The Prague Post - En Afghanistan, la pluie après le séisme pour les survivants

EUR -
AED 4.24827
AFN 73.454634
ALL 94.959517
AMD 426.228521
ANG 2.071165
AOA 1061.922065
ARS 1657.084799
AUD 1.644097
AWG 2.082201
AZN 1.996264
BAM 1.954564
BBD 2.329626
BDT 142.269999
BGN 1.931727
BHD 0.435926
BIF 3435.926398
BMD 1.156778
BND 1.485061
BOB 7.992909
BRL 5.904548
BSD 1.156668
BTN 109.958914
BWP 15.571082
BYN 3.200275
BYR 22672.852921
BZD 2.326318
CAD 1.618136
CDF 2652.492632
CHF 0.921502
CLF 0.026572
CLP 1045.839854
CNY 7.838619
CNH 7.82487
COP 4051.511571
CRC 526.164868
CUC 1.156778
CUP 30.654623
CVE 110.194813
CZK 24.172618
DJF 205.978805
DKK 7.47436
DOP 67.917035
DZD 154.04234
EGP 60.129565
ERN 17.351673
ETB 182.263311
FJD 2.563882
FKP 0.867467
GBP 0.863043
GEL 3.06555
GGP 0.867467
GHS 12.838823
GIP 0.867467
GMD 83.870725
GNF 10132.59002
GTQ 8.817422
GYD 241.995865
HKD 9.063988
HNL 30.929434
HRK 7.53051
HTG 151.234328
HUF 352.925515
IDR 20575.671864
ILS 3.378485
IMP 0.867467
INR 110.068546
IQD 1515.241443
IRR 1591726.81776
ISK 144.18124
JEP 0.867467
JMD 183.344015
JOD 0.820128
JPY 185.310058
KES 149.814304
KGS 101.160558
KHR 4647.060222
KMF 492.787788
KPW 1040.932944
KRW 1759.320601
KWD 0.356739
KYD 0.963986
KZT 565.614631
LAK 25469.777468
LBP 103585.123257
LKR 387.77469
LRD 210.515916
LSL 18.840481
LTL 3.415666
LVL 0.699723
LYD 7.372336
MAD 10.713023
MDL 20.201133
MGA 4826.925574
MKD 61.597513
MMK 2427.903662
MNT 4140.59824
MOP 9.335675
MRU 45.874979
MUR 54.657626
MVR 17.872313
MWK 2005.739818
MXN 19.927245
MYR 4.694315
MZN 73.929771
NAD 18.840481
NGN 1575.081246
NIO 42.563074
NOK 11.029157
NPR 175.933703
NZD 1.986107
OMR 0.444782
PAB 1.156663
PEN 3.933711
PGK 5.064796
PHP 70.320527
PKR 321.817515
PLN 4.24821
PYG 7082.519525
QAR 4.228425
RON 5.23489
RSD 117.35286
RUB 83.717462
RWF 1698.618095
SAR 4.343128
SBD 9.30707
SCR 16.272021
SDG 694.642124
SEK 10.928506
SGD 1.485483
SHP 0.863652
SLE 28.460657
SLL 24257.063114
SOS 661.081793
SRD 43.191214
STD 23942.973426
STN 24.484511
SVC 10.120598
SYP 127.861122
SZL 18.825091
THB 37.867713
TJS 10.780234
TMT 4.04294
TND 3.393453
TOP 2.785244
TRY 53.518111
TTD 7.856996
TWD 36.595259
TZS 3030.756608
UAH 51.829512
UGX 4337.256207
USD 1.156778
UYU 46.719839
UZS 13853.17646
VES 673.196148
VND 30434.834711
VUV 138.603955
WST 3.178827
XAF 655.542297
XAG 0.017257
XAU 0.000275
XCD 3.126251
XCG 2.084581
XDR 0.815668
XOF 655.542297
XPF 119.331742
YER 276.021956
ZAR 18.858917
ZMK 10412.396651
ZMW 20.207129
ZWL 372.482112
  • AEX

    10.7400

    1073.82

    +1.01%

  • BEL20

    75.1000

    5722.09

    +1.33%

  • PX1

    122.1900

    8322.76

    +1.49%

  • ISEQ

    275.6100

    13462.53

    +2.09%

  • OSEBX

    -7.8100

    1994.07

    -0.39%

  • PSI20

    75.8100

    9100.75

    +0.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    64.9300

    4253.66

    +1.55%

  • N150

    47.5700

    4257.53

    +1.13%

En Afghanistan, la pluie après le séisme pour les survivants
En Afghanistan, la pluie après le séisme pour les survivants / Photo: Wakil Kohsar - AFP

En Afghanistan, la pluie après le séisme pour les survivants

"Il pleut et on nous laisse vivre dehors", se lamente Khan Zaman Hanafi, un agriculteur de l'est de l'Afghanistan, quatre nuits et quatre jours après que la terre a grondé et emporté sa maison dans le village de Shelt.

