The Prague Post - Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt

EUR -
AED 4.231187
AFN 75.465623
ALL 93.264739
AMD 422.166717
AOA 1057.65216
ARS 1727.905463
AUD 1.640039
AWG 2.073829
AZN 1.963683
BAM 1.956109
BBD 2.324867
BDT 142.88258
BHD 0.435269
BIF 3449.795471
BMD 1.152127
BND 1.48007
BOB 13.961146
BRL 5.903154
BSD 1.154282
BTN 109.850883
BWP 15.611467
BYN 3.41754
BYR 22581.690677
BZD 2.321467
CAD 1.615317
CDF 2603.806986
CHF 0.936264
CLF 0.026724
CLP 1055.210169
CNY 7.775763
CNH 7.773194
COP 3641.136324
CRC 525.082981
CUC 1.152127
CUP 30.531367
CVE 110.279556
CZK 24.248834
DJF 205.552484
DKK 7.475686
DOP 67.260629
DZD 153.094981
EGP 57.25311
ERN 17.281906
ETB 186.307243
FJD 2.552999
FKP 0.855822
GBP 0.856474
GEL 3.01278
GGP 0.855822
GHS 13.567791
GIP 0.855822
GMD 85.257004
GNF 10136.986094
GTQ 8.807392
GYD 241.487115
HKD 9.038495
HNL 30.937889
HRK 7.53374
HTG 150.917301
HUF 365.417829
IDR 20663.399096
ILS 3.465254
IMP 0.855822
INR 109.88556
IQD 1512.132406
IRR 1584001.909458
ISK 142.401223
JEP 0.855822
JMD 182.968915
JOD 0.81682
JPY 182.476764
KES 149.050765
KGS 100.753239
KHR 4682.906821
KMF 491.958449
KRW 1636.527559
KWD 0.356756
KYD 0.961952
KZT 540.905481
LAK 26081.121706
LBP 103366.035355
LKR 387.731275
LRD 208.352023
LSL 18.827475
LTL 3.401932
LVL 0.69691
LYD 7.358163
MAD 10.769655
MDL 20.084174
MGA 4962.784289
MKD 61.534725
MMK 2418.826093
MNT 4142.864879
MOP 9.326933
MRU 46.275313
MUR 54.081038
MVR 17.811217
MWK 2001.516308
MXN 19.820025
MYR 4.714616
MZN 73.622813
NAD 18.827475
NGN 1572.27322
NIO 42.474869
NOK 10.995958
NPR 175.761776
NZD 1.964521
OMR 0.442988
PAB 1.154277
PEN 3.901717
PGK 5.099806
PHP 70.29585
PKR 320.457643
PLN 4.303828
PYG 6866.085075
QAR 4.21932
RON 5.255425
RSD 117.319946
RUB 95.630302
RWF 1695.667973
SAR 4.324335
SBD 9.295762
SCR 16.728727
SDG 691.847008
SEK 10.966931
SGD 1.477952
SLE 28.338716
SOS 659.704256
SRD 43.627022
STD 23846.704324
STN 24.503872
SVC 10.099596
SZL 18.811973
THB 38.186089
TJS 10.648237
TMT 4.038205
TND 3.385417
TRY 54.945057
TTD 7.815235
TWD 37.132483
TZS 3058.895077
UAH 51.685868
UGX 4299.660833
USD 1.152127
UYU 46.487145
UZS 13756.114236
VES 868.947202
VND 30205.891598
VUV 137.499774
WST 3.144404
XAF 656.06068
XAG 0.018516
XAU 0.000271
XCD 3.113681
XCG 2.080329
XDR 0.815929
XOF 656.06068
XPF 119.331742
YER 272.881349
ZAR 18.850298
ZMK 10370.523502
ZMW 21.960471
ZWL 370.984448
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt
Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt / Photo: Bertrand GUAY - AFP

Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt

Jean-Baptiste Andrea a su conjuguer une personnalité rêveuse et une méthode de créateur concentré pour réussir d'abord dans le cinéma, puis dans la littérature où il a remporté mardi le prix Goncourt, pour "Veiller sur elle".

