The Prague Post - Les avocats des Vénézuéliens expulsés vers une prison du Salvador face à un mur

EUR -
AED 4.201479
AFN 75.506427
ALL 93.798982
AMD 417.595469
ANG 2.048122
AOA 1050.226541
ARS 1685.998707
AUD 1.640197
AWG 2.059268
AZN 1.943205
BAM 1.955779
BBD 2.301475
BDT 140.858472
BGN 1.964894
BHD 0.430895
BIF 3398.863123
BMD 1.144038
BND 1.475384
BOB 7.921126
BRL 5.845693
BSD 1.142688
BTN 109.961807
BWP 15.559831
BYN 3.306364
BYR 22423.136716
BZD 2.298075
CAD 1.60457
CDF 2585.524978
CHF 0.924353
CLF 0.026859
CLP 1057.108531
CNY 7.748853
CNH 7.754847
COP 3688.159985
CRC 518.594373
CUC 1.144038
CUP 30.316996
CVE 110.263804
CZK 24.220075
DJF 203.477792
DKK 7.477452
DOP 66.969273
DZD 152.09435
EGP 57.761573
ERN 17.160564
ETB 184.431799
FJD 2.565218
FKP 0.850433
GBP 0.850997
GEL 3.003115
GGP 0.850433
GHS 13.185857
GIP 0.850433
GMD 84.659014
GNF 10021.891266
GTQ 8.717905
GYD 239.057406
HKD 8.969655
HNL 30.601668
HRK 7.535896
HTG 149.34838
HUF 362.934674
IDR 20526.837213
ILS 3.475072
IMP 0.850433
INR 110.15423
IQD 1496.883759
IRR 1573051.682957
ISK 143.416672
JEP 0.850433
JMD 181.008036
JOD 0.811153
JPY 185.844329
KES 147.628398
KGS 100.045963
KHR 4619.949875
KMF 490.792172
KPW 1029.633907
KRW 1702.064999
KWD 0.353565
KYD 0.95219
KZT 540.054141
LAK 25783.720254
LBP 102325.389801
LKR 383.995834
LRD 206.817756
LSL 18.857195
LTL 3.378046
LVL 0.692016
LYD 7.294921
MAD 10.661084
MDL 20.093782
MGA 4862.947238
MKD 61.634331
MMK 2401.713858
MNT 4101.778417
MOP 9.2278
MRU 45.546506
MUR 53.941255
MVR 17.68686
MWK 1981.378503
MXN 20.068689
MYR 4.685865
MZN 73.115426
NAD 18.857195
NGN 1578.645695
NIO 42.049544
NOK 11.036989
NPR 175.939091
NZD 1.956122
OMR 0.439445
PAB 1.142688
PEN 3.876058
PGK 5.106945
PHP 70.557376
PKR 317.717353
PLN 4.339392
PYG 6925.924856
QAR 4.176755
RON 5.231731
RSD 117.358727
RUB 89.559028
RWF 1682.581744
SAR 4.298315
SBD 9.233941
SCR 15.340434
SDG 686.975607
SEK 11.036187
SGD 1.477637
SHP 0.85414
SLE 27.885923
SLL 23989.904596
SOS 652.992915
SRD 43.028438
STD 23679.268259
STN 24.499734
SVC 9.997892
SYP 126.452874
SZL 18.842796
THB 38.473846
TJS 10.558185
TMT 4.015572
TND 3.374063
TOP 2.754568
TRY 53.932797
TTD 7.759916
TWD 37.081805
TZS 3016.66727
UAH 51.041046
UGX 4221.954193
USD 1.144038
UYU 45.929502
UZS 13723.8511
VES 829.243972
VND 30082.468364
VUV 135.589527
WST 3.13777
XAF 655.949883
XAG 0.020454
XAU 0.000285
XCD 3.091819
XCG 2.059378
XDR 0.815791
XOF 655.949883
XPF 119.331742
YER 272.962503
ZAR 18.336577
ZMK 10297.711543
ZMW 20.824774
ZWL 368.379636
  • AEX

    -10.3600

    1091.97

    -0.94%

  • BEL20

    12.3600

    5630.21

    +0.22%

  • PX1

    -39.3800

    8338.81

    -0.47%

  • ISEQ

    -266.9700

    13565.74

    -1.93%

  • OSEBX

    15.9200

    1957.31

    +0.82%

  • PSI20

    24.4000

    9062.26

    +0.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    0.4400

    4373.56

    +0.01%

  • N150

    -12.7000

    4220.76

    -0.3%

Les avocats des Vénézuéliens expulsés vers une prison du Salvador face à un mur
Les avocats des Vénézuéliens expulsés vers une prison du Salvador face à un mur / Photo: Handout - EL SALVADOR'S PRESIDENCY PRESS OFFICE/AFP/Archives

Les avocats des Vénézuéliens expulsés vers une prison du Salvador face à un mur

Ni droit de visite, ni recours, ni preuves de vie, ni même une liste. Les avocats et militants qui défendent les 252 Vénézuéliens expulsés par les Etats-Unis et emprisonnés sans jugement dans une prison géante du Salvador font face à un mur juridique.

