The Prague Post - Sur les rives d'un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre

EUR -
AED 4.258449
AFN 76.660114
ALL 96.554954
AMD 439.985868
ANG 2.075656
AOA 1062.147507
ARS 1681.636715
AUD 1.778996
AWG 2.087189
AZN 1.975837
BAM 1.955293
BBD 2.328796
BDT 141.293349
BGN 1.954711
BHD 0.435287
BIF 3414.914176
BMD 1.159549
BND 1.501511
BOB 7.989927
BRL 6.188403
BSD 1.1562
BTN 103.415174
BWP 16.542709
BYN 3.364727
BYR 22727.164608
BZD 2.325497
CAD 1.621572
CDF 2552.168241
CHF 0.930859
CLF 0.027432
CLP 1076.143299
CNY 8.204449
CNH 8.199915
COP 4330.876577
CRC 576.45047
CUC 1.159549
CUP 30.728054
CVE 110.236405
CZK 24.127325
DJF 205.896591
DKK 7.467953
DOP 72.431211
DZD 150.527953
EGP 55.016729
ERN 17.393238
ETB 178.435414
FJD 2.633627
FKP 0.875961
GBP 0.875032
GEL 3.13526
GGP 0.875961
GHS 13.100602
GIP 0.875961
GMD 84.071783
GNF 10045.39424
GTQ 8.857702
GYD 241.90725
HKD 9.027137
HNL 30.447102
HRK 7.532552
HTG 151.300753
HUF 381.550118
IDR 19304.001394
ILS 3.775092
IMP 0.875961
INR 103.60323
IQD 1514.707087
IRR 48817.022348
ISK 148.399556
JEP 0.875961
JMD 185.131977
JOD 0.822166
JPY 181.081049
KES 149.73116
KGS 101.403024
KHR 4625.800075
KMF 492.808822
KPW 1043.610391
KRW 1701.789658
KWD 0.355959
KYD 0.96355
KZT 593.456058
LAK 25099.489231
LBP 103553.538371
LKR 356.327569
LRD 205.236762
LSL 19.800564
LTL 3.423848
LVL 0.7014
LYD 6.304365
MAD 10.727017
MDL 19.638906
MGA 5192.653034
MKD 61.509045
MMK 2435.284045
MNT 4123.869935
MOP 9.273694
MRU 46.135033
MUR 53.536826
MVR 17.861393
MWK 2004.979911
MXN 21.213998
MYR 4.791842
MZN 74.107228
NAD 19.800564
NGN 1678.065274
NIO 42.548963
NOK 11.746586
NPR 165.464079
NZD 2.022235
OMR 0.443945
PAB 1.1563
PEN 3.891391
PGK 4.969711
PHP 67.990213
PKR 326.670262
PLN 4.236471
PYG 8085.902529
QAR 4.214407
RON 5.09344
RSD 117.289575
RUB 90.116624
RWF 1681.763753
SAR 4.349264
SBD 9.543777
SCR 15.668936
SDG 697.473115
SEK 10.958944
SGD 1.503824
SHP 0.869962
SLE 26.62368
SLL 24315.1651
SOS 659.628893
SRD 44.624136
STD 24000.327624
STN 24.493646
SVC 10.117376
SYP 12822.665237
SZL 19.81486
THB 37.233553
TJS 10.695326
TMT 4.070018
TND 3.412015
TOP 2.791916
TRY 49.275088
TTD 7.837967
TWD 36.400457
TZS 2855.959169
UAH 48.914012
UGX 4202.909772
USD 1.159549
UYU 45.968076
UZS 13762.430047
VES 284.510015
VND 30571.515046
VUV 141.844298
WST 3.252532
XAF 655.78689
XAG 0.020517
XAU 0.000274
XCD 3.13374
XCG 2.083859
XDR 0.815588
XOF 655.78689
XPF 119.331742
YER 276.324739
ZAR 19.842119
ZMK 10437.338548
ZMW 26.507124
ZWL 373.374374
  • AEX

    3.5700

    943.37

    +0.38%

  • BEL20

    -2.5200

    5036.86

    -0.05%

  • PX1

    23.4900

    8122.71

    +0.29%

  • ISEQ

    54.9600

    12836.29

    +0.43%

  • OSEBX

    1.2900

    1609.67

    +0.08%

  • PSI20

    -11.3700

    8110.74

    -0.14%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -56.9900

    4395.28

    -1.28%

  • N150

    8.0900

    3687.33

    +0.22%

Sur les rives d'un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre
Sur les rives d'un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre / Photo: Genya SAVILOV - AFP

Sur les rives d'un lac, du répit et de la fraîcheur pour des Ukrainiens épuisés par la guerre

Raïssa Oustimenko lève à peine les yeux vers le ciel lorsqu'un avion de chasse passe dans un vacarme assourdissant au-dessus des rives du lac de Sloviansk, à 20 km du front dans l'est de l'Ukraine.

