The Prague Post - Le Pakistan combat des légions de faux médecins

EUR -
AED 4.26816
AFN 73.207641
ALL 95.456456
AMD 427.460769
ANG 2.080551
AOA 1066.735458
ARS 1614.904417
AUD 1.623399
AWG 2.09309
AZN 1.970587
BAM 1.957385
BBD 2.339724
BDT 142.766807
BGN 1.940481
BHD 0.438372
BIF 3458.173682
BMD 1.162021
BND 1.486816
BOB 8.027533
BRL 5.819634
BSD 1.161655
BTN 111.697348
BWP 15.744611
BYN 3.180102
BYR 22775.606238
BZD 2.336402
CAD 1.600912
CDF 2614.546413
CHF 0.914144
CLF 0.02654
CLP 1044.54161
CNY 7.905517
CNH 7.899864
COP 4291.2031
CRC 525.432152
CUC 1.162021
CUP 30.793549
CVE 110.798381
CZK 24.279086
DJF 206.514678
DKK 7.472618
DOP 68.472092
DZD 153.981725
EGP 61.498325
ERN 17.430311
ETB 187.287727
FJD 2.555054
FKP 0.864612
GBP 0.864863
GEL 3.108376
GGP 0.864612
GHS 13.491272
GIP 0.864612
GMD 84.827521
GNF 10199.638856
GTQ 8.858133
GYD 243.03466
HKD 9.10345
HNL 30.898413
HRK 7.531637
HTG 152.065069
HUF 358.59321
IDR 20486.425407
ILS 3.38456
IMP 0.864612
INR 111.479963
IQD 1521.851676
IRR 1537353.421117
ISK 143.800112
JEP 0.864612
JMD 182.918083
JOD 0.823856
JPY 184.746215
KES 150.590181
KGS 101.618902
KHR 4656.798164
KMF 492.696988
KPW 1045.806896
KRW 1744.866734
KWD 0.359587
KYD 0.968075
KZT 547.352536
LAK 25459.720742
LBP 104112.882578
LKR 401.354921
LRD 212.590275
LSL 19.249501
LTL 3.431145
LVL 0.702895
LYD 7.386948
MAD 10.733844
MDL 20.149139
MGA 4878.970817
MKD 61.601833
MMK 2440.230343
MNT 4158.562543
MOP 9.374609
MRU 46.468956
MUR 54.998624
MVR 17.906875
MWK 2014.313375
MXN 20.085354
MYR 4.604386
MZN 74.256348
NAD 19.24975
NGN 1593.025666
NIO 42.755349
NOK 10.73886
NPR 178.71114
NZD 1.97658
OMR 0.446806
PAB 1.161645
PEN 3.964278
PGK 5.06608
PHP 71.386456
PKR 323.498292
PLN 4.23969
PYG 7166.7711
QAR 4.235711
RON 5.244665
RSD 117.390847
RUB 82.733036
RWF 1704.16496
SAR 4.362352
SBD 9.318746
SCR 16.114024
SDG 697.795912
SEK 10.846121
SGD 1.484656
SHP 0.867566
SLE 28.614752
SLL 24366.996069
SOS 663.93178
SRD 43.177175
STD 24051.482927
STN 24.520167
SVC 10.164185
SYP 128.4672
SZL 19.243579
THB 37.835845
TJS 10.791944
TMT 4.078693
TND 3.402354
TOP 2.797867
TRY 52.974102
TTD 7.879345
TWD 36.62538
TZS 3027.06751
UAH 51.373569
UGX 4394.595511
USD 1.162021
UYU 46.837716
UZS 13951.234343
VES 604.556331
VND 30625.056245
VUV 138.19003
WST 3.146539
XAF 656.482813
XAG 0.015143
XAU 0.000256
XCD 3.140419
XCG 2.093631
XDR 0.815916
XOF 656.48564
XPF 119.331742
YER 277.287164
ZAR 19.08199
ZMK 10459.577671
ZMW 21.868798
ZWL 374.1702
  • AEX

    1.2400

    1034.98

    +0.12%

  • BEL20

    48.9700

    5550.82

    +0.89%

  • PX1

    -31.6600

    8086

    -0.39%

  • ISEQ

    45.8900

    12793.07

    +0.36%

  • OSEBX

    0.2100

    2057.56

    +0.01%

  • PSI20

    -20.3500

    9227.99

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    59.3400

    4123.71

    +1.46%

  • N150

    17.3700

    4253.87

    +0.41%

Le Pakistan combat des légions de faux médecins
Le Pakistan combat des légions de faux médecins / Photo: Rizwan TABASSUM - AFP

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

Des clous rouillés plantés dans le mur retiennent des tubes de perfusion usagés, certains visiblement abîmés, dans une clinique gérée par un des innombrables médecins non qualifiés exerçant au Pakistan.

Taille du texte:

Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients.

"Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad.

"J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP.

Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance.

Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences.

"Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il.

Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres.

- Crise de santé publique -

Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan.

M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques.

"Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida".

Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu.

Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région.

"Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire.

- Lois et moyens insuffisants -

Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié.

Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas.

"Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis."

Les autorités de régulation reconnaissent leur échec.

"Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC.

La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs.

"La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP.

"Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région.

Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il.

Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème.

"Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

C.Zeman--TPP