The Prague Post - Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran

EUR -
AED 4.188331
AFN 75.839489
ALL 93.792417
AMD 417.303865
ANG 2.041715
AOA 1045.800463
ARS 1691.332005
AUD 1.642886
AWG 2.053111
AZN 1.941918
BAM 1.957703
BBD 2.296623
BDT 140.566656
BGN 1.958747
BHD 0.430018
BIF 3416.836763
BMD 1.140459
BND 1.474727
BOB 7.896346
BRL 5.847955
BSD 1.140304
BTN 109.637106
BWP 15.539311
BYN 3.27597
BYR 22352.991146
BZD 2.293319
CAD 1.609535
CDF 2575.155732
CHF 0.92567
CLF 0.026987
CLP 1062.120313
CNY 7.732595
CNH 7.734545
COP 3697.960247
CRC 519.404955
CUC 1.140459
CUP 30.222156
CVE 110.372302
CZK 24.284131
DJF 203.056517
DKK 7.475542
DOP 66.774917
DZD 151.953588
EGP 57.83254
ERN 17.106881
ETB 184.04702
FJD 2.544648
FKP 0.852266
GBP 0.852259
GEL 2.993693
GGP 0.852266
GHS 13.113922
GIP 0.852266
GMD 83.253217
GNF 10000.678621
GTQ 8.699496
GYD 238.530849
HKD 8.938368
HNL 30.536687
HRK 7.533526
HTG 149.034889
HUF 361.337811
IDR 20605.808369
ILS 3.436317
IMP 0.852266
INR 109.759402
IQD 1493.752197
IRR 1568130.756967
ISK 143.002086
JEP 0.852266
JMD 180.855031
JOD 0.808583
JPY 184.990389
KES 147.495359
KGS 99.732885
KHR 4627.559689
KMF 493.818944
KPW 1026.412936
KRW 1705.726532
KWD 0.353143
KYD 0.950236
KZT 534.849971
LAK 25738.910026
LBP 102113.716042
LKR 383.250909
LRD 206.962112
LSL 18.80096
LTL 3.367478
LVL 0.689852
LYD 7.322086
MAD 10.649907
MDL 20.108814
MGA 4885.728391
MKD 61.636014
MMK 2394.892364
MNT 4089.656457
MOP 9.205209
MRU 45.554287
MUR 53.955287
MVR 17.631381
MWK 1977.21354
MXN 19.962928
MYR 4.650807
MZN 72.887059
NAD 18.800878
NGN 1577.687698
NIO 41.960793
NOK 11.078901
NPR 175.419771
NZD 1.966054
OMR 0.438516
PAB 1.140304
PEN 3.904095
PGK 5.018857
PHP 70.308162
PKR 316.913297
PLN 4.338442
PYG 6915.723333
QAR 4.168734
RON 5.248358
RSD 117.352103
RUB 88.412162
RWF 1685.961234
SAR 4.287345
SBD 9.190433
SCR 15.507702
SDG 684.841941
SEK 11.036641
SGD 1.474288
SHP 0.851468
SLE 27.770542
SLL 23914.857757
SOS 651.642085
SRD 42.954809
STD 23605.193174
STN 24.523734
SVC 9.9777
SYP 126.057296
SZL 18.797357
THB 38.237873
TJS 10.524786
TMT 4.00301
TND 3.379786
TOP 2.745951
TRY 53.629385
TTD 7.743528
TWD 36.697677
TZS 3007.541359
UAH 51.249699
UGX 4226.108541
USD 1.140459
UYU 45.874397
UZS 13763.380493
VES 824.658899
VND 29950.156989
VUV 136.534195
WST 3.147863
XAF 656.603974
XAG 0.019687
XAU 0.000283
XCD 3.082147
XCG 2.055098
XDR 0.817207
XOF 656.592448
XPF 119.331742
YER 270.399882
ZAR 18.773126
ZMK 10265.497965
ZMW 20.668002
ZWL 367.227246
  • AEX

    2.8200

    1088.18

    +0.26%

  • BEL20

    2.8000

    5607.31

    +0.05%

  • PX1

    -11.7100

    8352.54

    -0.14%

  • ISEQ

    -8.2600

    13754.52

    -0.06%

  • OSEBX

    13.4600

    1964.13

    +0.69%

  • PSI20

    -18.2700

    9115.14

    -0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -37.4500

    4421.4

    -0.84%

  • N150

    10.5200

    4217.83

    +0.25%

Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran
Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Nucléaire iranien: les Européens amorcent le rétablissement des sanctions contre Téhéran

Face à l'impasse des négociations sur le nucléaire iranien, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont mis jeudi leur menace à exécution en entamant à l'ONU la procédure de rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran dans trente jours.

