The Prague Post - Présidentielle en Bolivie: les communautés autochtones face au changement

EUR -
AED 4.214951
AFN 75.74012
ALL 94.228822
AMD 421.449181
ANG 2.054466
AOA 1052.908084
ARS 1693.800552
AUD 1.635465
AWG 2.061343
AZN 1.945324
BAM 1.965781
BBD 2.311064
BDT 141.448149
BGN 1.97098
BHD 0.432724
BIF 3423.80913
BMD 1.147581
BND 1.482754
BOB 7.945663
BRL 5.841645
BSD 1.147441
BTN 110.389944
BWP 15.58218
BYN 3.308943
BYR 22492.595589
BZD 2.307757
CAD 1.610263
CDF 2592.386308
CHF 0.92266
CLF 0.026961
CLP 1061.042582
CNY 7.767746
CNH 7.764318
COP 3708.638835
CRC 520.951743
CUC 1.147581
CUP 30.410907
CVE 110.598134
CZK 24.199106
DJF 203.948423
DKK 7.475185
DOP 67.075969
DZD 152.557191
EGP 57.985008
ERN 17.213721
ETB 185.201819
FJD 2.54626
FKP 0.857588
GBP 0.846761
GEL 3.00655
GGP 0.857588
GHS 13.214366
GIP 0.857588
GMD 84.34561
GNF 10063.091515
GTQ 8.753481
GYD 240.061961
HKD 8.995736
HNL 30.728413
HRK 7.534446
HTG 149.973393
HUF 358.595702
IDR 20708.852428
ILS 3.441654
IMP 0.857588
INR 110.454023
IQD 1503.151326
IRR 1578067.883537
ISK 143.241003
JEP 0.857588
JMD 181.873393
JOD 0.813616
JPY 185.802613
KES 148.389782
KGS 100.35555
KHR 4615.572501
KMF 494.607661
KPW 1032.823345
KRW 1704.652241
KWD 0.354867
KYD 0.956159
KZT 540.350487
LAK 25939.148214
LBP 102752.678367
LKR 385.820538
LRD 208.258259
LSL 18.801037
LTL 3.388509
LVL 0.694161
LYD 7.351324
MAD 10.712227
MDL 20.171501
MGA 4878.85556
MKD 61.846876
MMK 2409.231096
MNT 4115.90074
MOP 9.264879
MRU 45.851392
MUR 54.074585
MVR 17.729678
MWK 1989.610157
MXN 19.928572
MYR 4.680062
MZN 73.329767
NAD 18.801202
NGN 1583.903595
NIO 42.224378
NOK 11.068159
NPR 176.625055
NZD 1.958417
OMR 0.441247
PAB 1.147446
PEN 3.905026
PGK 5.051692
PHP 70.657158
PKR 318.898956
PLN 4.319615
PYG 6959.333365
QAR 4.183138
RON 5.240434
RSD 117.399845
RUB 88.935234
RWF 1687.876906
SAR 4.310277
SBD 9.255291
SCR 15.215518
SDG 689.122266
SEK 11.001817
SGD 1.477941
SHP 0.856785
SLE 28.073195
SLL 24064.216757
SOS 655.740702
SRD 43.221931
STD 23752.61818
STN 24.625348
SVC 10.039974
SYP 126.84458
SZL 18.797684
THB 38.482425
TJS 10.57925
TMT 4.016535
TND 3.395339
TOP 2.763101
TRY 53.970767
TTD 7.788646
TWD 36.876316
TZS 3023.88041
UAH 51.354882
UGX 4239.58027
USD 1.147581
UYU 46.17504
UZS 13869.598896
VES 829.809517
VND 30130.323648
VUV 138.055514
WST 3.171873
XAF 659.315916
XAG 0.019831
XAU 0.000282
XCD 3.101396
XCG 2.067908
XDR 0.818801
XOF 659.304367
XPF 119.331742
YER 272.14922
ZAR 18.695518
ZMK 10329.606816
ZMW 20.900478
ZWL 369.520745
  • AEX

    8.0600

    1097.9

    +0.74%

  • BEL20

    -4.4900

    5613.51

    -0.08%

  • PX1

    15.9000

    8382.43

    +0.19%

  • ISEQ

    114.1800

    13870.64

    +0.83%

  • OSEBX

    -1.5700

    1962.59

    -0.08%

  • PSI20

    -41.9800

    9084.95

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -40.6800

    4380.98

    -0.92%

  • N150

    12.2400

    4233.59

    +0.29%

Présidentielle en Bolivie: les communautés autochtones face au changement
Présidentielle en Bolivie: les communautés autochtones face au changement / Photo: MARTIN BERNETTI - AFP

Présidentielle en Bolivie: les communautés autochtones face au changement

Un vent nouveau souffle sur El  Alto, la ville qui domine La Paz, à la veille du premier tour de la présidentielle de dimanche, où la droite pourrait mettre fin à deux décennies de socialisme.

