AEX
-11.4600
Le patron du géant des puces Nvidia, Jensen Huang, a assuré mardi que la révolution robotique allait créer plus d'emplois qu'en détruire, estimant que le monde avait besoin de robots qu'il a qualifiés d'"immigrants IA" destinés à une pénurie mondiale de main-d'œuvre.
Interrogé sur les inquiétudes récurrentes autour du remplacement des travailleurs humains par des machines, le dirigeant du leader mondial des puces pour l'intelligence artificielle a pris le contrepied.
"Avoir des robots va créer des emplois", a-t-il assuré, très confiant, devant les 200 journalistes rencontrés pendant 1H30 dans un des palaces de Las Vegas, en marge du salon technologique CES.
La "révolution robotique" permettra de compenser les pertes de main-d'oeuvre dues au vieillissement et au déclin de la population, stimulant ainsi la productivité, selon Jensen Huang dont les prises de parole sont les plus courues du salon qui accueille 130.000 participants jusqu'à vendredi.
"Cela va faire croître l'économie, et quand l'économie croît, nous embauchons plus de gens", a-t-il plaidé, vêtu de sa veste en cuir emblématique.
Le dirigeant de l'entreprise la plus valorisée au monde (environ 4.500 milliards de dollars) a estimé que le manque de travailleurs ne se chiffrait pas "en milliers, mais en dizaines de millions de personnes" en raison du déclin démographique.
"Nous avons besoin d'avoir plus d'+immigrants IA+ pour nous aider dans les usines et faire le type de travail que nous pouvons décider de ne plus faire", a déclaré Jensen Huang, très optimiste sur le calendrier.
Un journaliste, sceptique après avoir vu les capacités "rudimentaires" des robots en démonstration à Las Vegas, lui a demandé si des robots dotés de capacités "de niveau humain" arriveraient "l'année prochaine".
"Cette année, cette année !", a rectifié avec assurance Jensen Huang, "car je sais à quelle vitesse la technologie évolue".
Pour construire ces systèmes robotiques, Nvidia, entend se positionner comme le fournisseur incontournable de "l'IA physique", fournissant à la fois "l'ordinateur d'entraînement", "l'ordinateur de simulation" et l'ordinateur embarqué dans la machine, "le cerveau du robot", a-t-il détaillé.
N.Simek--TPP