The Prague Post - Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump

EUR -
AED 4.185324
AFN 74.655553
ALL 93.724381
AMD 417.723783
AOA 1045.04907
ARS 1709.223673
AUD 1.641222
AWG 2.051351
AZN 1.936771
BAM 1.956701
BBD 2.289284
BDT 140.314595
BHD 0.428599
BIF 3399.654556
BMD 1.13964
BND 1.470416
BOB 12.951963
BRL 5.843842
BSD 1.136638
BTN 109.150436
BWP 15.657414
BYN 3.260544
BYR 22336.937018
BZD 2.285982
CAD 1.606459
CDF 2592.679602
CHF 0.933336
CLF 0.027075
CLP 1065.5861
CNY 7.716785
CNH 7.711566
COP 3661.935689
CRC 517.140339
CUC 1.13964
CUP 30.200451
CVE 110.830174
CZK 24.185261
DJF 202.405844
DKK 7.474703
DOP 66.220776
DZD 151.941353
EGP 57.747706
ERN 17.094595
ETB 182.342197
FJD 2.54504
FKP 0.856639
GBP 0.856639
GEL 2.991515
GGP 0.856639
GHS 13.241096
GIP 0.856639
GMD 83.764776
GNF 9977.030747
GTQ 8.693238
GYD 237.74945
HKD 8.938553
HNL 30.622245
HRK 7.533356
HTG 148.552298
HUF 361.298251
IDR 20586.450526
ILS 3.484619
IMP 0.856639
INR 108.96522
IQD 1492.927933
IRR 1567146.964991
ISK 142.216038
JEP 0.856639
JMD 179.993651
JOD 0.807984
JPY 186.400032
KES 147.466157
KGS 99.662003
KHR 4604.144488
KMF 493.464359
KRW 1653.045607
KWD 0.354211
KYD 0.947148
KZT 543.60741
LAK 25761.19848
LBP 101783.696762
LKR 381.950862
LRD 206.816088
LSL 19.100344
LTL 3.36506
LVL 0.689357
LYD 7.292453
MAD 10.662709
MDL 20.118527
MGA 4903.30177
MKD 61.553337
MMK 2393.442908
MNT 4097.952454
MOP 9.180447
MRU 45.701863
MUR 53.995941
MVR 17.607003
MWK 1979.553685
MXN 19.88842
MYR 4.660559
MZN 72.819944
NAD 19.100344
NGN 1555.574112
NIO 41.779114
NOK 11.032857
NPR 174.194957
NZD 1.970078
OMR 0.438217
PAB 1.136623
PEN 3.869083
PGK 5.011167
PHP 69.934017
PKR 316.677329
PLN 4.325104
PYG 6837.237579
QAR 4.153303
RON 5.233114
RSD 117.357781
RUB 90.630676
RWF 1666.289024
SAR 4.278339
SBD 9.209548
SCR 15.390603
SDG 683.784078
SEK 11.049922
SGD 1.472215
SLE 27.60779
SOS 649.6019
SRD 43.137069
STD 23588.239703
STN 24.51193
SVC 9.94571
SZL 19.0435
THB 38.171664
TJS 10.500639
TMT 3.988739
TND 3.372759
TRY 54.016523
TTD 7.730661
TWD 36.941439
TZS 3008.746701
UAH 51.114504
UGX 4290.975391
USD 1.13964
UYU 45.778368
UZS 13721.261438
VES 847.089703
VND 29994.175785
VUV 135.807004
WST 3.135158
XAF 656.267757
XAG 0.019693
XAU 0.000282
XCD 3.079933
XCG 2.04847
XDR 0.816186
XOF 655.887289
XPF 119.331742
YER 271.519334
ZAR 19.051929
ZMK 10258.124572
ZMW 21.255065
ZWL 366.9635
  • AEX

    -0.5500

    1091.92

    -0.05%

  • BEL20

    -13.7900

    5732.27

    -0.24%

  • PX1

    -42.3000

    8416.77

    -0.5%

  • ISEQ

    -75.6300

    13675.85

    -0.55%

  • OSEBX

    6.5900

    2003.36

    +0.33%

  • PSI20

    -73.9900

    9060.62

    -0.81%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -112.2700

    4396.57

    -2.49%

  • N150

    13.9800

    4250.23

    +0.33%

Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump
Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump / Photo: Thomas COEX - AFP/Archives

Pedro Sánchez, propulsé chef de file des progressistes mondiaux en partie grâce à Trump

Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez est devenu une figure de proue de la gauche dans le monde, notamment par des échanges houleux avec Donald Trump, un statut qu'il devrait conforter en accueillant vendredi à Barcelone un sommet des progressistes mondiaux.

