The Prague Post - Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

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Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

Coup de frein pour la zone euro en avril, sous l'effet de la crise au Moyen-Orient

Les indicateurs passent au rouge dans la zone euro sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, qui a donné en avril un net coup de frein à l'activité du secteur privé, plombée par l'envolée des prix de l'énergie et les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

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L'indice PMI Flash, un des meilleurs baromètres avancés de la santé de l'économie du Vieux continent, est tombé ce mois-ci en territoire négatif, reflétant la première baisse de l'activité au sein du secteur privé depuis 16 mois.

Cet indicateur calculé par S&P Global à partir de sondages auprès d'entreprises est tombé à 48,6 points ce mois-ci, contre 50,7 points en mars. Un chiffre inférieur à 50 est synonyme d'une contraction de l'activité.

Si l'industrie est restée en territoire positif, reflétant sans doute des achats de précaution liés à la hausse des prix, le secteur des services a tiré le baromètre à la baisse, enregistrant sa plus forte chute depuis février 2021.

Même chose dans les deux plus grandes économies de la zone eur: en France, l'indice PMI est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois, tandis qu'en Allemagne, il atteint un plancher depuis 16 mois. A chaque fois, l'explication est la même: le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran.

"La zone euro est confrontée à une aggravation de ses difficultés économiques liées à la guerre au Moyen-Orient, ce qui constitue un sérieux casse-tête pour les responsables politiques", a résumé Chris Williamson, chef économiste chez S&P Global.

- Choc stagflationniste -

"Le conflit a entraîné un recul de l'économie en avril, tout en provoquant une forte poussée de l'inflation. Des pénuries d'approvisionnement de plus en plus répandues menacent par ailleurs de freiner davantage la croissance tout en accentuant les pressions haussières sur les prix dans les semaines à venir", a-t-il prévenu.

Selon les derniers chiffres d'Eurostat, l'inflation a déjà bondi à 2,6% sur un an en mars, contre 1,9% en février, alors même que les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se faisaient pas encore pleinement ressentir.

Autant de signaux d'une arrivée du "choc staglationniste" redouté par la Commission européenne depuis plusieurs semaines, et qui pourrait être obligée de sabrer fin mai ses prévisions économiques pour 2026.

La stagflation est un phénomène pernicieux mêlant croissance faible et inflation élevée, difficile à résoudre lorsqu'il s'installe dans la durée, car la solution la plus évidente pour calmer les prix (la hausse des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne) risque de freiner encore plus l'activité économique.

Dans ce contexte très dégradé, les regards se tournent de plus en plus vers la BCE, qui tient sa prochaine réunion de politique monétaire dans une semaine, le 30 avril.

"La BCE se retrouve une fois de plus face à la lourde tâche de décider s'il convient de relever les taux d'intérêt au vu de la situation inquiétante sur le front de l'inflation, ou de considérer que ce pic des prix sera temporaire et qu'elle doit plutôt concentrer son attention sur la nécessité d'éviter que l'économie ne s'enfonce dans un ralentissement plus prononcé", avance M. WIlliamson.

Pour le moment, la plupart des économistes pensent qu'elle ne relèvera pas tout de suite son principal taux directeur, resté fixé à 2% depuis juin 2025, car il serait prématuré d'agir, même si elle risque d'y être obligée tôt ou tard.

"Nous nous attendons à ce que la BCE maintienne ses taux d'intérêts la semaine prochaine, mais à ce qu'elle procède à une hausse à titre de mesure de précaution lors de sa réunion de juin", prédit ainsi Carsten Brzeski d'ING Research, dans une note publiée mardi.

F.Vit--TPP