The Prague Post - Le réchauffement de l'Arctique menace de jeter un froid sur les rencards des écureuils

EUR -
AED 4.304085
AFN 73.83498
ALL 95.574182
AMD 435.26821
ANG 2.097701
AOA 1075.874055
ARS 1646.318858
AUD 1.630552
AWG 2.111021
AZN 1.987954
BAM 1.959815
BBD 2.360014
BDT 144.093943
BGN 1.954975
BHD 0.442098
BIF 3486.627888
BMD 1.171976
BND 1.496152
BOB 8.096551
BRL 5.854953
BSD 1.17169
BTN 110.71886
BWP 15.847328
BYN 3.305944
BYR 22970.724909
BZD 2.356617
CAD 1.602894
CDF 2721.917713
CHF 0.924302
CLF 0.026551
CLP 1044.956744
CNY 8.013325
CNH 8.011304
COP 4232.402944
CRC 532.987262
CUC 1.171976
CUP 31.057358
CVE 110.63999
CZK 24.360224
DJF 208.283561
DKK 7.473666
DOP 69.439741
DZD 155.271588
EGP 61.909155
ERN 17.579636
ETB 184.439734
FJD 2.574186
FKP 0.864876
GBP 0.866389
GEL 3.158508
GGP 0.864876
GHS 13.056248
GIP 0.864876
GMD 86.135705
GNF 10287.016351
GTQ 8.952262
GYD 245.142167
HKD 9.183192
HNL 31.198321
HRK 7.535099
HTG 153.493117
HUF 363.749664
IDR 20217.753847
ILS 3.464417
IMP 0.864876
INR 110.922642
IQD 1535.288246
IRR 1542320.100967
ISK 143.203607
JEP 0.864876
JMD 184.618185
JOD 0.830952
JPY 186.986974
KES 151.302977
KGS 102.465373
KHR 4699.623314
KMF 493.401588
KPW 1054.773277
KRW 1725.910743
KWD 0.360465
KYD 0.976492
KZT 537.085623
LAK 25719.007965
LBP 105009.028183
LKR 373.491901
LRD 215.350687
LSL 19.378567
LTL 3.46054
LVL 0.708916
LYD 7.436209
MAD 10.8481
MDL 20.26534
MGA 4862.527923
MKD 61.66135
MMK 2461.19521
MNT 4214.840858
MOP 9.458134
MRU 46.878767
MUR 54.825202
MVR 18.106802
MWK 2040.409615
MXN 20.371575
MYR 4.632237
MZN 74.901378
NAD 19.396421
NGN 1609.415757
NIO 43.029046
NOK 10.917458
NPR 177.150376
NZD 1.989927
OMR 0.450619
PAB 1.171695
PEN 4.120689
PGK 5.091942
PHP 71.719055
PKR 326.658936
PLN 4.248148
PYG 7344.983328
QAR 4.269801
RON 5.096106
RSD 117.42139
RUB 88.264778
RWF 1711.670598
SAR 4.39567
SBD 9.406202
SCR 16.312439
SDG 703.769858
SEK 10.851242
SGD 1.495388
SHP 0.874998
SLE 28.859903
SLL 24575.74122
SOS 669.778957
SRD 43.908085
STD 24257.532036
STN 24.904485
SVC 10.252915
SYP 129.561066
SZL 19.396162
THB 38.091393
TJS 10.990915
TMT 4.107775
TND 3.379685
TOP 2.821837
TRY 52.819817
TTD 7.967253
TWD 36.950076
TZS 3056.070874
UAH 51.638139
UGX 4358.891879
USD 1.171976
UYU 46.244336
UZS 14145.747816
VES 567.961211
VND 30879.217342
VUV 138.557541
WST 3.196931
XAF 657.297848
XAG 0.015929
XAU 0.000254
XCD 3.167323
XCG 2.111708
XDR 0.817709
XOF 655.722321
XPF 119.331742
YER 279.69188
ZAR 19.371706
ZMK 10549.173151
ZMW 22.231446
ZWL 377.375717
  • AEX

    -7.8700

    1001.01

    -0.78%

  • BEL20

    -20.8900

    5334.76

    -0.39%

  • PX1

    -37.4500

    8104.09

    -0.46%

  • ISEQ

    64.7800

    12286.69

    +0.53%

  • OSEBX

    6.7500

    1993.31

    +0.34%

  • PSI20

    87.1900

    9265.14

    +0.95%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -55.5400

    3883.5

    -1.41%

  • N150

    0.8200

    4105.76

    +0.02%

Le réchauffement de l'Arctique menace de jeter un froid sur les rencards des écureuils
Le réchauffement de l'Arctique menace de jeter un froid sur les rencards des écureuils / Photo: Cory WILLIAMS - Colorado State University/AFP

Le réchauffement de l'Arctique menace de jeter un froid sur les rencards des écureuils

Lorsque l'hiver s'installe, les écureuils de l'Arctique creusent profondément dans le sol pour commencer leurs huit mois d'hibernation, avant de réapparaître à la surface au printemps, affamés et impatients de se reproduire.

