The Prague Post - Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions

EUR -
AED 4.315155
AFN 74.615627
ALL 95.702943
AMD 435.66376
ANG 2.1031
AOA 1078.642333
ARS 1633.239736
AUD 1.63275
AWG 2.114986
AZN 2.000534
BAM 1.961881
BBD 2.367069
BDT 144.201112
BGN 1.960007
BHD 0.443706
BIF 3495.602021
BMD 1.174992
BND 1.499168
BOB 8.12076
BRL 5.822443
BSD 1.175258
BTN 111.485395
BWP 15.971665
BYN 3.316449
BYR 23029.848609
BZD 2.363648
CAD 1.594217
CDF 2725.981936
CHF 0.917193
CLF 0.026898
CLP 1058.632906
CNY 8.023024
CNH 8.029862
COP 4296.512006
CRC 534.310841
CUC 1.174992
CUP 31.137295
CVE 111.033841
CZK 24.383324
DJF 208.819409
DKK 7.471964
DOP 69.811633
DZD 155.558466
EGP 62.894159
ERN 17.624884
ETB 184.474221
FJD 2.575697
FKP 0.865243
GBP 0.862803
GEL 3.154848
GGP 0.865243
GHS 13.154088
GIP 0.865243
GMD 86.356964
GNF 10313.498147
GTQ 8.978711
GYD 245.869941
HKD 9.205694
HNL 31.278571
HRK 7.534755
HTG 153.952951
HUF 364.475587
IDR 20357.916173
ILS 3.465023
IMP 0.865243
INR 111.524686
IQD 1539.239882
IRR 1545114.842731
ISK 143.760542
JEP 0.865243
JMD 184.150836
JOD 0.833055
JPY 184.037281
KES 151.785348
KGS 102.718416
KHR 4714.656772
KMF 493.496994
KPW 1057.494033
KRW 1732.288349
KWD 0.361063
KYD 0.979407
KZT 544.359967
LAK 25823.39354
LBP 105220.558545
LKR 375.611093
LRD 216.02167
LSL 19.575313
LTL 3.469447
LVL 0.710742
LYD 7.467089
MAD 10.849899
MDL 20.249234
MGA 4882.093173
MKD 61.706827
MMK 2467.482566
MNT 4206.906798
MOP 9.483182
MRU 46.988149
MUR 55.26045
MVR 18.159474
MWK 2046.250964
MXN 20.514075
MYR 4.664381
MZN 75.087876
NAD 19.575067
NGN 1615.403314
NIO 43.146129
NOK 10.908276
NPR 178.368055
NZD 1.992946
OMR 0.451663
PAB 1.175228
PEN 4.12152
PGK 5.09955
PHP 72.17449
PKR 327.529081
PLN 4.253619
PYG 7228.113358
QAR 4.281378
RON 5.198874
RSD 117.517746
RUB 87.906315
RWF 1717.838707
SAR 4.406491
SBD 9.457023
SCR 16.138062
SDG 705.580874
SEK 10.848492
SGD 1.495724
SHP 0.87725
SLE 28.934192
SLL 24638.996026
SOS 671.521919
SRD 44.0129
STD 24319.967813
STN 24.909836
SVC 10.283885
SYP 129.870017
SZL 19.57519
THB 38.267734
TJS 11.023569
TMT 4.118348
TND 3.386359
TOP 2.8291
TRY 53.087566
TTD 7.977476
TWD 37.196492
TZS 3060.85471
UAH 51.64013
UGX 4419.131067
USD 1.174992
UYU 46.869876
UZS 14026.464173
VES 574.119326
VND 30968.096425
VUV 139.596507
WST 3.214769
XAF 658.044429
XAG 0.015929
XAU 0.000257
XCD 3.175475
XCG 2.1181
XDR 0.816618
XOF 658.583087
XPF 119.331742
YER 280.41235
ZAR 19.660734
ZMK 10576.337257
ZMW 21.947622
ZWL 378.347033
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions
Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions / Photo: PIUS UTOMI EKPEI - AFP/Archives

Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions

Des décennies après les premiers appels à rendre à leurs pays des œuvres d'art, les députés français ont unanimement adopté lundi un projet de loi très attendu en Afrique pour faciliter les restitutions d'œuvres pillées durant la colonisation.

