The Prague Post - Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans

EUR -
AED 4.25674
AFN 73.599881
ALL 94.63924
AMD 426.786562
ANG 2.075229
AOA 1063.46406
ARS 1665.300658
AUD 1.638954
AWG 2.086353
AZN 1.969454
BAM 1.953264
BBD 2.335667
BDT 142.356387
BGN 1.959874
BHD 0.437095
BIF 3466.823235
BMD 1.159085
BND 1.485671
BOB 8.042557
BRL 5.900671
BSD 1.159694
BTN 109.603686
BWP 15.538824
BYN 3.210631
BYR 22718.066
BZD 2.332372
CAD 1.626057
CDF 2689.07734
CHF 0.919496
CLF 0.026086
CLP 1026.67098
CNY 7.832459
CNH 7.834968
COP 3981.456975
CRC 528.214147
CUC 1.159085
CUP 30.715753
CVE 110.518845
CZK 24.111344
DJF 205.992431
DKK 7.460034
DOP 67.922316
DZD 154.018025
EGP 57.847843
ERN 17.386275
ETB 183.570112
FJD 2.589049
FKP 0.862506
GBP 0.865176
GEL 3.065779
GGP 0.862506
GHS 13.094994
GIP 0.862506
GMD 84.612839
GNF 10173.867447
GTQ 8.839599
GYD 242.585018
HKD 9.08142
HNL 30.944321
HRK 7.534628
HTG 151.453347
HUF 348.47849
IDR 20572.136031
ILS 3.386568
IMP 0.862506
INR 109.312724
IQD 1518.40135
IRR 1593741.874933
ISK 144.109074
JEP 0.862506
JMD 183.411851
JOD 0.821813
JPY 185.758438
KES 150.124896
KGS 101.361707
KHR 4650.820524
KMF 492.610907
KPW 1043.176906
KRW 1752.38004
KWD 0.357112
KYD 0.966445
KZT 565.540801
LAK 25534.642323
LBP 103796.061813
LKR 388.508897
LRD 211.127136
LSL 18.771217
LTL 3.422477
LVL 0.701119
LYD 7.38919
MAD 10.715761
MDL 20.236724
MGA 4868.156941
MKD 61.531925
MMK 2433.437481
MNT 4146.424702
MOP 9.356651
MRU 46.456179
MUR 54.627955
MVR 17.919737
MWK 2012.171858
MXN 19.925262
MYR 4.711454
MZN 74.067971
NAD 18.779399
NGN 1575.335201
NIO 42.434218
NOK 11.018784
NPR 175.364787
NZD 1.99289
OMR 0.445666
PAB 1.159694
PEN 3.95539
PGK 5.085775
PHP 69.977449
PKR 322.571254
PLN 4.227959
PYG 7076.811199
QAR 4.219652
RON 5.224038
RSD 117.149943
RUB 84.580225
RWF 1724.71848
SAR 4.348764
SBD 9.343876
SCR 16.360628
SDG 696.029758
SEK 10.897891
SGD 1.485981
SHP 0.865374
SLE 28.687692
SLL 24305.437155
SOS 662.425802
SRD 43.270992
STD 23990.719317
STN 24.804419
SVC 10.146912
SYP 128.116096
SZL 18.773561
THB 37.710252
TJS 10.750241
TMT 4.068388
TND 3.374966
TOP 2.790799
TRY 53.683879
TTD 7.877771
TWD 36.578986
TZS 3042.601568
UAH 51.937311
UGX 4290.429144
USD 1.159085
UYU 46.819612
UZS 13914.81526
VES 690.856847
VND 30514.07171
VUV 138.224161
WST 3.175562
XAF 655.106385
XAG 0.01639
XAU 0.000266
XCD 3.132486
XCG 2.090068
XDR 0.815645
XOF 654.883233
XPF 119.331742
YER 276.586687
ZAR 18.740584
ZMK 10433.149863
ZMW 20.497385
ZWL 373.224897
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans
Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans / Photo: PATRICIA DE MELO MOREIRA - AFP/Archives

Réfugiés au Portugal, de jeunes musiciens afghans brisent le silence imposé par les talibans

"Ici, nous pouvons sauver notre musique", se réjouit Ramiz, un jeune musicien afghan accueilli dans le nord du Portugal avec plusieurs de ses camarades de l'école nationale de musique qui ont fui leur pays en 2021, après la prise du pouvoir par les talibans.