Taille du texte:

Mais des scientifiques étudiant ces rongeurs ont découvert une conséquence surprenante du changement climatique: avec la hausse des températures, les femelles de cette espèce ont progressivement décalé le moment où elles sortent d'hibernation, désormais avancé de 10 jours par rapport à il y a un quart de siècle.

Les mâles, eux, n'ont pas changé leur date de réveil, ce qui menace de compliquer les rencards de ces petites bêtes, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

Par le passé, les mâles sortaient d'hibernation un mois complet avant les femelles, ce qui laissait le temps à leurs testicules, qui se rétractent chaque automne, de redescendre et retrouver leur état normal. Mais cet intervalle se rétrécit peu à peu.

"Si cela continue, les femelles vont émerger avant que les mâles soient complètement matures pour la reproduction", explique à l'AFP Cory Williams, co-auteur de l'étude et biologiste à l'université d'Etat du Colorado.

- Adaptation -

Comme de nombreux animaux dans l'Arctique, ces écureuils (Urocitellus parryii) ont évolué pour s'adapter à la rigueur de l'hiver dans cette région.

Ils hibernent durant environ huit mois par an, en creusant à environ un mètre de profondeur dans le sable au bord des rivières.

Leur température corporelle chute alors d'environ 37°C à -3°C, un plus bas chez les mammifères, et ils ralentissent considérablement l'activité de leur cerveau, leurs poumons, leur coeur et d'autres organes -- un état appelé "torpeur".

Pour l'étude, les chercheurs ont analysé la température de l'air et du sol sur deux sites, ainsi que les températures abdominale et cutanée de 199 écureuils sur la même période (récoltées par des capteurs).

Ils ont constaté une hausse importante de la température ambiante, comme attendu dans cette région qui subit le changement climatique de plein fouet, avec un réchauffement quatre fois plus rapide que le reste du globe.

"La température minimum du sol en hiver est plus élevée. Il ne fait plus si froid", dit Cory Williams. "Et nous voyons aussi un changement dans le gel et le dégel de la terre. Les sols gèlent aujourd'hui plus tard, et dégèlent plus tôt."

Cela a eu deux effets sur les écureuils.

Même s'ils entrent en hibernation à la même période, le moment auquel leur température corporelle descend sous les 0°C a été retardé, ce qui repousse aussi le déclenchement d'un processus leur demandant beaucoup d'énergie: la production de chaleur destinée à éviter la mort de certains tissus biologiques.

De plus, les femelles terminent donc leur hibernation plus tôt, au début du dégel au printemps.

Pourquoi ce réveil précoce n'affecte-t-il que les femelles? Rien de sûr, mais les scientifiques ont leur théorie. Elles semblent davantage sensibles aux conditions extérieures que les mâles, davantage contrôlés par leurs niveaux de testostérone, en hausse à l'approche de la période de reproduction.

- Conséquences rapides -

Ces changements présentent aussi des avantages: les femelles se réveillent plus dodues qu'avant, et peuvent se nourrir plus tôt de racines, baies, ou graines. Ce qui peut leur permettre de donner naissance à des portées en meilleure santé, avec un meilleur taux de survie.

Mais cela signifie aussi qu'elles sont exposées plus longtemps à leurs prédateurs (aigles, renards, loups...) -- en plus des perturbations dans leurs interactions sexuelles.

Des conséquences en amont de la chaîne alimentaire sont aussi envisageables, si leurs prédateurs s'habituent à des proies disponibles plus tôt, et avancent en retour leur propre période de reproduction. L'impact général est alors difficile à prédire.

Quoiqu'il en soit, ces travaux fournissent la preuve que le changement climatique peut avoir des conséquences directes sur un écosystème, en une période de temps relativement réduite, souligne Helen Chmura, auteure principale de l'étude.

"Nous avons travaillé sur 25 ans de données, ce qui est assez long pour une étude, mais très court en écologie", a-t-elle dit à l'AFP. "Nous avons des preuves d'effets sur l'écosystème à l'échelle d'une vie humaine, y compris de jeunes gens."

B.Svoboda--TPP