The Prague Post - L'Irak creuse des puits, amer recours contre la sécheresse

EUR -
AED 4.289195
AFN 76.49547
ALL 92.504383
AMD 425.491998
ANG 2.090331
AOA 1070.986466
ARS 1751.301305
AUD 1.629392
AWG 2.103723
AZN 1.981945
BAM 1.954769
BBD 2.355728
BDT 142.924624
BGN 1.981227
BHD 0.440983
BIF 3480.813301
BMD 1.167924
BND 1.484181
BOB 13.508876
BRL 6.001607
BSD 1.169623
BTN 111.933281
BWP 15.672339
BYN 3.49899
BYR 22891.311552
BZD 2.35233
CAD 1.612506
CDF 2657.026847
CHF 0.934766
CLF 0.027339
CLP 1075.996753
CNY 7.84991
CNH 7.8529
COP 3557.473325
CRC 532.237536
CUC 1.167924
CUP 30.949988
CVE 110.211123
CZK 24.118214
DJF 208.2764
DKK 7.475111
DOP 68.527674
DZD 155.27669
EGP 59.339651
ERN 17.518861
ETB 189.165266
FJD 2.559621
FKP 0.856135
GBP 0.856146
GEL 3.042421
GGP 0.856135
GHS 13.011138
GIP 0.856135
GMD 85.843416
GNF 10276.976087
GTQ 8.925637
GYD 244.690955
HKD 9.154545
HNL 31.366204
HRK 7.53463
HTG 153.017163
HUF 362.308701
IDR 20672.956595
ILS 3.492564
IMP 0.856135
INR 111.766128
IQD 1532.211619
IRR 1605428.411257
ISK 141.610492
JEP 0.856135
JMD 185.628461
JOD 0.82803
JPY 185.551013
KES 151.082722
KGS 102.1354
KHR 4721.752408
KMF 492.863972
KPW 1051.131996
KRW 1611.525196
KWD 0.36027
KYD 0.974698
KZT 538.50675
LAK 26345.444269
LBP 104744.395562
LKR 385.041772
LRD 212.286224
LSL 18.755431
LTL 3.448576
LVL 0.706466
LYD 7.433303
MAD 10.802203
MDL 20.135157
MGA 5001.554983
MKD 61.528638
MMK 2452.419638
MNT 4199.596221
MOP 9.44484
MRU 46.607017
MUR 54.506751
MVR 18.044368
MWK 2028.099878
MXN 19.780543
MYR 4.719593
MZN 74.606379
NAD 18.755431
NGN 1575.354257
NIO 43.039697
NOK 10.869962
NPR 179.096515
NZD 1.954182
OMR 0.449083
PAB 1.169583
PEN 3.921132
PGK 5.183466
PHP 72.094201
PKR 324.541158
PLN 4.314201
PYG 7045.495475
QAR 4.251921
RON 5.254019
RSD 117.301608
RUB 96.587776
RWF 1723.450111
SAR 4.391734
SBD 9.381067
SCR 16.211981
SDG 702.505847
SEK 11.061111
SGD 1.48265
SHP 0.865275
SLE 28.726981
SLL 24490.782647
SOS 668.470356
SRD 44.112467
STD 24173.669987
STN 24.488029
SVC 10.233734
SYP 15185.348502
SZL 18.742757
THB 38.156535
TJS 10.789825
TMT 4.087734
TND 3.401837
TOP 2.812081
TRY 56.154839
TTD 7.933122
TWD 37.168062
TZS 3089.197636
UAH 52.263227
UGX 4350.70552
USD 1.167924
UYU 47.0468
UZS 13866.043588
VES 909.792111
VND 30534.206592
VUV 137.523272
WST 3.171974
XAF 655.633686
XAG 0.016911
XAU 0.000251
XCD 3.156373
XCG 2.107915
XDR 0.825783
XOF 655.63088
XPF 119.331742
YER 276.885557
ZAR 18.699119
ZMK 10512.721537
ZMW 22.19396
ZWL 376.07107
  • AEX

    0.6600

    1106.65

    +0.06%

  • BEL20

    9.8700

    5817.13

    +0.17%

  • PX1

    -1.7000

    8483.02

    -0.02%

  • ISEQ

    38.3000

    14224.82

    +0.27%

  • OSEBX

    0.8400

    2094.45

    +0.04%

  • PSI20

    5.6100

    9360.57

    +0.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    90.3900

    4923.96

    +1.87%

  • N150

    12.9300

    4324.45

    +0.3%

L'Irak creuse des puits, amer recours contre la sécheresse
L'Irak creuse des puits, amer recours contre la sécheresse / Photo: Qassem al-KAABI - AFP

L'Irak creuse des puits, amer recours contre la sécheresse

Jabar al-Fatlawi observe la foreuse vrombissante qui creuse un puits, ultime recours pour irriguer et abreuver ses bêtes dans un Irak frappé par une pénurie d'eau, une solution qui risque d'entraîner une surexploitation des nappes phréatiques.

