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L'Union européenne a annoncé mercredi avoir accepté des mesures proposées par X, le réseau social d'Elon Musk, pour remédier à des infractions qui lui ont valu une amende de 120 millions d'euros fin 2025.
"C'est un pas important dans la bonne direction", a salué Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne en matière de Numérique, ajoutant que "les mesures approuvées vont apporter aux chercheurs, à la société civile et au grand public une meilleure transparence à propos des systèmes de X et de leur impact sur les utilisateurs".
Bruxelles avait infligé cette amende inédite à X en décembre, pour sanctionner trois infractions de la plateforme vis-à-vis du règlement européen sur les services numériques, le DSA.
La Commission avait en effet conclu, dans le cadre d'une enquête ouverte fin 2023 et élargie par la suite, que le groupe avait trompé les utilisateurs avec les coches bleues censées certifier les sources d'informations, en modifiant leur système d'attribution et en les réservant aux utilisateurs ayant souscrit un abonnement payant.
Bruxelles avait également voulu sanctionner des manquements de X à ses obligations de transparence autour des publicités, et en matière d'accès des chercheurs indépendants à ses données internes.
Les solutions proposées par X pour remédier à ces manquements consistent notamment à améliorer à différents niveaux ses bases de données publicitaires accessibles aux chercheurs.
Pour l'accès aux données internes, le groupe s'est engagé à répondre gratuitement et dans des délais appropriés aux demandes.
Enfin, en ce qui concerne les fameuses coches bleues, X s'est déjà mis en conformité avec les règles européennes puisque les comptes qui en sont affublés sont désormais qualifiés d'utilisateurs "premiums" et non plus "vérifiés".
X aura maintenant six mois pour mettre en oeuvre les mesures proposées.
Cela ne met cependant pas un terme au litige, l'ex-Twitter ayant fait appel de l'amende européenne en février.
Cette sanction avait pris une tournure politique l'an dernier, l'équipe du président américain Donald Trump ayant dénoncé aussitôt une "censure".
Quelques semaines après, l'administration Trump avait imposé des sanctions à l'ancien commissaire européen Thierry Breton, un des principaux artisans du DSA, et à quatre autres personnalités européennes, en les accusant de participer à des "actes flagrants de censure extraterritoriale".
Et la Commission n'en a pas terminé avec X, son enquête ouverte fin 2023 se poursuivant sur d'autres motifs.
En outre, Bruxelles a ouvert une nouvelle enquête en début d'année, en raison des fausses images dénudées de mineurs et de femmes générées par Grok, son assistant d'intelligence artificielle.
Q.Pilar--TPP