Taille du texte:

C'est en voyant les images de ces hommes entravés, crâne rasé, à genoux dans le Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité construite par le président salvarorien Nayib Bukele pour les membres de gangs, qu'une poignée d'avocats et de militants ont décidé de les défendre. Mais cette bataille indispensable à leurs yeux est inégale.

Le président américain Donald Trump et son homologue salvadorien gardent le silence sur ces Vénézuéliens expulsés en mars, qu'ils accusent de faire partie du gang criminel vénézuélien Tren de Aragua sans fournir de preuves, se refusant même à dévoiler leur identité.

Dans une ancienne école de Santa Tecla près de San Salvador, l'avocat René Valiente raconte le combat à la David contre Goliath de l'ONG Cristosal, les journées passées à solliciter en vain la direction des centres pénitentiaires, la présidence, les ministères et les tribunaux... "Nous avons demandé des informations et elles nous ont été refusées à plusieurs reprises", témoigne-t-il.

Sur environ 70 recours pour contester la légalité de la détention des migrants vénézuéliens, "aucun n'a abouti", se désole M. Valiente, chef des enquêtes au sein de ce groupe de défense des droits humains qui offre une assistance psychologique et juridique à distance aux familles des expulsés.

Cristosal a mis sur pied une base de données avec l'aide des familles ayant vu les noms des expulsés sur une liste non officielle publiée par la presse américaine ou reconnu leurs proches dans des vidéos lors du transfert des Vénézuéliens vers le Cecot.

L'avocate Ruth Lopez, responsable anti-corruption de Cristosal, travaillait à orienter juridiquement ces familles lorsqu'elle a été arrêtée le 18 mai et accusée de détournement de fonds par le parquet salvadorien.

Quelques jours auparavant, cette critique virulente de la politique sécuritaire du président Bukele, qui enquêtait sur des soupçons de corruption au sein du gouvernement, avait parlé à l'AFP de son travail destiné à documenter ces "disparitions forcées".

- "Silence total" -

Son arrestation a laissé sous le choc avocats critiques, militants et ONG.

"Parler, demander quoi que ce soit qui n'est pas validé par le gouvernement, signifie risquer d'être arrêté", affirme le directeur de Cristosal, Noah Bullock.

Assis dans un café, Salvador Rios, avocat d'un cabinet engagé par le gouvernement vénézuélien, montre des documents et énumère les articles des traités internationaux et de la Constitution sur lesquels repose la défense des expulsés.

"Nous avons demandé l'accès à l'accord entre M. Bukele et Trump, la liste des prisonniers, demandé à savoir de quoi ils sont accusés et à pouvoir entrer au Cecot. En tant que défenseurs, nous en avons le droit. Ce sont des détentions illégales et ils gardent un silence total. Les portes sont restées closes", déplore-t-il.

Walter Marquez, président de l'ONG vénézuélienne Fundacion Amparo, fait part des mêmes difficultés.

En fauteuil roulant, il a accompagné en juin au Salvador les proches de certains de ces migrants vénézuéliens, pas représentés par le cabinet engagé par Caracas car critiques envers le président Nicolas Maduro.

L'une de ces proches, Reina Cardenas, a fait partie du voyage, financé par des tombolas, de la vente de nourriture et des dons. Le groupe est rentré au Vénézuéla sans avoir pu voir les détenus ni même obtenir une "preuve de vie".

Selon le vice-président salvadorien Félix Ulloa, son pays fournit aux 252 Vénézuéliens un service d'"hébergement carcéral" pour lequel Washington verse six millions de dollars au Salvador. Aucune autre information n'a filtré.

Les demandes de l'AFP pour des entretiens avec des responsables du gouvernement salvadorien sont pour l'instant restées sans réponse.

- Une voix "gênante" -

Ruth Lopez a déclaré à la police avoir été arrêtée parce qu'elle appartient à une "organisation gênante": Cristosal dénonce régulièrement le régime d'exception mis en place par le président Bukele, pierre angulaire d'une "guerre" anti-gangs que l'ONG accuse de violer les droits humains.

L'état d'urgence en vigueur depuis 2022 dans le pays supprime certaines libertés. Environ 87.000 personnes ont été incarcérées depuis, sans mandat judiciaire ni droit à des appels ou des visites, pas même celles de leurs avocats.

Les expulsés vénézuéliens sont dans la même situation. "Dans un trou noir juridique", affirme René Valiente de Cristosal.

Les données collectées par Cristosal racontent "une histoire complètement différente" de celle déroulée par les présidents Trump et Bukele, dit-il.

Elles ont permis d'identifier 152 expulsés jusqu'à présent, dont 90% sont sans antécédents criminels selon leurs proches.

"Nous cherchons à documenter la grave violation des droits humains, laisser une trace. Les voies nationales sont en train de s'épuiser", souligne M. Valiente.

Les militants et avocats jugent cette étape essentielle pour pouvoir ensuite saisir des instances internationales.

Walter Marquez de la Fundacion Amparo, l'assure: "Le Salvador est obligé de répondre. Ne pas le faire devient un crime contre l'humanité et ouvre la voie à un jugement international".

X.Vanek--TPP