The Prague Post - Menace Russe en Norvège

EUR -
AED 4.297282
AFN 73.717704
ALL 95.423781
AMD 434.574765
ANG 2.094387
AOA 1074.173937
ARS 1643.710921
AUD 1.635073
AWG 2.107686
AZN 1.993565
BAM 1.956718
BBD 2.356286
BDT 143.866296
BGN 1.951887
BHD 0.441598
BIF 3481.119542
BMD 1.170124
BND 1.493788
BOB 8.08376
BRL 5.822776
BSD 1.169839
BTN 110.543941
BWP 15.822291
BYN 3.300721
BYR 22934.434632
BZD 2.352894
CAD 1.601046
CDF 2717.617224
CHF 0.923632
CLF 0.026509
CLP 1043.305899
CNY 8.000665
CNH 7.998759
COP 4229.566095
CRC 532.145223
CUC 1.170124
CUP 31.008292
CVE 110.456559
CZK 24.377958
DJF 207.954313
DKK 7.474081
DOP 69.329414
DZD 155.103919
EGP 62.021031
ERN 17.551863
ETB 184.148305
FJD 2.575736
FKP 0.866034
GBP 0.866769
GEL 3.15348
GGP 0.866034
GHS 13.035716
GIP 0.866034
GMD 85.998758
GNF 10270.767002
GTQ 8.938119
GYD 244.754879
HKD 9.169953
HNL 31.148743
HRK 7.534545
HTG 153.250621
HUF 364.2468
IDR 20317.627342
ILS 3.469149
IMP 0.866034
INR 110.895243
IQD 1532.862723
IRR 1539883.467853
ISK 143.199896
JEP 0.866034
JMD 184.326517
JOD 0.829629
JPY 186.954837
KES 151.121164
KGS 102.30349
KHR 4692.19838
KMF 492.622726
KPW 1053.07279
KRW 1731.281152
KWD 0.360187
KYD 0.974949
KZT 536.237108
LAK 25678.375577
LBP 104774.558968
LKR 372.90184
LRD 215.009958
LSL 19.34804
LTL 3.455073
LVL 0.707796
LYD 7.424425
MAD 10.830963
MDL 20.233324
MGA 4854.845541
MKD 61.643378
MMK 2457.236968
MNT 4187.741374
MOP 9.443192
MRU 46.805181
MUR 54.797177
MVR 18.078339
MWK 2037.186699
MXN 20.36923
MYR 4.623745
MZN 74.782987
NAD 19.365424
NGN 1610.149054
NIO 42.961129
NOK 10.89251
NPR 176.870505
NZD 1.997332
OMR 0.44993
PAB 1.169844
PEN 4.114124
PGK 5.083897
PHP 72.149323
PKR 326.142899
PLN 4.253776
PYG 7333.379363
QAR 4.263055
RON 5.100921
RSD 117.416152
RUB 87.760116
RWF 1708.966417
SAR 4.388471
SBD 9.391341
SCR 15.832922
SDG 702.6588
SEK 10.851474
SGD 1.49498
SHP 0.873616
SLE 28.814296
SLL 24536.915259
SOS 668.739844
SRD 43.838692
STD 24219.208798
STN 24.86514
SVC 10.236717
SYP 129.573821
SZL 19.365509
THB 38.228364
TJS 10.973551
TMT 4.101285
TND 3.374346
TOP 2.817378
TRY 52.737206
TTD 7.954666
TWD 36.965377
TZS 3042.46688
UAH 51.556558
UGX 4352.005488
USD 1.170124
UYU 46.171277
UZS 14123.399244
VES 567.063918
VND 30839.793835
VUV 138.510141
WST 3.177912
XAF 656.259417
XAG 0.016069
XAU 0.000256
XCD 3.162319
XCG 2.108372
XDR 0.816417
XOF 654.683707
XPF 119.331742
YER 279.250603
ZAR 19.422365
ZMK 10532.527182
ZMW 22.196323
ZWL 376.77952
  • AEX

    -1.5000

    999.46

    -0.15%

  • BEL20

    -34.6800

    5299.95

    -0.65%

  • PX1

    -33.2300

    8070.81

    -0.41%

  • ISEQ

    147.4500

    12434.66

    +1.2%

  • OSEBX

    12.3600

    2005.66

    +0.62%

  • PSI20

    -43.5500

    9221.75

    -0.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -55.5400

    3883.5

    -1.41%

  • N150

    13.1400

    4118.91

    +0.32%


Menace Russe en Norvège




Au début du mois de février 2026, le chef des forces armées norvégiennes, Eirik Kristoffersen, a reconnu qu’Oslo envisageait le scénario d’une incursion russe sur son territoire. Dans un entretien accordé à la presse, il a expliqué que son pays n’excluait pas « une saisie de territoire » par Moscou pour sécuriser les installations nucléaires situées de l’autre côté de la frontière. Cette déclaration intervient dans un contexte de grande tension, plus de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, et souligne la place stratégique du Grand Nord dans les calculs militaires russes.

