The Prague Post - Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

EUR -
AED 4.325867
AFN 73.611382
ALL 96.28184
AMD 444.062249
ANG 2.107873
AOA 1080.005553
ARS 1659.050122
AUD 1.664289
AWG 2.11555
AZN 2.002343
BAM 1.951045
BBD 2.371919
BDT 143.889287
BGN 1.94053
BHD 0.444049
BIF 3493.234237
BMD 1.177759
BND 1.487674
BOB 8.138364
BRL 6.072291
BSD 1.17753
BTN 107.010175
BWP 15.473953
BYN 3.398716
BYR 23084.083291
BZD 2.368427
CAD 1.613619
CDF 2538.071614
CHF 0.912734
CLF 0.02583
CLP 1019.927658
CNY 8.057523
CNH 8.067875
COP 4448.397071
CRC 557.361498
CUC 1.177759
CUP 31.210623
CVE 110.562217
CZK 24.255926
DJF 209.311629
DKK 7.472135
DOP 70.960402
DZD 152.941449
EGP 56.47853
ERN 17.66639
ETB 160.234458
FJD 2.614266
FKP 0.86919
GBP 0.87567
GEL 3.144162
GGP 0.86919
GHS 12.549024
GIP 0.86919
GMD 85.976627
GNF 10334.838711
GTQ 9.035677
GYD 246.277636
HKD 9.213464
HNL 31.245718
HRK 7.535658
HTG 154.433586
HUF 376.213434
IDR 19761.62416
ILS 3.686711
IMP 0.86919
INR 107.225979
IQD 1543.45363
IRR 1547629.965163
ISK 143.286361
JEP 0.86919
JMD 183.460836
JOD 0.835089
JPY 184.191549
KES 151.931311
KGS 102.994721
KHR 4723.992369
KMF 492.303152
KPW 1059.979383
KRW 1691.438996
KWD 0.361314
KYD 0.9814
KZT 587.577849
LAK 25227.605365
LBP 105468.350159
LKR 363.942932
LRD 216.266111
LSL 18.832061
LTL 3.477617
LVL 0.712415
LYD 7.449329
MAD 10.805358
MDL 20.16069
MGA 5006.655342
MKD 61.652295
MMK 2473.368224
MNT 4203.333513
MOP 9.486179
MRU 47.063217
MUR 54.541919
MVR 18.208071
MWK 2045.768355
MXN 20.323945
MYR 4.576786
MZN 75.26471
NAD 18.832298
NGN 1597.960199
NIO 43.247476
NOK 11.278123
NPR 171.21668
NZD 1.976422
OMR 0.452852
PAB 1.17753
PEN 3.951388
PGK 5.060951
PHP 67.94849
PKR 329.184137
PLN 4.226501
PYG 7584.114622
QAR 4.288221
RON 5.095011
RSD 117.436734
RUB 90.533357
RWF 1715.995375
SAR 4.417035
SBD 9.479208
SCR 17.166897
SDG 708.420169
SEK 10.687995
SGD 1.490922
SHP 0.883625
SLE 28.858208
SLL 24697.023958
SOS 673.087508
SRD 44.515786
STD 24377.240691
STN 24.732946
SVC 10.305881
SYP 130.437928
SZL 18.809057
THB 36.747241
TJS 11.187138
TMT 4.133935
TND 3.371337
TOP 2.835762
TRY 51.684912
TTD 7.990524
TWD 36.905105
TZS 3010.543718
UAH 50.874499
UGX 4238.868262
USD 1.177759
UYU 45.080123
UZS 14309.776447
VES 483.554853
VND 30710.075092
VUV 140.111731
WST 3.197112
XAF 654.36207
XAG 0.013608
XAU 0.000228
XCD 3.182953
XCG 2.122227
XDR 0.812368
XOF 651.88757
XPF 119.331742
YER 280.89205
ZAR 18.8309
ZMK 10601.244188
ZMW 22.046265
ZWL 379.238031
  • AEX

    -7.6200

    1022.4

    -0.74%

  • BEL20

    -177.4800

    5439.05

    -3.16%

  • PX1

    61.6300

    8620.93

    +0.72%

  • ISEQ

    200.9100

    13163.04

    +1.55%

  • OSEBX

    -7.3400

    1875.3

    -0.39%

  • PSI20

    -27.8900

    9267.91

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -265.7400

    3892.91

    -6.39%

  • N150

    -5.7500

    4100.96

    -0.14%

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre
Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre / Photo: AHMAD GHARABLI - AFP

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

Les négociations de la COP27 en Egypte semblaient sur le point de s'effondrer samedi matin après d'âpres discussions nocturnes, l'UE se déclarant prête à partir sans entente plutôt que d'accepter "un mauvais accord" supposant une remise en cause "inacceptable" des engagements sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Taille du texte:

"Plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord", a lancé le vice-président de la Commission Frans Timmermans devant la presse.

