The Prague Post - La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE

EUR -
AED 4.193294
AFN 74.217931
ALL 93.771901
AMD 418.574572
ANG 2.044296
AOA 1047.038219
ARS 1700.205024
AUD 1.639351
AWG 2.055254
AZN 1.945606
BAM 1.955214
BBD 2.30211
BDT 140.877785
BGN 1.930661
BHD 0.430971
BIF 3400.381056
BMD 1.141808
BND 1.475458
BOB 7.905687
BRL 5.836241
BSD 1.142958
BTN 108.882373
BWP 15.458368
BYN 3.267321
BYR 22379.433872
BZD 2.298811
CAD 1.618342
CDF 2578.20254
CHF 0.922972
CLF 0.026937
CLP 1060.18231
CNY 7.737975
CNH 7.744055
COP 3761.872733
CRC 519.944196
CUC 1.141808
CUP 30.257908
CVE 110.231968
CZK 24.262051
DJF 203.539008
DKK 7.477671
DOP 67.119887
DZD 152.153406
EGP 56.663021
ERN 17.127118
ETB 183.349858
FJD 2.54989
FKP 0.850736
GBP 0.852
GEL 3.020128
GGP 0.850736
GHS 13.104073
GIP 0.850736
GMD 83.927274
GNF 10024.995951
GTQ 8.721387
GYD 239.098353
HKD 8.950803
HNL 30.599831
HRK 7.536507
HTG 149.585176
HUF 356.004712
IDR 20644.513933
ILS 3.437874
IMP 0.850736
INR 108.849118
IQD 1497.35131
IRR 1569700.343007
ISK 143.457179
JEP 0.850736
JMD 180.595883
JOD 0.809587
JPY 184.590411
KES 147.73573
KGS 99.849731
KHR 4607.6193
KMF 493.261391
KPW 1027.627465
KRW 1711.650332
KWD 0.353459
KYD 0.952515
KZT 538.838534
LAK 25774.276587
LBP 102355.228657
LKR 383.475089
LRD 207.567801
LSL 18.617121
LTL 3.371462
LVL 0.690669
LYD 7.320806
MAD 10.6774
MDL 20.087981
MGA 4900.531527
MKD 61.621535
MMK 2397.302502
MNT 4094.751582
MOP 9.229134
MRU 45.537354
MUR 53.756746
MVR 17.641363
MWK 1982.00608
MXN 19.945561
MYR 4.647589
MZN 72.96578
NAD 18.617121
NGN 1573.320304
NIO 42.057397
NOK 11.169854
NPR 174.211796
NZD 1.972205
OMR 0.439158
PAB 1.142958
PEN 3.882836
PGK 5.102471
PHP 70.160711
PKR 317.723992
PLN 4.327509
PYG 6948.917716
QAR 4.166951
RON 5.237591
RSD 117.344837
RUB 87.503779
RWF 1679.096849
SAR 4.291149
SBD 9.189935
SCR 16.630717
SDG 685.659811
SEK 11.091778
SGD 1.476134
SHP 0.852475
SLE 27.803445
SLL 23943.143907
SOS 653.204264
SRD 42.943969
STD 23633.117206
STN 24.492661
SVC 10.001003
SYP 126.206417
SZL 18.614422
THB 38.008543
TJS 10.57843
TMT 3.996327
TND 3.378588
TOP 2.7492
TRY 53.647275
TTD 7.765673
TWD 36.667451
TZS 3003.200074
UAH 50.849063
UGX 4205.739725
USD 1.141808
UYU 46.08619
UZS 13804.863292
VES 809.320716
VND 29992.437715
VUV 137.351701
WST 3.152475
XAF 655.760498
XAG 0.019075
XAU 0.000278
XCD 3.085793
XCG 2.059983
XDR 0.815556
XOF 655.760498
XPF 119.331742
YER 270.694139
ZAR 18.630736
ZMK 10277.644917
ZMW 20.602826
ZWL 367.661662
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE
La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE / Photo: BAY ISMOYO - AFP/Archives

La COP28, un "moment de vérité" pour l'industrie du gaz et du pétrole, selon l'AIE

"Contribuer à la crise climatique" ou faire "partie de la solution"? L'industrie du pétrole et du gaz doit prendre des "décisions difficiles maintenant" pour accélérer la transition énergétique, a exhorté jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Taille du texte:

Le secteur doit adopter les énergies propres et un plan de réduction de ses émissions opérationnelles, a souligné cette agence de l'OCDE basée à Paris.