Taille du texte:

Entre ses clashs répétés avec le président américain, ses virulentes critiques à l'égard d'Israël et une politique ouverte à l'immigration en Espagne, Pedro Sánchez fait figure d'exception au sein d'une Europe qui penche depuis des années vers la droite.

Dernier épisode en date: son opposition fermement affichée à la guerre contre l'Iran, malgré la menace de représailles commerciales brandies par Donald Trump lorsque l'Espagne a refusé aux Américains l'usage de bases militaires sur son sol.

Pedro Sánchez est aussi l'un des rares dirigeants occidentaux de premier rang à avoir qualifié de "génocide" la guerre menée par Israël à Gaza après l'offensive du Hamas en octobre 2023.

Grâce à ces prises de position, l'Espagne "a gagné en leadership, en influence et en visibilité dans de nombreux pays", explique à l'AFP Ignacio Molina, chercheur à l'Institut Real Elcano de Madrid, citant en particulier le monde arabe ou l'Amérique latine.

D'autres pays s'opposent aussi à Israël et aux Etats-Unis, mais l'Espagne, en raison de son appartenance à l'Otan et à l'Union européenne, a par exemple plus de poids que l'Irlande ou la Norvège, ajoute-t-il, évoquant les deux pays qui avaient reconnu l'Etat palestinien en même temps que Madrid en mai 2024.

"L'Espagne pèse davantage parmi les grands pays de l'Union européenne qu'auparavant", abonde Joan Botella, professeur de science politique à l’Université autonome de Barcelone.

- "Némésis de Trump" -

Et de fait, Pedro Sánchez, qui préside actuellement l'Internationale socialiste, semble attirer de plus en plus l'attention des médias internationaux et a par exemple signé des tribunes dans le New York Times ou le Monde diplomatique.

"Pedro Sánchez est devenu le porte-étendard de l'opposition politique occidentale au président des États-Unis", écrivait le Wall Street Journal en mars, le Financial Times le dépeignant de son côté en "Némésis de Trump en Europe" (son ennemi juré).

Le sommet "Global Progressive Mobilisation" qui se tient vendredi et samedi à Barcelone, pendant deux jours, devrait offrir au leader socialiste une nouvelle occasion de se poser en chef de file de la gauche au niveau international.

Les chefs d'Etats brésilien Lula, sud-africain Cyril Ramaphosa et mexicain Claudia Sheinbaum doivent notamment assister à cette rencontre, qui vise, selon ses organisateurs, à mobiliser face à la montée de l'extrême droite.

"Nous, les partis et les gouvernements progressistes, devons nous unir, dire aux citoyens que nous appartenons à quelque chose qui va au-delà de la politique intérieure, de nos frontières, et qui consiste à avoir un regard positif et humaniste", a déclaré Pedro Sánchez mardi en Chine, lors de sa quatrième visite en quatre ans dans le pays.

Mais alors que l'Espagnol monte en puissance sur la scène internationale, il divise dans son pays, où il n'a jamais disposé de majorité parlementaire depuis son arrivée au pouvoir en 2018, et où plusieurs de ses proches, alliés politiques et membres de sa famille, sont au coeur d'enquêtes et de procès pour corruption.

- "Plus à y gagner qu'à y perdre" -

Pedro Sánchez "joue à fond la carte de la politique étrangère, parce que c'est là qu'il est à l'aise et qu'une majorité de l'opinion publique lui est favorable", pointe Joan Botella.

Plus de 68% des Espagnols étaient opposés à la guerre contre l'Iran, y compris parmi les électeurs du Parti populaire (PP), principal parti d'opposition, selon un sondage publié en mars dans le quotidien El Pais.

"Les Espagnols ont un complexe d'infériorité quand ils sortent de chez eux. Et à ce niveau-là, la figure de Pedro Sánchez fait du bien" à beaucoup de gens, même au-delà de son électorat, poursuit Joan Botella.

Le PP l'accuse, lui, de s'être servi de la politique étrangère pour reconquérir les électeurs et détourner l'attention des scandales qui visent ses proches et son parti.

"Il utilise cette image de dirigeant progressiste, opposé à Trump, pour capter le vote de gauche", analyse aussi Juan Tovar Ruiz, professeur de relations internationales à l'Université de Burgos.

Mais pareille stratégie a "des conséquences au niveau européen" où l'Espagne pourrait perdre le soutien de certains alliés traditionnels dirigés par la droite, comme l'Allemagne et l'Italie, mettent en garde Juan Tovar Ruiz ou Ignacio Molina.

"Mais en fin de compte, il y a plus à y gagner qu'à y perdre", juge Ignacio Molina.

L.Bartos--TPP