législation, peu importent les bravades de dirigeants irresponsables des big techs", a lancé le juge de la Cour suprême (STF) Alexandre de Moraes, lors d'un discours à Brasilia.

L'an dernier, il avait ordonné la suspension de cette plateforme, restée bloquée pendant 40 jours au Brésil, pour non-respect de décisions judiciaires réclamant notamment la suppression de comptes soupçonnés de désinformation.

Auparavant, Elon Musk avait accusé à maintes reprises le juge Moraes de "censure", le qualifiant de "dictateur" et le comparant à Voldemort, le méchant de la saga Harry Potter.

- "Mauvais pour la démocratie" -

Mardi, Mark Zuckerberg avait évoqué lors de son annonce sur les réseaux sociaux des "tribunaux secrets en Amérique latine qui peuvent ordonner silencieusement à des entreprises de supprimer" des contenus sur les plateformes numériques.

"C'est une déclaration très forte, qui qualifie le STF de +cour secrète+", avait réagi dans la foulée Joao Brant, secrétaire chargé des politiques numériques auprès de la présidence brésilienne, accusant le patron de Meta de "chercher à servir les intérêts" du président élu américain Donald Trump.

Selon le ministre de la Communication Sidonio Palmeira, la décision du groupe nuit au "contrôle de la prolifération du discours de haine et de la désinformation".

"Ce contrôle est nécessaire, il faut que les réseaux sociaux soient régulés, comme c'est le cas en Europe", a ajouté ce publicitaire responsable de la campagne pour l'élection qui a permis à Lula d'obtenir un troisième mandat fin 2022, en battant au second tour son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Le STF a débuté en novembre des débats sur la régulation des réseaux sociaux et leur responsabilité face à la désinformation, un débat qui devrait durer plusieurs mois.

- Tolérance zéro -

Mercredi, Lula a évoqué le thème de la désinformation lors d'une cérémonie en "défense de la démocratie", deux ans après les émeutes du 8 janvier 2023 à Brasilia, quand des partisans de Jair Bolsonaro avaient saccagé les lieux de pouvoir, une semaine après l'investiture du président de gauche.

"Nous défendons et nous défendrons toujours la liberté d'expression. Mais nous ne tolérerons pas le discours de haine et la désinformation, qui mettent en péril la vie des gens et incitent à la violence contre l'Etat de droit", a déclaré le président brésilien.

L'annonce de Meta a en revanche été saluée par Jair Bolsonaro, condamné à huit ans d'inéligibilité en 2023 pour avoir disséminé de fausses informations sur les urnes électroniques utilisées au Brésil.

Ce dernier a partagé sur son compte X une publication affirmant que "Mark Zuckerberg a reconnu que sa politique de vérification des informations était allée +trop loin+ et annonce la fin de la censure sur les réseaux sociaux".

L'AFP participe dans  plus de 26 langues à un programme de fact-checking développé par Facebook, qui rémunère plus de 80 médias à travers le monde, y compris au Brésil, pour utiliser leurs "fact-checks" sur sa plateforme, sur WhatsApp et sur Instagram .

C.Sramek--TPP