"Nous sommes inquiets de certaines des choses que nous avons vues et entendues au cours des dernières 12 heures", a-t-il dit, ajoutant que l'objectif des Européens était de garder "en vie" la limite de réchauffement de 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

"A ce stade, la présidence égyptienne remet en cause les acquis de Paris et de Glasgow sur la baisse des émissions. C'est inacceptable pour la France et les pays de l'UE", avait-on dit peu avant dans l'entourage de la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

La présidence égyptienne s'est défendue, déclarant que la "grande majorité" des pays trouve les propositions "équilibrées".

Le ministre égyptien des Affaire étrangères Sameh Choukri a renvoyé les parties à leurs responsabilités, appelant à la "flexibilité" et indiquant qu'il allait consulter le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, présent à Charm el-Cheikh.

Pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique, l'accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète "nettement en-dessous de 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C. Cette ambition avait été réaffirmée lors de la COP26 de Glasgow l'an dernier.

- Timides avancées -

Cette 27e conférence internationale sur le climat a été prolongée d'au moins une journée en l'absence d'accord sur plusieurs points de contentieux.

Les négociateurs de près de 200 pays réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh ont tenté d'avancer toute la nuit sur les points les plus difficiles, comme le sort des énergies fossiles ou la compensation des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique, les "pertes et dommages".

La présidence égyptienne, critiquée pour le retard pris dans ces complexes négociations sur le climat sous l'égide de l'ONU, avait promis vendredi, jour théorique de fin des négociations, de prendre les choses en main.

"On ne peut pas se permettre d'avoir autant de sujets de négociation qui restent sans issue jusqu'à la prochaine COP", avait estimé Manuel Pulgar-Vidal, du WWF.

En plus des heurts nocturnes sur la limite de hausse de la température moyenne de la planète par rapport à l'ère pré-industrielle, l'une des questions les plus complexes reste celle des "pertes et dommages".

Ce sujet des dégâts déjà occasionnés par le changement climatiques est plus que jamais au centre des débats après les inondations historiques qui ont frappé le Pakistan et le Nigeria, et pour lesquels les pays en développement réclament un fonds dédié.

Sur ce point, de timides avancées ont cependant eu lieu.

Les "facilitateurs" de ce dossier au centre des frictions Nord-Sud ont publié une proposition de résolution sur la question, avec trois options, dont une actant le principe de création d'un fonds dont le fonctionnement exact sera ensuite déterminé.

Option jugée vendredi acceptable "avec quelques changements" par Sherry Rehman, ministre pakistanaise du Changement climatique et présidente en exercice du puissant groupe de négociation G77+Chine, qui compte plus de 130 pays.

- Risque d'emballement incontrôlable -

Les pays riches étaient depuis des années très réticents à l'idée d'un financement spécifique, mais l'Union européenne a fait une ouverture jeudi en acceptant le principe d'un "fonds de réponse aux pertes et dommages", réservé aux "plus vulnérables" sur une "base de contributeurs élargie", sous entendu à la Chine, qui s'est considérablement enrichie en trente ans.

L'offre européenne a été saluée comme "une concession et une percée majeures" par Seve Paeniu, ministre des Finances du petit archipel pacifique de Tuvalu, menacé par la montée des eaux.

Mais ni la Chine ni les Etats-Unis n'ont fait connaître leur position dans l'immédiat.

L'avenir des énergies fossiles, dont l'utilisation depuis la révolution industrielle est essentiellement responsable du réchauffement de la planète, fait également l'objet de tractations intenses.

Un projet de texte final publié par la présidence égyptienne ne marque pas d'avancées sur ce point, même s'il souligne pour la première fois la nécessité d'accélérer dans les énergies renouvelables.

Les engagements actuels des différents pays sont loin de permettre de tenir l'objectif de 1,5°C. Selon les analyses de l'ONU, ils permettent au mieux de limiter le réchauffement à 2,4°C d'ici la fin du siècle, menant l'humanité vers le risque que des points de bascule irréversibles soient atteints et provoquent un emballement incontrôlable du dérèglement climatique.

K.Pokorny--TPP