The Prague Post - Le Pendjab, grenier à blé de l'Inde, dévasté par les inondations

EUR -
AED 4.173909
AFN 75.011235
ALL 93.707341
AMD 415.321178
AOA 1043.336123
ARS 1701.430095
AUD 1.630979
AWG 2.048598
AZN 1.935282
BAM 1.956379
BBD 2.288868
BDT 140.29155
BHD 0.428525
BIF 3398.991722
BMD 1.136532
BND 1.470129
BOB 12.949835
BRL 5.814152
BSD 1.136432
BTN 108.85276
BWP 15.654568
BYN 3.259951
BYR 22276.019465
BZD 2.285577
CAD 1.603544
CDF 2568.561245
CHF 0.931757
CLF 0.027183
CLP 1069.86193
CNY 7.689891
CNH 7.697086
COP 3643.799884
CRC 517.05086
CUC 1.136532
CUP 30.118088
CVE 110.297667
CZK 24.186186
DJF 202.369936
DKK 7.474853
DOP 66.209609
DZD 151.683779
EGP 57.449514
ERN 17.047974
ETB 183.422824
FJD 2.538106
FKP 0.854303
GBP 0.85553
GEL 2.978291
GGP 0.854303
GHS 13.238921
GIP 0.854303
GMD 84.103034
GNF 9974.954272
GTQ 8.66953
GYD 237.710402
HKD 8.912391
HNL 30.444017
HRK 7.534413
HTG 148.523335
HUF 360.947097
IDR 20574.631652
ILS 3.473866
IMP 0.854303
INR 108.84427
IQD 1488.740919
IRR 1562873.023925
ISK 142.396142
JEP 0.854303
JMD 179.9633
JOD 0.805814
JPY 186.305967
KES 147.179854
KGS 99.389884
KHR 4594.340489
KMF 492.118137
KRW 1658.76648
KWD 0.353064
KYD 0.946976
KZT 543.508579
LAK 25756.628313
LBP 101765.63982
LKR 381.883102
LRD 205.690014
LSL 19.096872
LTL 3.355882
LVL 0.687477
LYD 7.291159
MAD 10.660957
MDL 20.114869
MGA 4870.442474
MKD 61.537955
MMK 2386.915483
MNT 4086.77647
MOP 9.178818
MRU 45.458463
MUR 53.973497
MVR 17.570519
MWK 1970.583626
MXN 19.862652
MYR 4.650667
MZN 72.635781
NAD 19.096956
NGN 1551.911388
NIO 41.822202
NOK 11.008264
NPR 174.164816
NZD 1.96916
OMR 0.437003
PAB 1.136437
PEN 3.868329
PGK 5.011484
PHP 70.080804
PKR 315.666691
PLN 4.326639
PYG 6836.024618
QAR 4.142827
RON 5.231906
RSD 117.409373
RUB 89.27261
RWF 1665.986084
SAR 4.260957
SBD 9.165726
SCR 15.381488
SDG 682.480923
SEK 11.06323
SGD 1.47003
SLE 27.560522
SOS 649.489501
SRD 42.882539
STD 23523.909582
STN 24.50715
SVC 9.943945
SZL 19.099573
THB 38.204511
TJS 10.472001
TMT 3.989226
TND 3.374184
TRY 53.84852
TTD 7.729255
TWD 36.833965
TZS 3007.535739
UAH 51.105436
UGX 4290.251765
USD 1.136532
UYU 45.653521
UZS 13694.055754
VES 843.172333
VND 29907.829195
VUV 135.43663
WST 3.126607
XAF 656.148444
XAG 0.019808
XAU 0.000282
XCD 3.071534
XCG 2.048098
XDR 0.815156
XOF 656.151332
XPF 119.331742
YER 270.664953
ZAR 19.081417
ZMK 10230.143961
ZMW 21.251294
ZWL 365.962713
  • AEX

    5.3000

    1086.42

    +0.49%

  • BEL20

    -6.8500

    5700.41

    -0.12%

  • PX1

    -3.3600

    8402.56

    -0.04%

  • ISEQ

    43.8400

    13743.72

    +0.32%

  • OSEBX

    2.9900

    1994.05

    +0.15%

  • PSI20

    49.2600

    9171.01

    +0.54%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.0800

    4508.92

    -0.99%

  • N150

    -5.5000

    4222

    -0.13%

Le Pendjab, grenier à blé de l'Inde, dévasté par les inondations
Le Pendjab, grenier à blé de l'Inde, dévasté par les inondations / Photo: Narinder NANU - AFP

Le Pendjab, grenier à blé de l'Inde, dévasté par les inondations

La saison s'annonçait prometteuse mais les inondations causées par les fortes pluies de la mousson ont dévasté les champs dans le nord de l'Inde, où récoltes et bétail tué en décomposition dégagent une odeur nauséabonde.