Taille du texte:

"Notre espoir est de pouvoir rentrer un jour en Afghanistan et montrer que notre musique n'est pas morte", confie à l'AFP cet homme de 19 ans en tenant sur ses genoux son rubab, un instrument traditionnel à cordes, sorte de luth incrusté de nacre.

Ramiz est l'un des 58 étudiants de l'Institut national de musique d'Afghanistan (Anim), âgés de 13 à 21 ans, installés dans les villes portugaises de Braga et de Guimaraes.

Avec ses camarades, plusieurs professeurs et une partie de leurs familles, ils étaient 273 réfugiés à être arrivés en avion à Lisbonne le 13 décembre 2021, après avoir quitté l'Afghanistan de crainte de représailles de la part des talibans qui ont banni la musique non religieuse.

"Lorsque les talibans sont arrivés aux portes de Kaboul, il était clair que nous devions partir", se souvient Ahmad Sarmast, le directeur de l'Anim, qui a tout fait pour faire évacuer dans l'urgence les élèves et le personnel de son institut.

"Le peuple afghan est privé de tout accès à la musique : le droit d'écouter de la musique, d'apprendre la musique, de jouer de la musique", déplore cet homme de 61 ans qui a perdu partie de son audition dans un attentat commis par les talibans en 2014.

- Un acte de résistance -

"Aujourd'hui, l'Afghanistan est une nation réduite au silence", victime d'"un génocide culturel et musical", ajoute ce spécialiste de la musique afghane qui s'est donné pour mission de sauvegarder le patrimoine musical de son pays et de faire revivre au Portugal l'école qu'il a fondée en 2010.

En attendant de trouver un local où elle pourra renaître, ses élèves sont accueillis au conservatoire de musique de Braga, où ils continuent de jouer de la musique, comme s'ils accomplissaient un acte de résistance.

"Chaque spectacle de notre école est une manière de protester contre ce qui se passe en Afghanistan", observe le "Dr Sarmast", ainsi que l'appellent ses étudiants, qui se sont produits début mars à l'occasion d'un concert avec la célèbre violoniste américaine d'origine japonaise Midori Goto.

"C'est très bien d'être ici car nous sommes tous ensemble", témoigne Shogufa, une percussionniste de 19 ans qui partage depuis le début de l'année un trois-pièces avec une autre étudiante dans le quartier du conservatoire.

A des milliers de kilomètres de Kaboul, Shogufa tente de profiter de la liberté que lui offre cette nouvelle vie au Portugal. Pendant son temps libre, cette admiratrice de Beethoven aime composer de la musique, cuisiner, sortir manger un hamburger ou faire du sport avec ses camarades dans un club de gym du quartier.

- "Poursuivre nos études" -

Alors que les femmes ne sont pas autorisées à étudier en Afghanistan, au Portugal "nous avons de la chance d'aller à l'école tous les jours" pour "poursuivre nos études", souligne la jeune femme aux cheveux bruns tirés en arrière, encore traumatisée par les images des instruments de musique détruits et brûlés par les talibans dans son école de musique à Kaboul.

Ramiz, le joueur de rubab, est lui aussi reconnaissant de pouvoir continuer à s'adonner à sa passion mais son regard s'assombrit lorsqu'il évoque sa famille restée au pays.

"Je parle à ma mère tous les jours ! Elle a besoin d'entendre ma voix chaque soir avant de s'endormir", témoigne le jeune homme dont le père et les deux frères sont également musiciens.

Il espère qu'ils pourront prochainement le rejoindre au Portugal car leur vie en Afghanistan est devenue "trop dangereuse".

Shogufa se dit elle aussi "très inquiète" pour ses parents ainsi que ses six frères et sœurs vivant dans un petit village et dont le quotidien se résume à "rester à la maison... sans projets pour l'avenir".

Pourtant, "être réfugiée à l'étranger, c'est très difficile", poursuit la percussionniste arrivée à Braga après avoir passé plus de sept mois dans un ancien hôpital militaire de Lisbonne, un séjour sous le signe de la précarité.

"Mon grand rêve est de rentrer un jour en Afghanistan, affirme-t-elle. Je suis sûre que les choses vont s'arranger... et que les talibans ne resteront pas au pouvoir pour toujours."

V.Nemec--TPP