Taille du texte:

Plusieurs fois repoussé, il concrétise une promesse du président Emmanuel Macron en 2017, lors d'un discours à la jeunesse africaine à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le projet de loi adopté par 170 voix, doit désormais faire l'objet d'un accord entre députés et sénateurs avant une éventuelle adoption définitive.

"Cette loi est attendue en France et dans le monde entier", a souligné la ministre de la Culture Cathérine Pégard dans l'hémicycle, estimant qu'il ne s'agit pas seulement d'un "outil juridique", mais le choix "d'ouvrir une nouvelle page de notre Histoire".

Les députés ont toutefois adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement demandant aux États de s'engager à conserver les biens restitués selon des standards internationaux, et garantir leur accessibilité au public.

Conditionner ainsi ces restitutions porterait "atteinte à (la) souveraineté" de ces États et "fragiliserait la portée symbolique et politique de cet acte, fondé sur une logique de confiance", a déploré la ministre. La gauche, le MoDem et le groupe macroniste y étaient également opposés, contrairement à la droite et l'extrême droite.

- "Gagner en efficacité" -

Les demandes de restitution ne sont pas nouvelles. Mais elles se heurtent à la résistance des grands musées occidentaux, et ont été longtemps reléguées au second plan avant d'être portées à nouveau avec force au début des années 2010.

Après son élection, Emmanuel Macron en fait une promesse politique. Neuf ans plus tard, les restitutions se comptent sur les doigts d'une main.

La France fait office de pionnière en Europe, avec un premier retour hautement symbolique de 26 trésors d'Abomey au Bénin et du sabre d'El Hadj Omar au Sénégal en 2020. Mais il faudra attendre cinq ans pour qu'un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", soit restitué début 2026.

En cause ? Le principe d'inaliénabilité des collections publiques, qui oblige à faire adopter des lois spécifiques dans un agenda parlementaire surchargé, sur fond d'instabilité politique.

D'où cette loi qui se veut "un cadre clair pour organiser les restitutions à venir et gagner en efficacité", a défendu la ministre. Elle permettra de faciliter les restitutions en passant désormais par décret, plutôt que par la loi.

La ministre a vanté "des critères strictement définis", notamment pour s'assurer du caractère illicite ou non de l'appropriation, et la consultation obligatoire de deux commissions, l'une scientifique, l'autre où le Parlement sera représenté, pour avis.

- "Ni déni ni repentance" -

Le texte ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972, entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'Unesco fixant un régime de restitution dans le droit international.

Sans succès, les groupes de gauche ont tenté de supprimer ces bornes temporelles, déplorant par exemple que le Codex Borbonicus, trésor gardé au Palais Bourbon réclamé par le Mexique, n'entre pas dans son champ d'application.

Ils ont aussi tenté, en vain, de supprimer l'exclusion des biens militaires prévue dans le texte. Visé notamment, le canon Baba Merzoug, réclamé par l'Algérie, installé dans le port de Brest. Il avait été capturé lors de la conquête coloniale.

A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon le ministère, mais devraient commencer à affluer une fois la loi promulguée.

Les députés ont notamment voté pour que l'Etat publie annuellement la liste des oeuvres susceptibles d'avoir été acquises illicitement, pour garantir une meilleure information des Etats demandeurs.

Le Rassemblement national voulait circonscrire les restitutions aux Etats avec qui les relations seraient "cordiales", ciblant en particulier l'Algérie.

Les écologistes regrettent eux que le mot "colonisation" soit totalement absent du texte.

C'est une loi "qui n'est ni dans le déni ni dans la repentance", a fait valoir en commission la ministre vantant un texte "qui permet d'apaiser les mémoires".

Elle vient compléter un triptyque, après deux lois-cadres adoptées en 2023, visant respectivement les biens spoliés par les nazis et les restes humains.

Cette dernière réservée aux demandes provenant d'Etats étrangers, ne s'applique pas aux Outre-mer. Le gouvernement a toutefois annoncé soutenir une proposition de loi pour permettre le rapatriement en Guyane des dépouilles d'Amérindiens kali'nas, conservées à Paris depuis la fin du XIXe siècle. Elle devrait être examinée au Sénat avant fin juin.

E.Cerny--TPP