The Prague Post - Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes

EUR -
AED 4.193303
AFN 74.207228
ALL 93.672285
AMD 419.417337
ANG 2.044001
AOA 1048.028871
ARS 1698.204573
AUD 1.642168
AWG 2.054958
AZN 1.945326
BAM 1.95347
BBD 2.300097
BDT 140.754567
BGN 1.930382
BHD 0.43048
BIF 3407.804933
BMD 1.141643
BND 1.474154
BOB 7.904547
BRL 5.850323
BSD 1.141958
BTN 108.786188
BWP 15.443766
BYN 3.264435
BYR 22376.206598
BZD 2.29677
CAD 1.615095
CDF 2577.830745
CHF 0.922985
CLF 0.02683
CLP 1055.951907
CNY 7.736859
CNH 7.742641
COP 3713.879474
CRC 519.484884
CUC 1.141643
CUP 30.253545
CVE 110.629671
CZK 24.245538
DJF 202.893278
DKK 7.475142
DOP 67.018889
DZD 152.070344
EGP 56.636124
ERN 17.124648
ETB 181.94943
FJD 2.548951
FKP 0.851539
GBP 0.852083
GEL 3.014384
GGP 0.851539
GHS 13.088985
GIP 0.851539
GMD 83.915171
GNF 10020.777527
GTQ 8.713682
GYD 238.888182
HKD 8.951454
HNL 30.681706
HRK 7.532452
HTG 149.453034
HUF 355.895283
IDR 20626.29591
ILS 3.437378
IMP 0.851539
INR 108.881423
IQD 1496.123405
IRR 1569473.981035
ISK 143.402242
JEP 0.851539
JMD 180.435558
JOD 0.80947
JPY 184.586625
KES 147.523572
KGS 99.835332
KHR 4577.989607
KMF 492.048616
KPW 1027.479274
KRW 1714.628249
KWD 0.353408
KYD 0.951615
KZT 538.362531
LAK 25744.054418
LBP 102234.1484
LKR 383.132981
LRD 207.35099
LSL 18.632052
LTL 3.370976
LVL 0.690569
LYD 7.312269
MAD 10.680117
MDL 20.069006
MGA 4903.357913
MKD 61.632203
MMK 2396.661113
MNT 4093.58572
MOP 9.220417
MRU 45.751395
MUR 53.828909
MVR 17.650236
MWK 1981.892978
MXN 19.957567
MYR 4.650945
MZN 72.955258
NAD 18.632047
NGN 1573.652825
NIO 41.846975
NOK 11.164175
NPR 174.047241
NZD 1.980768
OMR 0.438944
PAB 1.141943
PEN 3.882772
PGK 5.000112
PHP 70.268714
PKR 317.576639
PLN 4.328316
PYG 6942.779137
QAR 4.163235
RON 5.233525
RSD 117.34993
RUB 87.904236
RWF 1674.219744
SAR 4.285517
SBD 9.207399
SCR 16.810537
SDG 685.560934
SEK 11.029335
SGD 1.474655
SHP 0.852352
SLE 27.799435
SLL 23939.691135
SOS 652.453266
SRD 42.937776
STD 23629.709143
STN 24.659493
SVC 9.992212
SYP 126.188217
SZL 18.643455
THB 38.020719
TJS 10.569132
TMT 4.007168
TND 3.360713
TOP 2.748803
TRY 53.637941
TTD 7.758813
TWD 36.670155
TZS 3002.525068
UAH 50.803921
UGX 4202.061196
USD 1.141643
UYU 46.04568
UZS 13716.843354
VES 798.407715
VND 29988.112592
VUV 137.496498
WST 3.161561
XAF 655.181208
XAG 0.019162
XAU 0.000278
XCD 3.085348
XCG 2.058163
XDR 0.814162
XOF 653.59483
XPF 119.331742
YER 270.687698
ZAR 18.62918
ZMK 10276.162808
ZMW 20.584536
ZWL 367.608643
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes
Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes / Photo: JAM STA ROSA - AFP

Pétrolier naufragé aux Philippines: bloqués à quai, les pêcheurs nettoient les côtes

Quatre semaines après le naufrage d'un pétrolier, des pêcheurs philippins contraints de rester à quai s'échinent à nettoyer les côtes de l'île de Mindoro (centre) où les plages souillées par le pétrole portent encore les traces des milliers de litres de mazout qui s'y sont déversés.

