The Prague Post - Corruption en Afrique du Sud: un rapport pointe l'inaction de Ramaphosa sous Zuma

EUR -
AED 4.233412
AFN 75.493281
ALL 93.476873
AMD 423.012424
AOA 1058.078854
ARS 1724.84304
AUD 1.637146
AWG 2.074665
AZN 1.9613
BAM 1.957195
BBD 2.320614
BDT 142.631679
BHD 0.434585
BIF 3450.283135
BMD 1.152592
BND 1.478454
BOB 13.993612
BRL 5.923142
BSD 1.152201
BTN 109.959957
BWP 15.66817
BYN 3.395921
BYR 22590.796538
BZD 2.317352
CAD 1.62202
CDF 2604.856784
CHF 0.933478
CLF 0.026717
CLP 1054.90939
CNY 7.784085
CNH 7.778005
COP 3695.289544
CRC 522.463388
CUC 1.152592
CUP 30.543679
CVE 110.821967
CZK 24.174802
DJF 204.839013
DKK 7.475214
DOP 67.309719
DZD 153.225447
EGP 57.834277
ERN 17.288875
ETB 184.242088
FJD 2.549475
FKP 0.857957
GBP 0.857355
GEL 3.014012
GGP 0.857957
GHS 13.502625
GIP 0.857957
GMD 85.292198
GNF 10125.518143
GTQ 8.788265
GYD 241.218821
HKD 9.04041
HNL 30.958679
HRK 7.534952
HTG 150.646086
HUF 361.27813
IDR 20702.851399
ILS 3.471399
IMP 0.857957
INR 109.608412
IQD 1509.895075
IRR 1584957.60632
ISK 141.80319
JEP 0.857957
JMD 182.179872
JOD 0.817187
JPY 181.67259
KES 149.141517
KGS 100.79462
KHR 4667.996734
KMF 493.309394
KRW 1646.00506
KWD 0.356499
KYD 0.960164
KZT 542.785168
LAK 26048.57164
LBP 103214.582979
LKR 386.855782
LRD 208.936033
LSL 19.052185
LTL 3.403304
LVL 0.697191
LYD 7.33626
MAD 10.744475
MDL 20.168941
MGA 4950.381183
MKD 61.573895
MMK 2420.05814
MNT 4131.233505
MOP 9.308534
MRU 46.230476
MUR 53.594212
MVR 17.818945
MWK 2002.051424
MXN 19.906036
MYR 4.721703
MZN 73.650705
NAD 19.051931
NGN 1571.305274
NIO 42.400226
NOK 11.00657
NPR 175.938423
NZD 1.956749
OMR 0.443186
PAB 1.152221
PEN 3.912473
PGK 5.09395
PHP 70.316161
PKR 320.218844
PLN 4.297288
PYG 6869.927239
QAR 4.202061
RON 5.250283
RSD 117.347682
RUB 92.924497
RWF 1692.004557
SAR 4.315567
SBD 9.302748
SCR 15.433387
SDG 692.133809
SEK 10.981069
SGD 1.477876
SLE 28.181113
SOS 658.46941
SRD 43.67285
STD 23856.320291
STN 24.89598
SVC 10.082187
SZL 19.052529
THB 38.341538
TJS 10.634743
TMT 4.034071
TND 3.389771
TRY 54.80355
TTD 7.822577
TWD 37.357224
TZS 3060.128502
UAH 51.521028
UGX 4315.001205
USD 1.152592
UYU 46.423296
UZS 13847.236438
VES 848.482424
VND 30271.091065
VUV 137.324159
WST 3.149129
XAF 656.424953
XAG 0.019291
XAU 0.000282
XCD 3.114936
XCG 2.07658
XDR 0.817312
XOF 654.099666
XPF 119.331742
YER 274.773117
ZAR 18.891666
ZMK 10374.708657
ZMW 21.802137
ZWL 371.134044
  • AEX

    10.2500

    1112.49

    +0.93%

  • BEL20

    39.6700

    5707.14

    +0.7%

  • PX1

    52.5500

    8666.63

    +0.61%

  • ISEQ

    82.3000

    13799.05

    +0.6%

  • OSEBX

    -4.0500

    2019.01

    -0.2%

  • PSI20

    -2.7500

    9169.02

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    12.8800

    4304.64

    +0.3%

Corruption en Afrique du Sud: un rapport pointe l'inaction de Ramaphosa sous Zuma
Corruption en Afrique du Sud: un rapport pointe l'inaction de Ramaphosa sous Zuma / Photo: Phill Magakoe - AFP/Archives

Corruption en Afrique du Sud: un rapport pointe l'inaction de Ramaphosa sous Zuma

Le rapport publié mercredi au bout de quatre ans d'enquête sur la corruption d'Etat en Afrique du Sud, montée par l'ex-président Jacob Zuma et une sulfureuse fratrie d'hommes d'affaires, suggère que son successeur Cyril Ramaphosa aurait pu agir contre ces méfaits en tant que vice-président.