Taille du texte:

L'Etat du Pendjab, considéré comme le grenier à blé du pays, a connu cette année des niveaux de précipitations supérieurs de 34% à la moyenne, selon les services de météorologie.

Leur bilan est sans précédent: au moins 52 morts, plus de 400.000 habitants sinistrés. Et des dégâts considérables des deux côtés de la frontière qui sépare les Pendjab indien et pakistanais.

"Les cultures ont été entièrement détruites", a constaté le ministre indien de l'Agriculture, Shivraj Singh Chouhan, lors d'une récente visite. Le Premier ministre Narendra Modi a annoncé une aide d'urgence de 150 millions d'euros.

"Il s'agit des plus graves inondations que nous traversons depuis des décennies", a insisté le chef de l'exécutif du Pendjab, Bhagwant Mann.

Un sentiment partagé par les anciens.

"La dernière fois que nous avons connu des inondations aussi dévastatrices, c'était en 1988", se souvient Balkar Singh, 70 ans, dans son petit village de Shehzada, à une trentaine de kilomètres de la grande ville d'Amritsar.

Les pluies diluviennes de la mousson ont transformé ses rizières en marais et ouvert d'énormes fissures dans les murs de sa maison.

- Investissements noyés -

Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents de juin à septembre en Inde. Les scientifiques assurent que le changement climatique, combiné au développement mal planifié des infrastructures, a augmenté leur fréquence, leur gravité et leur impact.

Coincé entre le fleuve Ravi et la frontière du Pakistan, le village de Toor n'a pas échappé au déluge. Récoltes détruites, bétail noyé et maisons démolies, il n'est plus qu'un champ de ruines.

"L'eau a déferlé après minuit le 26 août", témoigne un agriculteur, Surjan Lal.

"Son niveau a atteint au moins trois mètres en quelques minutes", poursuit-il. "On s'est retrouvés sur les toits pendant près d'une semaine, impuissants, à regarder l'eau tout emporter, du bétail à nos lits."

Dans le village voisin de Lassia, collé au Pakistan, Rakesh Kumar compte ses pertes.

"En plus de celles dont je suis propriétaire, j'ai pris d'autres terres en bail et je me suis lourdement endetté cette année", explique cet agriculteur âgé de 37 ans. "Tous mes investissements sont partis avec l'eau des inondations..."

Et comme si ça ne suffisait pas, il y a peu de chance pour que le blé qu'il a planté dans ses champs pour l'hiver lui rapporte grand-chose.

"Il faudrait d'abord que toute cette boue sèche", fulmine-t-il, "ce n'est qu'après que les machines pourront évacuer le limon". Et encore, acheminer ces engins sur place relève du défi logistique.

Pour ceux qui ne possèdent pas leur terre comme Mandeep Kaur, 50 ans, la situation s'annonce encore plus délicate.

- Menaces sur le basmati -

"On gagnait notre vie en travaillant pour les grands propriétaires mais ils sont tous partis", constate l'ouvrière agricole.

Sa maison a été entièrement détruite par les eaux, elle est désormais contrainte de dormir sur un matelas posé sous une bâche dans la cour.

Le Pendjab est le principal fournisseur du riz et du blé livrés dans le cadre des programmes alimentaires d'urgence réservés aux Indiens les plus modestes. Quelque 800 millions mangent grâce à eux, soit plus de la moitié de la population du pays le plus peuplé de la planète.

Les experts estiment que les pertes attendues cette année ne menacent pas encore ces programmes, qui disposent d'importants stocks.

"La baisse des récoltes dans le Pendjab indien et pakistanais va lourdement peser sur les prix et les exportations de riz basmati", alerte toutefois Avinash Kishore, de l'Institut international de recherche sur la politique agricole de New Delhi.

A l'heure où la hausse des droits de douane imposés à l'Inde par les Etats-Unis a rendu son riz basmati bien moins compétitif, les inondations risquent de lui porter un nouveau coup.

Pour les producteurs du Pendjab, la route du redressement s'annonce d'autant plus difficile que les autorités locales se sont retirées d'un programme d'assurance fédérale jugé trop cher.

Alors Balkar Singh a bien du mal à rester optimiste. "J'ai toujours de l'eau jusqu'au genou dans ma ferme", rappelle l'agriculteur, "je ne sais pas trop ce que l'avenir nous réserve".

G.Turek--TPP