Taille du texte:

Désormais dépourvus de tout et surtout d'un abri, l'Afghan et sa famille pensaient avoir connu le pire, jusqu'à l'arrivée de la pluie.

Shelt, et le village voisin de Mama Goul, "ont été oubliés par le gouvernement et les ONG", dit-il à l'AFP depuis le champ de maïs où il campe avec les siens, à distance de leur village dévasté, préférant fuir les décombres.

Ici, dans les vallées qui, avant le retour des talibans au pouvoir il y a quatre ans, étaient connues pour la contrebande et le passage de combattants de et vers le Pakistan, les maisons de terre battue sont construites à flanc de montagne, les unes au-dessus des autres.

Dimanche soir, quand la terre a tremblé, elles se sont effondrées dans un immense effet domino.

Kounar, province recouverte d'immenses forêts, a été la plus touchée par ce séisme de magnitude 6, l'un des plus meurtriers de l'histoire récente du pays.

- "C'est le chaos" -

"A Shelt, il y avait 350 maisons et 300 à Mama Goul et on a entendu dire que seules 68 tentes avaient été données", lâche Khan Zaman Hanafi, assurant n'en avoir jamais vu la couleur.

"Cet endroit est invivable mais on n'a pas d'autre choix", se lamente-t-il. "Nous sommes pauvres, nous voulons que le gouvernement et des ONG nous aident à construire des maisons".

Mais les autorités talibanes l'ont déjà dit: elles ne pourront pas gérer seules la catastrophe. En face, l'ONU et les ONG assurent ne pas pouvoir faire plus alors qu'elles peinent déjà à absorber la baisse drastique de l'aide internationale et le retour de millions de migrants expulsés des pays voisins.

Pour le moment, les autorités manient la pelleteuse sur les flancs escarpés de Kounar: les rares routes, sinueuses et déjà peu larges, doivent être dégagées au plus vite.

Khan Saeed Deshmash, lui, a pu éviter ces axes cahoteux. Il a été transféré avec une douzaine de membres de sa famille blessés de son village de Minjegale par hélicoptère vers un hôpital à Jalalabad, la capitale de la province voisine de Nangarhar.

Ce cultivateur de céréales de 47 ans a perdu six proches dans le séisme, mais aussi toutes ses vaches et ses moutons et, depuis, dit-il, "tout le monde est traumatisé et c'est le chaos, on n'arrive plus à réfléchir normalement".

- "Plus possible d'habiter ici" -

Il n'y a plus qu'une seule chose dont il est sûr, affirme-t-il: "ce n'est plus possible d'habiter dans ces villages, il y a encore des répliques, toutes les maisons sont détruites et il faut qu'on soit relogés ailleurs".

Abdul Alam Nezami, 35 ans, lui, veut bien imaginer rester dans son village de Massoud où il a hérité des champs de maïs de son père.

Mais il faudra lancer au plus vite de grands travaux pour réparer tout ce que les glissements de terrain et les éboulements qui ont suivi le séisme ont détruit dans un pays où déjà 41 des 48 millions d'Afghans vivent avec moins d'un dollar par jour.

Les travaux continuent pour déblayer les routes encombrées, mais il faut aussi reconstruire "les canaux d'irrigation et les réservoirs d'eau pour que les récoltes ne soient pas entièrement détruites", plaide Abdul Alam Nezami.

Pour le moment, il survit sous une tente, forcé à la promiscuité et à l'inconfort.

"Ils n'ont donné qu'une seule tente pour deux ou trois familles et certaines d'entre elles fuient quand il pleut", lance-t-il.

A Mazar Dara aussi, les bâches tirées des gravats pour bricoler des abris "sont trouées" et "ne nous sauvent pas de la pluie", témoigne Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans.

"On les garde pour les enfants", dit-il, mais ceux-ci se retrouvent avec des vêtements mouillés, "et n'ont pas de vêtements de rechange".

Z.Marek--TPP