Taille du texte:

Cette femme de 67 ans fouille dans un sac en plastique rose contenant les prunes qu'elle a emportées pour son pique-nique au bord de cette étendue d'eau, tandis que le Su-27 ukrainien traverse le ciel.

A côté d'elle, certains baigneurs haussent les épaules, quand d'autres se protègent les yeux du soleil pour observer l'avion fendre l'air à toute vitesse.

Les jours d'été, de nombreux habitants de la région viennent se rafraîchir au bord du lac et y trouver un peu de répit, la guerre faisant rage à quelques kilomètres.

La plupart des baigneurs sont des personnes âgées, restées à Sloviansk car elles ne voulaient pas quitter leur maison, alors que la moitié de ses 110.000 habitants ont fui les combats.

Les troupes russes continuent d'avancer vers cette ville industrielle, désormais à portée des bombes planantes dévastatrices larguées par des avions et des attaques de drones qui ont réduit en ruines ses bâtiments.

Face à l'incertitude, Raïssa Oustimenko confie avoir besoin de se raccrocher à des choses positives.

"Cela peut être la plage, une bonne tasse de café, ou juste une fleur. Vous regardez une fleur et vous vous sentez heureux", explique-t-elle à l'AFP.

Grâce à cela, "vous oubliez ce qui passe dans le ciel au-dessus de votre tête, c'est le plus important. Sinon on ne pourrait pas survivre ici", poursuit-elle.

- "Petits moments de joie" –

De telles scènes sont courantes dans les zones touchées par des conflits, relève Omar Salih Rasheed, le coordinateur du programme de soutien en matière de santé mentale du Comité International de la Croix-Rouge.

"Les gens cherchent toujours des moyens de s'adapter, de supporter ce qu'il se passe", dit encore M. Rasheed. "Mais cela ne veut pas dire que tout va bien", souligne-t-il.

Les besoins concernant la santé mentale vont fortement augmenter après l'arrêt des affrontements, quand les gens vont prendre conscience de ce qui leur est arrivé, note-t-il.

Tant que la guerre n'est pas terminée, il est important que "les communautés puissent profiter autant qu'elles le peuvent des petits moments de joie".

Sur les rives du lac de Sloviansk, Viatcheslav Chatalov, qui tient un bar à la décoration marine, raconte que les gens peuvent tous partir quand des explosions se font entendre, pour revenir un peu plus tard dans la journée, afin de "se détendre".

Dans son établissement orné d'une roue de bateau géante, les enceintes crachent un morceau de Coldplay : "ceux qui ont vraiment peur sont déjà partis mais les plus endurcis continuent de venir", déclare ce barman de 61 ans à la peau tannée par des décennies de travail sous le soleil, en distribuant des matelas de plage.

- Souvenirs heureux -

Sur le sable s'alignent des cabanes en bois blanches, ainsi qu'un abri en béton en cas de bombardements.

Mais Mariana Rebets, 37 ans, n'a jamais vu personne se ruer dedans.

"Si les sirènes retentissent et que nous voyons de la fumée, nous verrons ce que font les gens et nous les suivrons", dit-elle.

Portant une robe rose et d'imposantes lunettes de soleil, Mariana fait régulièrement le voyage à partir de l'ouest de l'Ukraine, relativement plus sûr, pour rendre visite à son mari posté non loin du front.

Il lui a d'ailleurs conseillé de plonger sans hésitation si elle entendait "quelque chose voler au-dessus du lac".

Les plus jeunes habitants de Sloviansk, qui ne compte plus désormais que 53.000 âmes, sont partis trouver refuge dans des régions plus sûres.

Comme la famille de Raïssa Oustimenko. De la rive sauvage du lac où elle vient désormais seule, elle contemple l'étendue d'eau dans laquelle ses petits-enfants ont appris à nager.

"Ils ne sont plus là désormais. Plus personne n'est là", se désespère-t-elle, voulant tout de même se souvenir des jours heureux passés au lac, avant la guerre.

C.Sramek--TPP