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Environ 1.000 familles ont été évacuées cette semaine à Ciudad del Este, deuxième ville la plus peuplée du Paraguay, face aux inondations provoquées par El Niño, a appris jeudi l'AFP auprès du maire de cette ville proche des célèbres chutes d'Iguazu.
Le phénomène El Niño se traduit dans cette région du monde par une hausse des précipitations, qui ont provoqué la crue du fleuve Parana.
Ciudad del Este, ville de 325.000 habitants, se situe à la triple frontière avec le Brésil et l'Argentine. Les eaux ont atteint la cote 122, proche du record de 125 atteint lors des inondations meurtrières de 2014, s'alarme le maire Pedro Acuña, interrogé par l'AFP.
"Notre inquiétude est qu'il revienne à ce niveau. Nous sommes en alerte", a-t-il affirmé.
Les autorités ont lancé une opération d'évacuation et de distribution d'aide aux sinistrés, alors que plusieurs dizaines d'habitations ont été submergées par les eaux.
"Tout est allé très vite, car il n'arrête pas de pleuvoir", a témoigné auprès de l'AFP Antonio del Puerto, directeur de la communication de la ville paraguayenne, en parcourant en bateau une zone inondée.
De l'autre côté de la frontière, dans le nord‑est de l'Argentine, les crues des fleuves Parana et Uruguay et de la rivière Iguazu ont entraîné des dizaines d'évacuations, le déplacement de bétail, des restrictions à la circulation sur des ponts et la fermeture de passages frontaliers fluviaux, selon les autorités locales.
Dans le parc des chutes d'Iguazu, à la frontière entre Argentine et Brésil, le débit moyen de la rivière a été multiplié par dix, ce qui a contraint le site à fermer temporairement certains circuits aux touristes.
L'accès à la "Gorge du Diable", la plus grande des chutes, est fermée à titre préventif depuis le mois d'août. Lors d'un précédent épisode El Niño en 2023-2024, des passerelles avaient été détruites dans cette zone.
Le phénomène climatique El Niño réchauffe les eaux du Pacifique, accentuant sécheresses, inondations et autres événements météorologiques extrêmes, avec des conséquences déjà visibles sur les populations.
L'épisode actuel, déclaré en juin, pourrait devenir le plus intense jamais enregistré, amplifiant les effets du changement climatique d'origine humaine.
S.Janousek--TPP