The Prague Post - Le Pakistan combat des légions de faux médecins

EUR -
AED 4.200723
AFN 73.205005
ALL 93.907393
AMD 420.509211
ANG 2.047918
AOA 1049.466263
ARS 1708.149372
AUD 1.647205
AWG 2.061755
AZN 1.946975
BAM 1.954913
BBD 2.304454
BDT 141.075993
BGN 1.934082
BHD 0.431404
BIF 3403.255911
BMD 1.143831
BND 1.47653
BOB 7.923405
BRL 5.914025
BSD 1.144181
BTN 109.003544
BWP 15.431998
BYN 3.319694
BYR 22419.088252
BZD 2.301156
CAD 1.623943
CDF 2569.044491
CHF 0.918871
CLF 0.026901
CLP 1058.749635
CNY 7.765582
CNH 7.759858
COP 3847.454374
CRC 521.263498
CUC 1.143831
CUP 30.311522
CVE 110.214994
CZK 24.183162
DJF 203.747558
DKK 7.471144
DOP 67.779248
DZD 152.54279
EGP 56.38967
ERN 17.157465
ETB 183.472557
FJD 2.585573
FKP 0.856609
GBP 0.857123
GEL 3.013924
GGP 0.856609
GHS 12.998103
GIP 0.856609
GMD 82.953289
GNF 10034.447278
GTQ 8.732038
GYD 239.331413
HKD 8.970832
HNL 30.624106
HRK 7.534984
HTG 149.652101
HUF 353.186418
IDR 20582.553145
ILS 3.429949
IMP 0.856609
INR 108.910443
IQD 1498.819972
IRR 1573854.310105
ISK 144.031605
JEP 0.856609
JMD 181.127821
JOD 0.810949
JPY 184.506234
KES 147.942877
KGS 100.025394
KHR 4581.92114
KMF 492.991337
KPW 1029.44833
KRW 1748.660276
KWD 0.35492
KYD 0.953567
KZT 541.084505
LAK 25835.278295
LBP 102459.113353
LKR 383.236122
LRD 207.66578
LSL 18.55858
LTL 3.377436
LVL 0.691892
LYD 7.333673
MAD 10.699845
MDL 20.125869
MGA 4850.799148
MKD 61.607048
MMK 2401.911729
MNT 4097.371745
MOP 9.242806
MRU 45.663282
MUR 53.817392
MVR 17.683393
MWK 1984.099796
MXN 19.99324
MYR 4.656534
MZN 73.102176
NAD 18.55858
NGN 1567.140307
NIO 42.100898
NOK 11.228062
NPR 174.40587
NZD 2.00254
OMR 0.44118
PAB 1.144181
PEN 3.893334
PGK 5.026719
PHP 70.346759
PKR 318.103973
PLN 4.288792
PYG 6956.843616
QAR 4.182602
RON 5.22502
RSD 117.323769
RUB 88.086988
RWF 1675.040019
SAR 4.295971
SBD 9.217609
SCR 15.403012
SDG 686.87736
SEK 11.040681
SGD 1.477017
SHP 0.853985
SLE 27.852662
SLL 23985.569044
SOS 653.903318
SRD 42.969122
STD 23674.993003
STN 24.488889
SVC 10.011458
SYP 126.430044
SZL 18.555581
THB 38.118202
TJS 10.606288
TMT 4.014847
TND 3.376868
TOP 2.754071
TRY 53.521387
TTD 7.754482
TWD 36.531701
TZS 3004.636769
UAH 50.95788
UGX 4176.105262
USD 1.143831
UYU 46.019121
UZS 13706.781107
VES 730.797387
VND 30078.180851
VUV 136.037644
WST 3.172049
XAF 655.659521
XAG 0.018325
XAU 0.000274
XCD 3.091261
XCG 2.062064
XDR 0.81543
XOF 655.659521
XPF 119.331742
YER 271.145205
ZAR 18.568095
ZMK 10295.852574
ZMW 21.023461
ZWL 368.313126
  • AEX

    10.4100

    1083.18

    +0.97%

  • BEL20

    24.8900

    5813.65

    +0.43%

  • PX1

    33.0500

    8508.07

    +0.39%

  • ISEQ

    33.3600

    13935.04

    +0.24%

  • OSEBX

    13.7000

    1943.93

    +0.71%

  • PSI20

    128.7900

    9328.28

    +1.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    47.5700

    4257.6

    +1.13%

Le Pakistan combat des légions de faux médecins
Le Pakistan combat des légions de faux médecins / Photo: Rizwan TABASSUM - AFP

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

Des clous rouillés plantés dans le mur retiennent des tubes de perfusion usagés, certains visiblement abîmés, dans une clinique gérée par un des innombrables médecins non qualifiés exerçant au Pakistan.

Taille du texte:

Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients.

"Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad.

"J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP.

Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance.

Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences.

"Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il.

Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres.

- Crise de santé publique -

Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan.

M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques.

"Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida".

Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu.

Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région.

"Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire.

- Lois et moyens insuffisants -

Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié.

Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas.

"Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis."

Les autorités de régulation reconnaissent leur échec.

"Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC.

La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs.

"La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP.

"Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région.

Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il.

Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème.

"Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

C.Zeman--TPP