The Prague Post - Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

EUR -
AED 4.34066
AFN 74.46243
ALL 96.364823
AMD 443.000375
ANG 2.115347
AOA 1083.834736
ARS 1651.756215
AUD 1.65702
AWG 2.127484
AZN 2.007931
BAM 1.954478
BBD 2.369997
BDT 143.792745
BGN 1.947411
BHD 0.445602
BIF 3490.324536
BMD 1.181936
BND 1.489486
BOB 8.130501
BRL 6.05754
BSD 1.176704
BTN 106.912689
BWP 15.486526
BYN 3.374018
BYR 23165.937604
BZD 2.366499
CAD 1.615263
CDF 2523.432156
CHF 0.912343
CLF 0.025628
CLP 1011.949301
CNY 8.089462
CNH 8.071078
COP 4374.27271
CRC 558.022579
CUC 1.181936
CUP 31.321293
CVE 110.190472
CZK 24.231574
DJF 209.538278
DKK 7.471819
DOP 71.511633
DZD 153.533726
EGP 56.529789
ERN 17.729034
ETB 182.379047
FJD 2.588678
FKP 0.873557
GBP 0.871724
GEL 3.155588
GGP 0.873557
GHS 12.543516
GIP 0.873557
GMD 86.28099
GNF 10319.976376
GTQ 9.026895
GYD 246.183493
HKD 9.244633
HNL 31.131944
HRK 7.534601
HTG 154.424901
HUF 374.918215
IDR 19793.87536
ILS 3.648991
IMP 0.873557
INR 107.438005
IQD 1541.457428
IRR 1549127.522523
ISK 143.482289
JEP 0.873557
JMD 183.455919
JOD 0.838021
JPY 184.404401
KES 152.469199
KGS 103.360393
KHR 4719.787782
KMF 492.867023
KPW 1063.714547
KRW 1682.071958
KWD 0.36218
KYD 0.980537
KZT 590.630524
LAK 25200.95521
LBP 105359.299019
LKR 364.003804
LRD 215.923959
LSL 18.705848
LTL 3.489948
LVL 0.714941
LYD 7.445964
MAD 10.800995
MDL 20.156367
MGA 4946.654306
MKD 61.64138
MMK 2481.761948
MNT 4219.165439
MOP 9.478889
MRU 46.915269
MUR 54.747402
MVR 18.272431
MWK 2040.419952
MXN 20.283792
MYR 4.591231
MZN 75.531624
NAD 18.705848
NGN 1593.237777
NIO 43.30053
NOK 11.279052
NPR 171.060303
NZD 1.96748
OMR 0.454462
PAB 1.176704
PEN 3.951727
PGK 5.060556
PHP 68.015691
PKR 328.940619
PLN 4.217997
PYG 7578.873991
QAR 4.289599
RON 5.093198
RSD 117.446084
RUB 91.302628
RWF 1719.137253
SAR 4.433377
SBD 9.512746
SCR 16.238305
SDG 710.989437
SEK 10.66201
SGD 1.491396
SHP 0.886758
SLE 28.898154
SLL 24784.597629
SOS 671.245999
SRD 44.691372
STD 24463.680437
STN 24.483337
SVC 10.296036
SYP 131.208454
SZL 18.708347
THB 36.69969
TJS 11.160851
TMT 4.136775
TND 3.41589
TOP 2.845818
TRY 51.861756
TTD 7.987598
TWD 36.895771
TZS 3018.26398
UAH 50.922558
UGX 4236.134869
USD 1.181936
UYU 45.149463
UZS 14341.300191
VES 485.2695
VND 30851.473791
VUV 139.896933
WST 3.209132
XAF 655.51364
XAG 0.013186
XAU 0.000227
XCD 3.19424
XCG 2.120666
XDR 0.815249
XOF 655.51364
XPF 119.331742
YER 281.832776
ZAR 18.727947
ZMK 10638.847562
ZMW 22.179998
ZWL 380.582778
  • AEX

    -0.9300

    1029.1

    -0.09%

  • BEL20

    -69.6400

    5546.74

    -1.24%

  • PX1

    24.8200

    8583.01

    +0.29%

  • ISEQ

    3.8900

    12966.03

    +0.03%

  • OSEBX

    0.5600

    1883.09

    +0.03%

  • PSI20

    -27.8900

    9268.2

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.0000

    4158.54

    -0.24%

  • N150

    -13.5500

    4093.4

    -0.33%

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?
Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek? / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP

Intelligence artificielle: pourquoi certains pays interdisent-ils DeepSeek?

L'irruption du robot conversationnel R1 de la start-up chinoise DeepSeek a stupéfié l'industrie de la tech par sa capacité à égaler ses concurrents américains pour un coût moindre, rebattant les cartes de l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte:

Mais ce chatbot à peine lancé, plusieurs gouvernements ont déjà restreint son utilisation, invoquant des menaces pour la sécurité nationale ou de potentielles fuites d'informations sensibles.