Taille du texte:

La sécheresse qui frappe le "pays entre les deux fleuves" - Tigre et Euphrate - est sans précédent depuis 1930. Avec une chute des précipitations et une réduction du débit des cours d'eau, elle pousse les Irakiens à creuser de plus en plus de puits destinés à l'agriculture.

Paysan "de père en fils", M. Fatlawi confie à l'AFP cultiver du riz et du blé dans la province de Najaf, où débute le sud irakien. Mais pas cette année, car "il y a une forte pénurie d'eau", déplore le quinquagénaire à la barbe rêche et la jellabah blanche.

Maigre consolation: il a payé les autorités locales pour forer un puits et "arroser les palmiers et abreuver les bêtes", explique ce père de cinq enfants. Il pourra aussi faire pousser des radis, des oignons, de l'aneth.

Près de sa maison, dans un hameau des environs d'al-Michkhab, une foreuse sort en tourbillonnant du sol, éjectant une eau boueuse.

Autrefois il avait creusé un puits artisanal, ce que les autorités interdisent. "Parfois l'eau était amère, parfois elle était salée", se souvient-il.

L'Irak est un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique, selon l'ONU.

Pronostiquant "une nouvelle année de sécheresse", le ministère des Ressources hydriques annonçait début octobre le forage de puits dans six provinces.

Jusqu'à mi-2022, quelque 500 puits ont été creusés. Mais pour prévenir la surexploitation des eaux souterraines, les services publics font la chasse aux puits illégaux.

- "Technologies d'irrigation modernes" -

Saluant la réglementation actuelle, un rapport de l'ONU pointe toutefois l'absence de compteurs sur les puits et "d'un système de tarification, pour limiter l'utilisation des eaux souterraines".

"Il n'y a pas d'incitations pour encourager le recours à des technologies d'irrigation modernes", déplorait en septembre le rapport de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO).

A l'heure où chaque goutte compte, l'écrasante majorité des agriculteurs inondent les terrains pour irriguer, pratique ancestrale synonyme de gaspillage.

Responsable des ressources hydriques à Najaf, Jamil al-Assadi explique que les puits sont creusés dans des secteurs "autrefois irrigués par les fleuves et des canaux".

Ils peuvent servir à "abreuver les bêtes, irriguer les vergers et des plantations à la superficie limitée", dit-il. Mais pas pour le riz ou le blé, en raison de la salinité de l'eau et des faibles quantités puisées.

Son ministère a réduit de moitié les tarifs de forage, assure-t-il. En échange, "le paysan doit utiliser des méthodes d'irrigation modernes, pour préserver les réserves stratégiques des nappes phréatiques".

Aux portes du désert de Najaf, cela fait dix ans que Hussein Badioui plante de l'orge et du fourrage sur 20 hectares.

Comme ses voisins, le sexagénaire dépend exclusivement des puits. Il reconnaît toutefois "une baisse du niveau de l'eau en raison de la multitude de puits".

"Avant, on creusait 50 mètres et on avait de l'eau", se souvient-il. "Maintenant on doit aller à plus de 100 mètres".

- "Comment vivre?" -

"L'usage excessif des eaux souterraines a conduit à de nombreux problèmes", avertissait en juillet le ministère des Ressources hydriques, réclamant "la préservation de cette richesse", selon l'agence de presse étatique INA.

Le lac de Sawa, dans le sud, s'est ainsi asséché en raison d'un millier de puits creusés illégalement qui ont drainé la nappe phréatique qui l'alimentait.

Autre défi pouvant résulter de la surexploitation des nappes: "si de grandes quantités d'eau sont prélevées, le taux de salinité augmente", avertit le ministère.

En Irak, où l'agriculture représente un emploi sur cinq, les bouleversements climatiques et la réponse insuffisante des autorités accusées de corruption et d'incompétence provoquent déjà un exode rural et des tensions sociales.

Sporadiquement dans le sud, des habitants manifestent, exigeant une action gouvernementale pour que la Turquie voisine augmente le débit des fleuves en ouvrant en amont les vannes des barrages.

Salah al-Faraon, 75 ans, plantait ses dix hectares de blé en hiver et de riz en été. Des cultures drastiquement limitées par les autorités "car il n'y a pas assez d'eau".

"Sans riz et sans blé, comment vivre sans revenus?", peste l'agriculteur. "On peut migrer, mais pour aller où? C'est tout le pays qui est volé".

J.Simacek--TPP