Taille du texte:

Perchée à plus de 4.100 mètres d'altitude, la cité semble dominée par un paquebot échoué au sommet d'un immeuble de neuf étages.

Surnommé "Titanic", l'édifice s'inscrit dans une constellation de demeures extravagantes de style andin, érigées au cours des 20 dernières années par la bourgeoisie aymara émergente.

Victor Choque Flores, un homme d'affaires autodidacte, a investi des millions de dollars pour rejoindre le cercle très fermé des propriétaires de "cholets", ces édifices de style néo-andin dont le nom mêle "chalet" et "chola", en référence aux femmes autochtones.

Sorti de la misère grâce au commerce et à l'immobilier, l'homme de 46 ans a doté le sien d'une salle de bal, d'un hôtel et d'un bateau de croisière de trois étages au sommet. Il symbolise pour lui l'identité aymara. "C'est un peu comme nous, les Aymaras, enracinés dans le passé mais tournés vers l'avenir", souffle-t-il.

Reconnaissant le rôle historique de l'ancien président Evo Morales, premier dirigeant indigène de Bolivie (2006-2019), qui a permis une plus grande inclusion politique de la majorité autochtone, il se dit néanmoins prêt à adopter "une autre ligne politique" pour sortir le pays de la grave crise économique qu'il traverse.

Pour la première fois depuis 2005, la droite pourrait l'emporter dimanche, les candidats de gauche étant à la peine dans les sondages.

Ecarté par la limite des mandats et visé par un mandat d'arrêt, Evo Morales, figure historique de la gauche bolivienne, n'a pas pu se présenter, tandis que le président sortant, Luis Arce, profondément impopulaire, a renoncé à briguer un second mandat.

- "Plus jamais" -

Au coeur de ce tournant électoral, El  Alto, incarne un destin étroitement lié à celui de la gauche bolivienne.

C'est dans cette ville qu'une répression sanglante d'une révolte liée aux exportations de gaz provoqua en 2003 la chute du président de droite de l'époque, ouvrant la voie à l'accession d'Evo Morales au pouvoir trois ans plus tard.

Désormais, partout sur les murs, des graffitis relaient la promesse du candidat de centre droit Samuel Doria Medina, au coude-à-coude avec l'ancien président de droite Jorge Quiroga, de juguler la crise en "100 dias, carajo!" (100 jours, bon sang!).

Signe de l'importance du vote dans ce bastion traditionnel de la gauche, le magnat de l'hôtellerie et de la restauration rapide y a organisé son dernier rassemblement de campagne.

Dans le studio de la radio San Gabriel, diffusée en langue aymara, Arcenio Julio Tancara, un leader communautaire de 72 ans, exprime à l'antenne sa colère face à l'appel d'Evo Morales à voter nul pour protester contre sa mise à l'écart, selon lui orchestrée par le gouvernement, alors qu'il espérait briguer un quatrième mandat.

"Il a toujours appelé à des grèves et à des barrages", peste l'homme coiffé d'un chapeau de feutre à large bord. "Au début, nous pensions que cela pouvait être nécessaire, mais depuis nous avons compris que ce n'était pas pour une cause, mais simplement pour qu'il reprenne le pouvoir", affirme-t-il.

Santos Colque Quelca, l'animateur de 38 ans de la station, assure que si certains auditeurs soutiennent la gauche, d'autres disent désormais aussi : "plus jamais Evo, ni Arce".

"Si la droite gagne… le peuple se soulèvera", prévient cependant Matilde Choque Apaza, 49 ans, dirigeante d'une association de femmes autochtones et rurales. Déclarant ne pas vouloir "revenir au 20e siècle", elle assure que les candidats de l'opposition "serrent les mains avec ferveur", mais lorsqu'ils montent dans leur voiture se les désinfectent.

Dans les rues de la ville de près d'un million d'habitants, des femmes coiffées de chapeaux melon et vêtues de jupes colorées vendent leurs marchandises, tandis que glissent au-dessus d'elles les cabines du téléphérique urbain le plus haut au monde, reliant El Alto à La Paz et inauguré sous Evo Morales.

M.Jelinek--TPP