L'AFP fait le point sur la situation:

- Qui a interdit DeepSeek? -

L'Italie est le premier pays à avoir ouvert une enquête sur DeepSeek, à qui elle a interdit de traiter les données d'utilisateurs italiens.

En 2023, l'organisme de surveillance italien avait déjà temporairement bloqué le chatbot d'OpenAI dans le pays, ChatGPT, pour des raisons de confidentialité.

Après l'Italie, les autorités taïwanaises ont interdit à leurs fonctionnaires et à des infrastructures-clés d'utiliser les applications de la start-up chinoise, invoquant des risques pour "la sécurité nationale de l'information".

Cette décision a été suivie quelques jours plus tard par l'Australie.

En Corée du Sud, plusieurs ministères, dont celui qui supervise les relations avec la Corée du Nord, ont bloqué l'accès à DeepSeek sur leurs ordinateurs. Ces mesures de blocage concernent également les "PC militaires".

Aux Etats-Unis, une proposition de loi a été présentée par des parlementaires pour empêcher l'utilisation de DeepSeek - qualifiée d'"entreprise affiliée au Parti communiste chinois" par le représentant Darin LaHood - sur les appareils du gouvernement pour des raisons de cybersécurité.

- Que craignent-ils? -

Les conditions générales de DeepSeek renferment une section sur la transmission des données personnelles à des tiers, très semblable à celle de ChatGPT, le robot conversationnel de son rival américain OpenAI.

Mais "en Chine, lorsque le gouvernement demande l'accès aux données des utilisateurs, les entreprises sont légalement tenues de les fournir", relève Youm Heung-youl, enseignant et spécialiste de la sécurité des données à l'université Soonchunhyang en Corée du Sud.

Selon la politique de confidentialité de DeepSeek, la start-up chinoise collecte également des informations sur "les frappes au clavier", c'est-à-dire toute interaction qu'un utilisateur effectue avec une touche de son clavier.

Pékin affirme pour sa part que le gouvernement chinois "n'exigera jamais des entreprises ou des individus qu'ils collectent ou stockent illégalement des données".

La Chine a dénoncé les restrictions récemment imposées par plusieurs pays, y voyant une "politisation des questions économiques, commerciales et technologiques".

- Des inquiétudes justifiées? -

La décision de la Corée du Sud de restreindre l'utilisation de DeepSeek répond à de "véritables inquiétudes", mais témoigne également de "leur réflexe de suivre la ligne des Etats-Unis", souligne Vladimir Tikhonov, professeur d'études coréennes à l'université d'Oslo.

Les Etats-Unis sont un partenaire clé de la Corée du Sud, où sont stationnés des dizaines de milliers de soldats américains pour la protéger de son voisin du Nord.

Selon M. Tikhonov, Séoul "ne peut pas opérer seule dans une situation de guerre à grande échelle. On s'attend donc plus ou moins à ce qu'elle suive les directives de l'armée américaine en matière de cybersécurité".

Mais, note-t-il, "aucune grande entreprise de la tech n'est politiquement neutre". "Google stocke les données relatives à l'historique de navigation et il est naïf de penser qu'elles ne sont pas partagées avec des agences gouvernementales lorsqu'elles en font la demande", poursuit le professeur.

Il reconnaît toutefois que la collaboration des grandes entreprises de la tech avec les autorités chinoises est probablement "plus approfondie".

- DeepSeek, une surprise? -

"DeepSeek a été lancé en mai 2023, et une chose pareille ne peut pas émerger du jour au lendemain", estime Park Seung-chan, professeur d'économie chinoise à l'université sud-coréenne de Yongin.

Pour les experts, DeepSeek a notamment vu le jour grâce aux investissements massifs de la Chine ces dernières années dans la recherche et le développement.

Selon les données de la Chambre de commerce sud-coréenne, la Chine se classe au deuxième rang mondial des investisseurs en recherche et développement, tout juste derrière les Etats-Unis.

"Je vois (l'irruption du robot conversationnel R1, ndlr) comme un coup calculé qui a été préparé avant l'ère Trump, et nous devrions prêter attention aux deuxième et troisième vagues de DeepSeek", avertit M. Park.

- Quelles leçons? -

DeepSeek dit avoir utilisé des puces H800, moins performantes que d'autres modèles mais autorisées pour l'exportation vers la Chine jusqu'à fin 2023.

"Si DeepSeek a réellement utilisé des H800, cela signifie que même sans semi-conducteurs dernier cri, des résultats semblables pourraient être obtenus avec des semi-conducteurs standard, tant que le logiciel est bon", explique Park Ki-soon, professeur à l'université Sungkyunkwan en Corée du Sud.

De quoi mettre sens dessus dessous l'industrie des semi-conducteurs, dont la Corée du Sud et Taïwan sont à la pointe.

"Des pays comme les Etats-Unis et la Chine investissent des ressources et des talents considérables dans le développement de logiciels", souligne Park Ki-soon, pour qui DeepSeek est la preuve que tous les gouvernements devraient davantage soutenir ce secteur.

G.Turek--TPP