The Prague Post - S'unir ou périr : les grands de ce monde tancés à la COP

EUR -
AED 4.337168
AFN 74.401955
ALL 96.378252
AMD 445.278929
ANG 2.113648
AOA 1082.964114
ARS 1663.412074
AUD 1.663349
AWG 2.125775
AZN 2.006369
BAM 1.95639
BBD 2.378417
BDT 144.283516
BGN 1.945847
BHD 0.445293
BIF 3502.206272
BMD 1.180986
BND 1.49175
BOB 8.160661
BRL 6.076533
BSD 1.180756
BTN 107.303363
BWP 15.516348
BYN 3.408028
BYR 23147.329277
BZD 2.374916
CAD 1.616599
CDF 2521.405469
CHF 0.913491
CLF 0.025726
CLP 1015.813666
CNY 8.082965
CNH 8.075708
COP 4416.415947
CRC 558.888562
CUC 1.180986
CUP 31.296134
CVE 110.303268
CZK 24.230708
DJF 210.251632
DKK 7.471751
DOP 71.441547
DZD 153.360145
EGP 56.633624
ERN 17.714793
ETB 182.970384
FJD 2.592797
FKP 0.871571
GBP 0.871928
GEL 3.153531
GGP 0.871571
GHS 12.585596
GIP 0.871571
GMD 86.211871
GNF 10357.723909
GTQ 9.060433
GYD 246.95239
HKD 9.239292
HNL 31.249425
HRK 7.533398
HTG 154.856705
HUF 375.970489
IDR 19803.95738
ILS 3.688367
IMP 0.871571
INR 107.437679
IQD 1546.796517
IRR 1547883.166931
ISK 143.28907
JEP 0.871571
JMD 183.963484
JOD 0.837291
JPY 184.238549
KES 152.347422
KGS 103.276985
KHR 4730.326675
KMF 492.470841
KPW 1062.883525
KRW 1688.650826
KWD 0.362055
KYD 0.984088
KZT 589.1877
LAK 25292.528273
LBP 105722.186006
LKR 364.940067
LRD 216.663512
LSL 18.759058
LTL 3.487145
LVL 0.714366
LYD 7.46005
MAD 10.818663
MDL 20.215926
MGA 4990.265073
MKD 61.631754
MMK 2480.144781
MNT 4214.849846
MOP 9.512169
MRU 47.144219
MUR 54.715204
MVR 18.258082
MWK 2047.750266
MXN 20.352106
MYR 4.589267
MZN 75.470902
NAD 18.759058
NGN 1599.952513
NIO 43.453106
NOK 11.292567
NPR 171.685781
NZD 1.97455
OMR 0.454077
PAB 1.180756
PEN 3.960895
PGK 5.080732
PHP 68.133431
PKR 329.980423
PLN 4.223029
PYG 7604.89365
QAR 4.302898
RON 5.093237
RSD 117.436073
RUB 90.970844
RWF 1721.374594
SAR 4.429336
SBD 9.505105
SCR 16.032554
SDG 710.362465
SEK 10.672743
SGD 1.491993
SHP 0.886046
SLE 28.875016
SLL 24764.689094
SOS 673.597455
SRD 44.637702
STD 24444.029682
STN 24.507391
SVC 10.334117
SYP 130.795303
SZL 18.755657
THB 36.73453
TJS 11.217788
TMT 4.133452
TND 3.396824
TOP 2.843532
TRY 51.826635
TTD 8.012417
TWD 36.938902
TZS 3018.792034
UAH 51.013886
UGX 4250.481953
USD 1.180986
UYU 45.203633
UZS 14320.299029
VES 484.879702
VND 30794.214842
VUV 140.49561
WST 3.205872
XAF 656.154898
XAG 0.013603
XAU 0.000229
XCD 3.191674
XCG 2.128042
XDR 0.814594
XOF 656.157898
XPF 119.331742
YER 281.606261
ZAR 18.809272
ZMK 10630.286036
ZMW 22.106667
ZWL 380.277071
  • AEX

    -7.6200

    1022.4

    -0.74%

  • BEL20

    -177.4800

    5439.05

    -3.16%

  • PX1

    61.6300

    8620.93

    +0.72%

  • ISEQ

    200.9100

    13163.04

    +1.55%

  • OSEBX

    -7.3400

    1875.3

    -0.39%

  • PSI20

    -27.8900

    9267.91

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -265.7400

    3892.91

    -6.39%

  • N150

    -5.7500

    4100.96

    -0.14%

S'unir ou périr : les grands de ce monde tancés à la COP
S'unir ou périr : les grands de ce monde tancés à la COP / Photo: Mohammed ABED - AFP

S'unir ou périr : les grands de ce monde tancés à la COP

Le monde va droit au "suicide collectif" si vous n'agissez pas vite et fort face à la crise climatique qui s'accélère, a lancé lundi le patron de l'ONU aux grands de ce monde venus s'exprimer devant la conférence climat en Egypte.