Taille du texte:

Les trois pays, surnommés E3, "souhaitent notifier le Conseil de sécurité que, sur la base de preuves factuelles, le E3 estime que l'Iran est en position de non respect important de ses engagements" en vertu de l'accord sur le nucléaire de 2015, le JCPOA, et "invoquent ainsi le mécanisme connu sous le nom du snapback" qui ouvre un processus de trente jours permettant de réimposer une série de sanctions suspendues il y a dix ans, indique la lettre.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé une décision "injustifiée et illégale" des Européens, tout comme l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU pour qui elle n'a "absolument aucune base légale".

Israël a au contraire salué "une étape importante pour arrêter le programme nucléaire iranien".

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé que les Etats-Unis étaient ouverts à des discussions "directes" avec l'Iran "afin de trouver une solution pacifique et durable à la question du nucléaire iranien".

Signé par le E3, l'Iran, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, le JCPOA suspend diverses sanctions économiques internationales prises par l'ONU contre l'Iran.

Le gouvernement iranien, qui avait lancé un programme nucléaire secret, est accusé de vouloir se doter de l'arme atomique, ce qu'il réfute. L'accord a été dénoncé en 2018 par les Etats-Unis qui ont rétabli leur propre volet de sanctions.

Le E3 menaçait de rétablir les sanctions quelques semaines avant que n'expire la possibilité d'y recourir en vertu du JCPOA, et après la campagne de bombardements israéliens et américains menés en juin contre les sites du programme iranien.

- Vers un délai supplémentaire ? -

Ils espèrent pousser l'Iran à des concessions alors que la diplomatie est au point mort: les négociations Etats-Unis-Iran sont ensablées, la coopération de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est restreinte, et les discussions entre Téhéran et les Européens n'avancent pas.

"En juillet 2025, les E3 ont mis sur la table une offre d'extension de la résolution" 2231 de l'ONU régissant le JCPOA "et de son mécanisme de +snapback+. Les exigences fixées par les E3 en contrepartie de cette extension, à savoir notamment la reprise des négociations, le respect par l'Iran de ses obligations à l'égard de l'AIEA, et des mesures pour répondre à nos préoccupations concernant le stock d'uranium hautement enrichi, n'ont pas encore été remplies de manière satisfaisante par l'Iran", écrivent les trois ministres des Affaires étrangères dans une déclaration conjointe séparée.

Dénonçant "un risque majeur de prolifération", ils affirment avoir fait "tous les efforts possibles pour sortir de l'impasse" depuis plusieurs années.

"L'escalade nucléaire de l'Iran ne doit pas aller plus loin", a justifié jeudi le chef de la diplomatie française sur X, alors que le sort de 400 kilos d'uranium à 60%, permettant de fabriquer 9 bombes, demeure inconnu depuis qu'ils ont été visés par les bombardements israéliens et américains de juin.

Toutefois, "cette mesure ne signe pas la fin de la diplomatie: nous sommes déterminés à mettre à profit la période de trente jours qui s'ouvre pour dialoguer avec l'Iran", affirme Jean-Noël Barrot.

- "Jouer l'escalade" ? -

Il est dans l'intérêt des Iraniens "d'utiliser ces trente jours pour faire des efforts", a expliqué une source diplomatique française. "Je pense qu'ils vont être tentés de jouer l'escalade, du moins en partie", prévient-elle, "mais si on ne faisait rien, le dossier du nucléaire iranien sortait de l'ONU pour toujours".

"Nous attendons désormais de l'Iran" une "coopération totale avec l'AIEA", un "engagement clair en faveur de négociations avec les Etats-Unis", et des certitudes sur le sort du stock d'uranium iranien, a expliqué sur X le ministre allemand Johann Wadephul.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à saisir cette "fenêtre d'opportunité" de trente jours pour éviter le rétablissement des sanctions.

Mais Téhéran affirme que cette décision "compromettra gravement le processus d'interaction et de coopération en cours" avec l'AIEA.

"Les Iraniens s'arc-boutent à leur position maximaliste qui est de n'autoriser aucune nouvelle coopération avec l'AIEA. Est-ce qu'il peut y avoir des négociations dans les trente jours ? C'est l'objectif de tout le monde, mais il faut que les Iraniens abandonnent cette position maximaliste", analyse pour l'AFP Héloïse Fayet, chercheuse sur les questions nucléaires à l'Institut français des relations internationales (Ifri).

Le délai de trente jours expirera durant les réunions de la "semaine de haut niveau" de l'Assemblée générale de l'ONU à New York du 22 au 30 septembre, où seront rassemblés des dizaines de dirigeants mondiaux.

Q.Fiala--TPP