Il s'agit de "choisir entre contribuer à une crise climatique qui s’aggrave ou faire partie de la solution en adoptant la voie de l'énergie propre", estime l'AIE dans un "rapport spécial" consacré au rôle du secteur pétrogazier dans la course à la neutralité carbone en 2050.

S'inscrivant "dans un contexte d'aggravation de la crise climatique, alimentée en grande partie par leurs produits de base", les experts de l'AIE exposent ce que ces entreprises devraient faire pour mettre leurs activités en cohérence avec l'objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement climatique à +1,5°C depuis l'ère pré-industrielle.

La marche est haute: en 2022, l'industrie pétrolière et gazière a investi environ 20 milliards de dollars dans les énergies propres, à peine 2,5% du total de ses dépenses d'investissement, indique l'AIE à une semaine de l'ouverture de la COP28 à Dubaï où s'annonce une bataille entre Etats sur l'avenir des énergies fossiles.

Or, pour respecter l'Accord de Paris, les producteurs devraient consacrer 50% de leurs dépenses d'investissements à des projets d'énergies propres d'ici à 2030, outre les sommes requises pour réduire leurs propres émissions issues de leurs opérations.

"L’industrie pétrolière et gazière est confrontée à un moment de vérité à la COP28 de Dubaï", a résumé solennellement Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE dans la présentation de ce rapport, appelant le secteur à "prendre des décisions difficiles maintenant".

- "Changement radical" -

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, une condition pour garder l'objectif de 1,5°C à portée de main, l'AIE estime que la consommation de pétrole et de gaz doit diminuer de plus de 75% à cet horizon, ce qui implique un essor considérable des énergies renouvelables.

Dans ce scenario, "la baisse de la demande est suffisamment forte pour qu'aucun nouveau projet pétrolier ou gazier conventionnel à long terme ne soit nécessaire", a répété l'AIE en reprenant un de ses recommandations de 2021 qui avait fait grand bruit.

De nouvelles fenêtres d'opportunités s'ouvrent donc pour le secteur mais cela suppose "un changement radical dans la manière" dont il "alloue ses ressources financières".

Ces sociétés ont certes doublé en 2022 leurs investissements dans les énergies propres, mais ceux-ci ne représentent que 1,2% du total des investissements mondiaux en faveur de la décarbonation. 60% reposent sur seulement quatre "majors" (Equinor, TotalEnergies, Shell, BP) qui ont consacré chacune environ "15-25%" de leurs investissements à la transition.

L'appel de l'AIE ne se limite d'ailleurs pas aux géants privés - les majors - qui pèsent moins de 13% de la production et des réserves mondiales de gaz et pétrole. Il vise également les compagnies nationales détenues en tout ou partie par des Etats.

La bataille climatique implique en outre selon Fatih Birol de se "défaire de l'illusion que des quantités invraisemblablement élevées de carbone capturé sont la solution", au moment où les critiques montent sur ces technologies promettant d'extraire le CO2 de l'atmosphère et de le stocker durablement.

Pour l'AIE, il faudrait surtout que les compagnies balayent devant leur porte pour être en mesure de réduire les émissions issues de leurs propres opérations de 60% d'ici à 2030.

"La stratégie de transition de chaque entreprise peut et doit inclure un plan de réduction des émissions provenant de ses propres activités", estime l'AIE. L'Agence insiste notamment sur les stratégies de réduction des émissions de méthane - la moitié des émissions opérationnelles du secteur-, qui pourraient être "poursuivies à faible coût".

Cet enjeu est loin d'être négligeable: la production, le transport et la transformation du pétrole et du gaz entraînent près de 15 % des émissions mondiales liées à l’énergie, le reste provenant de la combustion de ces énergies dans les voitures ou le chauffage.

T.Musil--TPP