Pourquoi la Russie inquiète la Norvège
La Norvège partage une frontière de 196 km avec la Russie, principalement tracée le long du fleuve Pasvikelva. Au‐delà se trouve la péninsule de Kola, où est concentrée une grande partie de l’arsenal nucléaire russe – sous‑marins lanceurs d’engins, missiles terrestres et aviation à capacité nucléaire. Le général Kristoffersen juge plausible qu’en cas de crise majeure Moscou cherche à établir une zone tampon en territoire norvégien afin de protéger ces capacités stratégiques. Il précise toutefois que la Russie ne nourrit pas de projet de conquête semblable à ceux qui visent l’Ukraine, mais que la situation impose de préparer toutes les éventualités.

Se préparer au pire et contrer les menaces hybrides
Pour le chef de la défense norvégienne, anticiper un assaut classique ne doit pas faire oublier les risques de sabotages et de menaces hybrides. Il évoque notamment les cyberattaques, la désinformation ou les activités clandestines en mer, que Moscou utilise depuis plusieurs années. Les forces norvégiennes observent par ailleurs des brouillages GPS et quelques violations de l’espace aérien, que le général attribue à un manque d’expérience des pilotes russes et non à des gestes hostiles. Oslo et Moscou conservent des canaux de communication : les deux armées se rencontrent régulièrement à la frontière et mènent des opérations conjointes de recherche et de sauvetage dans la mer de Barents. L’officier souligne que le comportement de la marine russe dans l’Atlantique Nord reste moins agressif que dans la mer Baltique.

La question de Svalbard et la polémique américaine
L’archipel norvégien de Svalbard, démilitarisé par le traité de 1920 et abritant une colonie russe, est un autre point de friction. Eirik Kristoffersen assure que son pays respecte le statut de l’archipel et n’a aucune intention de le militariser. Il estime que les accusations de « militarisation furtive » lancées par Moscou relèvent de la propagande. Le général a également critiqué des propos récents de l’ancien président Donald Trump, qui affirmait que les alliés de Washington n’avaient pas combattu en première ligne en Afghanistan. Il rappelle que la Norvège a perdu dix soldats et que ses troupes ont participé à toutes les missions, des arrestations de chefs talibans à la formation des forces afghanes.

Réactions et mobilisation en Europe
Les déclarations de Kristoffersen s’inscrivent dans un climat de remilitarisation du Grand Nord. Le Royaume‑Uni a annoncé le déploiement du porte‑avions HMS Prince of Wales, accompagné de navires de guerre, d’avions F‑35 et d’hélicoptères, pour patrouiller l’Atlantique Nord et dissuader l’agression russe tout en protégeant les infrastructures sous‑marines vitales. Les autorités britanniques soulignent qu’en deux ans le nombre de navires russes menaçant leurs eaux a augmenté de 30 %. Cet envoi s’ajoute à la participation de la France, de l’Allemagne, de la Norvège et du Royaume‑Uni à l’exercice « Arctic Endurance » organisé au Groenland en janvier 2026. La présidente de la Commission européenne a de son côté exhorté l’Union à accélérer son autonomie stratégique et à assumer davantage ses responsabilités en matière de défense.

Ce qu’en disent les analyses et les vidéos
La vidéo d’actualité consacrée à ce sujet souligne que la déclaration d’Oslo ne signifie pas qu’une invasion est imminente, mais qu’elle vise à alerter l’opinion et à préparer la défense. Elle rappelle que le scénario envisagé par les militaires norvégiens repose sur la localisation de l’arsenal nucléaire russe à Kola et sur la nécessité, pour Moscou, de protéger sa capacité de seconde frappe. Le sujet explique aussi que la Norvège souhaite renforcer son armée, moderniser ses équipements et s’appuyer sur la solidarité des alliés sans pour autant rompre le dialogue avec la Russie. À l’échelle européenne, ces informations relancent les débats sur la sécurité de l’Arctique, la protection des câbles sous‑marins et le partage du fardeau au sein de l’Otan. 

Conclusion et perspectives pour l'avenir proche
L’hypothèse d’une annexion partielle de la Norvège par la Russie n’est aujourd’hui qu’un scénario de planification. Elle souligne toutefois la vulnérabilité des pays nordiques face à leur puissant voisin et la complexité des enjeux nucléaires et arctiques. En invitant ses concitoyens et ses partenaires à se préparer au pire tout en maintenant des canaux de communication ouverts, Oslo cherche à prévenir toute escalade et à renforcer sa crédibilité stratégique. Cette mise en garde rappelle que la stabilité du Grand Nord repose autant sur la dissuasion que sur la diplomatie.