Taille du texte:

Il est encore un "jeune" auteur, arrivé au roman en 2017. Mais le voilà consacré à 52 ans, pour une histoire d'amour au temps du fascisme en Italie, qui a déjà décroché le prix du roman Fnac à la rentrée.

"J'ai eu envie d'écrire quelque chose de plus grand que ce que j'ai écrit avant, de laisser derrière moi toutes les limites que d'abord je m'étais imposées en 20 ans de cinéma, puisque j'étais scénariste et réalisateur, mais que je m'étais aussi paradoxalement imposées sur mes trois premiers romans", expliquait-il fin octobre sur France Inter.

Le grand écran a été son premier métier, dès la sortie d'études qui ne devaient pas forcément l'y mener. Après avoir grandi sur les bords de la Méditerranée, à Cannes, dans une famille qui mêlait des origines italiennes, grecques, baléares et pied-noir d'Algérie, il est parti vers de grandes écoles prestigieuses qui rassuraient ses parents, Sciences-Po Paris puis une école de commerce, l'ESCP.

- "Je heurtais un mur" -

Seulement, ce passionné de romans depuis le plus jeune âge ne voulait exercer qu'un seul métier: écrire. "Après mes études je n'ai pas eu de vrai boulot. J'ai écrit tout de suite", déclarait-il à la radio publique.

Il va percer dans le 7e art, jusqu'à réaliser son propre film, "Dead End" en 2003, remarqué pour son humour très noir. En 2006, il convainc David Schwimmer (Ross dans la série Friends) de prendre un rôle principal. Et en 2013, dernier tour à la réalisation, avec le thriller "La Confrérie des larmes".

La critique est mitigée. Et à 45 ans, en 2016, Jean-Baptiste Andrea n'est plus sûr de vouloir se lancer une nouvelle fois dans l'immense entreprise qu'est de réunir le budget pour un film. "J'ai senti que je heurtais un mur", se souvenait-il, interrogé par Actualitté cet été.

Pourquoi pas enfin écrire le roman qu'il avait en lui? "Je savais écrire un scénario, pas un roman. Un scénario c'est bordé, c'est confortable, et un roman tout est permis", relevait-il. Il rédige "Ma reine", qu'il envoie à une quinzaine d'éditeurs.

- "Briser toutes les frontières" -

Refusé partout ailleurs, ce roman sur une enfance cruelle enthousiasme Sophie de Sivry, des éditions de L'Iconoclaste. Mais pas qu'elle: il décroche le prix Envoyé par la Poste, qui récompense des auteurs venus sans recommandation, ainsi que le Femina des lycéens.

L'Iconoclaste le couve. Et si son deuxième roman marche moins bien, le troisième, "Des diables et des saints", est un beau succès, couronné par le prix RTL-Lire. "J'ai quitté le monde du cinéma, j'étais un naufragé de ce monde", affirme-t-il alors au micro de la radio. Sans regret pourtant après ce "détour" par le grand écran.

Il peut alors se lancer dans une quatrième œuvre ambitieuse, comme il le disait à France Inter. Avec la discipline intellectuelle qui a toujours été la sienne, comme s'il séparait encore scénario et tournage. "Je prépare toute mon histoire. Celui-là c'est 10 mois de préparation, dans ma tête, sur un carnet. Je n'écris pas une ligne du roman. Et un jour, je me dis: mon histoire est là, je peux donc ne pas réfléchir en me demandant où ça va".

"Mes trois premiers romans étaient des huis clos. Là j'avais envie de briser toutes les frontières", détaille-t-il.

Ce sera une longue fresque sur la sculpture et l'Italie, le pays de sa grand-mère paternelle. D'après Le Monde, "un roman sculpté telle une visitation, dans le miracle du surgissement".

A.Novak--TPP