Taille du texte:

"L'humanité a un choix : coopérer ou périr. C'est soit un Pacte de solidarité climatique soit un Pacte de suicide collectif", a lancé Antonio Guterres aux près de 100 chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Charm el-Cheihh au début de la COP27, qui durera jusqu'au 18 novembre.

"Nous sommes sur l'autoroute vers l'enfer climatique avec le pied toujours sur l'accélérateur", a encore lancé, paraphrasant le groupe de hard rock australien AC/DC, le secrétaire général, dont les avertissements sur la gravité de la crise climatique deviennent de plus en plus stridents.

Car face à l'urgence, il s'agit de mettre le maximum de pression sur les pays pour qu'ils renforcement la lutte contre le réchauffement, malgré la "polycrise" qui accapare leur attention: guerre en Ukraine, crises énergétique et alimentaire, retour de l'inflation, récession qui menace...

- Inacceptable et scandaleux -

Si les autres crises passeront, le climat est "la question déterminante de notre temps", qu'il serait "inacceptable, scandaleux et autodestructeur" de reléguer "au second plan", a martelé M. Guterres.

Comme le montrent déjà ses impacts catastrophiques qui se multiplient : inondations dévastatrices, canicules, sécheresses mettant à mal les récoltes.

Les engagements actuels des pays sont pourtant loin d'être à la hauteur des objectifs de l'accord de Paris de 2015, pierre angulaire de la diplomatie climatique. A savoir contenir le réchauffement de la planète "nettement" sous +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à +1,5°C.

Les dernières "contributions nationales", si elles étaient pour une fois pleinement respectées, laisseraient au mieux le monde sur une trajectoire de +2,4°C d'ici à la fin du siècle, selon l'ONU.

Et avec les politiques menées actuellement, c'est même un catastrophique +2,8°C qui se profile.

Une des hypothèques pesant sur la lutte climatique est le regain de tensions entre les deux plus grands pollueurs mondiaux, la Chine et les Etats-Unis. Leurs présidents ne se croiseront pas à Charm el-Cheikh, mais devraient se voir la semaine prochaine à Bali, au G20.

Le patron de l'ONU les a appelés à assumer leur "responsabilité particulière".

- Au rendez-vous -

Tout comme le président français Emmanuel Macron, qui a lancé en marge de la COP : "Il faut qu'on ait les Etats-Unis et la Chine qui soient vraiment au rendez-vous", en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de solidarité financière. Il a également appelé les pays riches non-européens à "payer leur part".

Ce volet des finances, notamment l'aide des pays riches aux plus pauvres, les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement mais souvent les plus exposés aux impacts, est un des dossiers les plus épineux à la COP27.

Pour la première fois, la question du financement des dommages déjà causés par le réchauffement sera ainsi à l'agenda officiel d'une COP.

Ils se comptent déjà en dizaines de milliards de dollars - plus de 30 par exemple pour les récentes inondations qui ont mis sous l'eau un tiers du Pakistan - et devraient croître fortement.

Les pays vulnérables réclament un mécanisme de financement spécifique, auquel rechignent les plus riches, qui craignent de voir leur responsabilité mise en cause et arguent que le financement climat est déjà suffisamment complexe.

La COP27 ne débouchera pas sur une décision, les discussions devant se poursuivre à horizon 2024, ce qui exaspère certains militants, qui réclamaient une décision dès la COP27.

Car la confiance sur ces dossiers est au plus bas entre pays du Nord et du Sud, les riches n'ayant toujours pas tenu leur engagement de fournir en 2020 aux plus pauvres 100 milliards de dollars par an d'aide pour la réduction des émissions et l'adaptation aux effets du changement climatique.

Le président brésilien élu Lula, dont la victoire a redonné espoir aux défenseurs de l'Amazone, un des "poumons" de la planète, pourrait de son côté faire un passage à Charm el-Cheikh avant la fin de la conférence le 18 novembre.

Le nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak s'exprimera également lundi pour plaider en faveur de la transition énergétique et défendre le bilan de son pays, qui avait présidé la dernière COP, où les objectifs de l'accord de Paris avaient été réaffirmés.

Il a assuré qu'il évoquerait par ailleurs lors de son déplacement le cas du détenu politique britannico-égyptien Alaa Abdel Fattah, en grève de la faim et qui a, selon sa famille, cessé de boire dimanche.

Selon l'ONG Human Rights Watch, les autorités égyptiennes ont interpellé des dizaines de personnes appelant à manifester en marge de la COP et restreint la possibilité pour les militants climatiques de s'exprimer ou manifester.

M.Jelinek--TPP