Taille du texte:

Après 400 jours d'auditions, plus de 300 témoins et l'examen de centaines de documents compromettants qui ont abouti à la mise en cause de près de 1.500 personnes par une commission ad hoc, présidée par le juge Raymond Zondo, le constat, qui s'étale sur 5.000 pages, est accablant.

"La +capture d'Etat+ a été une réelle attaque contre notre démocratie, elle a violé les droits de chaque homme et chaque femme dans ce pays", a d'ailleurs déclaré le président Ramaphosa lors de la remise officielle du rapport à Pretoria, employant le terme utilisé dans le pays pour désigner les années de corruption rampante. Il avait estimé les montants détournés à l'équivalent de plus de 30 milliards d'euros.

Mais l'actuel chef de l'Etat est lui-même sur le gril pour une présumée passivité. Certaines de ses réponses à propos de ce qu'il savait des activités de corruption ont été "opaques" et "laissent malheureusement des lacunes importantes", selon le rapport.

Aurait-il pu agir à l'encontre de cette corruption? "L'abondance de preuves dont dispose cette commission suggère que la réponse est oui", indique le rapport.

"Il y avait sûrement suffisamment d'informations crédibles dans le domaine public (...) pour l'inciter au moins à enquêter et peut-être à agir sur un certain nombre d'allégations sérieuses". Et "en tant que vice-président, il avait certainement la responsabilité de le faire", avance aussi le rapport.

L'intéressé, qui a juré d'éradiquer la corruption en succédant à Jacob Zuma et annoncera dans quatre mois au Parlement l'ouverture d'éventuelles poursuites, n'a pas réagi dans l'immédiat au contenu du rapport ni a fortiori aux passages le visant.

Le principal personnage visé reste néanmoins son prédécesseur. Depuis janvier et la remise du premier des six chapitres, le juge Zondo démontre au gré de la publication de nouveaux pans de l'enquête comment Jacob Zuma, décrit comme "le pantin" du sulfureux trio d'hommes d'affaires d'origine indienne, les Gupta, a siphonné les caisses de l'Etat.

L'affaire qui tient les Sud-Africains en haleine depuis plusieurs années avec des audiences fleuves retransmises en direct à la télévision, doit désormais passer à l'étape judiciaire. La commission a un rôle consultatif mais ses conclusions peuvent être transmises au parquet. Le juge Zondo a déjà recommandé l'ouverture de poursuites contre plus de 130 personnes, dont plusieurs anciens ministres.

- Secousse -

Jacob Zuma, 80 ans, est aujourd'hui en liberté conditionnelle pour raison médicale, condamné à 15 mois de prison pour avoir obstinément refusé de témoigner devant la commission d'enquête. Son incarcération en juillet avait provoqué une vague sans précédent d'émeutes qui ont fait plus de 350 morts.

La présentation finale du rapport survient quelques semaines après l'arrestation de deux des frères Gupta, au cœur du scandale. Atul et Rajesh Gupta, visés par un mandat d'arrêt international d'Interpol, ont été arrêtés début juin à Dubai.

La nouvelle a provoqué une secousse dans une Afrique du Sud engourdie par une désillusion envers les institutions, une justice jugée inefficace et une police réputée corrompue. Une demande d'extradition est en cours.

La richissime famille est accusée d'avoir infiltré le sommet de l'Etat grâce à sa longue amitié avec M. Zuma: influence sur les choix de ministres, pressions pour empocher des contrats publics, pillage des entreprises publiques (électricité, transports, aviation), avant de prendre la fuite.

Parvenir à présenter les deux suspects arrêtés devant la justice sud-africaine serait un coup d'éclat pour Cyril Ramaphosa, dans la tourmente après de récentes accusations de corruption.

Le chef d'Etat, qui vise une investiture pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de 2024, fait l'objet d'une plainte déposée début juin. L'ancien chef des renseignements sud-africains, Arthur Fraser, l'accuse d'avoir dissimulé à la police et au fisc un cambriolage en 2020 dans une de ses propriétés, au cours duquel d'importantes sommes d'argent en liquide, dissimulées dans du mobilier, ont selon lui été volées.

A la tête d'une fortune personnelle, M. Ramaphosa, chahuté lors d'une récente apparition au Parlement, a reconnu qu'une somme lui avait été dérobée, tout en expliquant que l'argent était tiré de la vente d'animaux de sa ferme au nord de Johannesburg. L'opposition réclame qu'il se retire pour laisser place à une enquête.

P.Svatek--TPP