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Le parc de réacteurs nucléaires d'EDF a atteint mercredi matin un record d'indisponibilités dites "environnementales" liées aux fortes chaleurs et à l'arrivée massive de méduses dans la centrale de Gravelines (Nord), selon des calculs de l'AFP.
Le taux de puissance manquante atteint 20,4%, a calculé l'AFP à partir des données publiées depuis 2015 par EDF.
Peu avant 10H00, le parc nucléaire d'EDF a connu un nouveau pic d'indisponibilités pour "contraintes environnementales" ou "causes externes liées à l'environnement".
Au total, 13 réacteurs étaient concernés, contre un précédent record de 12 réacteurs dans la nuit du 14 au 15 juillet, soit un total de 20,4% de capacités de production indisponibles.
Huit étaient à l'arrêt complet (Bugey 3, Cattenom 1, Chooz 1 et 2, Golfech 2, Gravelines 2, 3 et 4) et cinq étaient en sous-régime (Saint-Alban 2, Tricastin 1 et 4, Gravelines 1 et 6).
Cette puissance manquante sur le parc nucléaire est en grande partie liée à des indisponibilités "fortuites", totales ou partielles sur 5 des 6 réacteurs de Gravelines, la plus grande centrale d'Europe occidentale, située sur les bords de la mer du Nord.
Les réacteurs 1, 2, 3, 4 et 6 ont été mis à l'arrêt ou en sous-régime lundi et mardi, pour plusieurs jours en raison de l'arrivée de plusieurs tonnes de méduses dans les stations de pompage qui servent à puiser l'eau de mer pour refroidir les installations nucléaires.
Les unités n°1 et 6 sont depuis revenues à la pleine puissance vers 10H00 tandis que le réacteur n°5 est lui en arrêt programmé pour maintenance.
A l'arrêt, Gravelines 2 doit être reconnectée au réseau mercredi soir à 23H00.
En dehors de Gravelines, les arrêts ou réduction de production des autres réacteurs sont liés aux fortes chaleurs et à la sécheresse qui affectent la température ou le débit des rivières et fleuves.
La France compte 57 réacteurs nucléaires, assurant quelque 70% de sa production d'électricité. Tous sont installés au bord d'un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations.
En cas de sécheresse ou de canicule, la baisse du débit et la hausse de la température des cours d'eau peuvent contraindre EDF à réduire, voire arrêter sa production pour préserver l'environnement et la biodiversité.
L'exploitant ne peut alors rejeter d'effluents chimiques ou radioactifs ni réchauffer davantage les rivières avec ses eaux de refroidissement rejetées plus chaudes.
T.Musil--TPP