Taille du texte:

Au total, plus de la moitié des 800.000 litres de fioul que transportait le Princess Empress s'est déversée ici, au large de l'île de Mindoro, dans ces eaux mondialement réputées pour la richesse de leur flore marine.

Deux jours après le naufrage du pétrolier, le 28 février, la marée noire avait déjà atteint Buhay na Tubig, un village isolé de Pola, l'une des municipalités les plus touchées par le déversement de fioul.

Très vite, le pétrole s'est répandu sur le rivage, noircissant les rochers et les plages de ce village, et des habitants sont tombés malades.

Depuis, les autorités philippines ont interdit la pêche et la baignade pour une durée indéterminée, laissant des milliers de pêcheurs dans l'incertitude face à cette marée noire difficile à circonscrire.

"Ils disent que cela pourrait prendre six mois, mais que se passera-t-il si nous ne pouvons pas pêcher pendant un an?", s'interroge Arvie Anonuevo, 32 ans, père de trois enfants.

Comme d'autres pêcheurs contraints de rester à quai, Arvie Anonuevo s'évertue depuis deux semaines, quatre heures par jour, à nettoyer les plages et rochers à l'aide de truelles et de papiers absorbants.

En échange, le gouvernement lui verse 355 pesos (six euros) par jour, soit un peu plus de la moitié de ce qu'il gagnait grâce à la pêche.

Mais le pétrole persiste à revenir s'échouer sur le rivage.

"C'est fatigant que le pétrole revienne le lendemain, peu importe la façon dont vous nettoyez (les rochers)", déplore Arvie Anonuevo.

Selon les autorités philippines, 5.000 hectares de récifs de coraux, d'algues et de mangroves ont été touchés.

Nettoyer la marée noire devrait prendre au moins six mois mais l'assainissement total des côtes pourrait durer, lui, plusieurs années, estime Irene Rodriguez, professeure à l'Institut des sciences de la mer de l'Université des Philippines.

Car les deux principales nappes de pétrole qui ont dérivé au sud-ouest et nord-ouest du navire pourraient s'étendre sur près de 162 kilomètres carrés, selon les experts.

- Vivre au jour le jour -

Au total, sept des huit réservoirs du navire ont fui et quatre d'entre eux sont déjà vides. Mais l'épave fuit toujours.

Le Princesse Empress, retrouvé la semaine dernière par un véhicule sous-marin téléopéré (ROV) japonais à 400 mètres de profondeur, a subi des "dégâts structurels importants" après avoir coulé, selon les garde-côtes philippins.

Environ 60% du pétrole que transportait le tanker s'est déversé dans la mer, a déclaré à l'AFP leur porte-parole, Armando Balilo.

Le propriétaire du pétrolier a assuré que toute personne touchée par la marée noire serait dédommagée si elle en faisait la demande.

Toutefois, cette aide financière n'intervient pas assez vite pour nombre de pêcheurs, qui ne peuvent compter sur la cueillette de bananes ou de noix de coco pour compléter leurs revenus, les bananiers ayant été endommagés l'an dernier par une violente tempête et la récolte de noix de coco n'ayant lieu que dans plusieurs mois.

De quoi inquiéter la maire de Pola, Jennifer Cruz, qui s'interroge sur le sort de ces familles une fois tarie l'aide gouvernementale.

"Ces gens vivent au jour le jour" , souligne Mme Cruz, précisant que la pêche ne pourrait être de nouveau autorisée que d'ici un an.

M. Anonuevo, lui, a déjà utilisé la moitié de l'argent obtenu en nettoyant les plages durant la semaine après le naufrage pour acheter de la nourriture et remplir sa moto d'essence.

Lui aussi pêcheur, Marlon Fabrero, 46 ans, envisage de son côté de retirer l'un de ses quatre enfants de l'école pour faire des économies.

"Où trouverais-je les 50 pesos d'allocation journalière pour chacun d'entre eux?", s'interroge-t-il.

V.Nemec--TPP