The Prague Post - Pénurie de médicaments: une inquiétude de longue date, mais qui empire

EUR -
AED 4.099737
AFN 73.678285
ALL 91.347673
AMD 404.395849
ANG 1.998644
AOA 1023.677316
ARS 1712.480098
AUD 1.610208
AWG 2.01219
AZN 1.896675
BAM 1.941829
BBD 2.246746
BDT 137.143269
BGN 1.879281
BHD 0.420493
BIF 3365.31705
BMD 1.116333
BND 1.427641
BOB 13.402868
BRL 5.830484
BSD 1.115529
BTN 108.068908
BWP 15.42187
BYN 3.359991
BYR 21880.128814
BZD 2.243469
CAD 1.595173
CDF 2578.729219
CHF 0.92794
CLF 0.027693
CLP 1093.459542
CNY 7.484511
CNH 7.49515
COP 3685.060225
CRC 511.145258
CUC 1.116333
CUP 26.771104
CVE 109.480243
CZK 24.428711
DJF 198.640589
DKK 7.474319
DOP 66.603776
DZD 149.503038
EGP 58.593758
ERN 16.744997
ETB 182.199852
FJD 2.508679
FKP 0.843125
GBP 0.846253
GEL 2.90807
GGP 0.843125
GHS 13.101091
GIP 0.843125
GMD 82.040664
GNF 9812.837198
GTQ 8.52478
GYD 233.337433
HKD 8.759932
HNL 29.948863
HRK 7.521408
HTG 146.076194
HUF 368.857111
IDR 20024.783197
ILS 3.407417
IMP 0.843125
INR 107.406371
IQD 1461.325193
IRR 1949719.860455
ISK 137.190729
JEP 0.843125
JMD 176.599667
JOD 0.791425
JPY 176.433653
KES 143.114991
KGS 97.62296
KHR 4524.668418
KMF 488.953586
KPW 1004.700147
KRW 1503.550006
KWD 0.344757
KYD 0.929537
KZT 501.187478
LAK 25056.395274
LBP 99893.399271
LKR 368.895748
LRD 190.740208
LSL 18.651208
LTL 3.296241
LVL 0.675259
LYD 7.143952
MAD 11.08256
MDL 19.934555
MGA 4928.802702
MKD 61.141735
MMK 2344.132245
MNT 4014.637647
MOP 9.016271
MRU 44.576275
MUR 53.740446
MVR 17.258381
MWK 1934.286975
MXN 20.335247
MYR 4.563684
MZN 71.332788
NAD 18.651208
NGN 1481.876204
NIO 41.046513
NOK 10.803627
NPR 172.915635
NZD 1.999001
OMR 0.428975
PAB 1.115499
PEN 3.865591
PGK 5.051879
PHP 70.028682
PKR 308.968114
PLN 4.387451
PYG 6526.365046
QAR 4.066
RON 5.342798
RSD 116.643894
RUB 93.754489
RWF 1652.109446
SAR 4.182085
SBD 9.017819
SCR 15.35928
SDG 671.469913
SEK 11.280563
SGD 1.431334
SHP 0.842865
SLE 27.458333
SLL 23408.937934
SOS 637.550018
SRD 42.210228
STD 23105.841359
STN 24.326066
SVC 9.76004
SYP 14514.563286
SZL 18.647833
THB 37.546721
TJS 10.267862
TMT 3.907166
TND 3.323929
TOP 2.687862
TRY 54.883385
TTD 7.563783
TWD 35.474811
TZS 2935.195795
UAH 50.19366
UGX 4451.094469
USD 1.116333
UYU 44.956942
UZS 13156.692573
VES 966.161908
VND 29016.288173
VUV 133.493434
WST 3.113019
XAF 655.957
XAG 0.018315
XAU 0.000269797846
XCD 3.016947
XCG 2.010389
XDR 0.789305
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.790902
ZAR 18.655801
ZMK 10048.342262
ZMW 21.919372
ZWL 359.458804
SSP 6377.155025
MXV 2.300897
  • AEX

    14.1100

    1116.71

    +1.28%

  • BEL20

    -2.7500

    5505.65

    -0.05%

  • PX1

    61.9000

    7897.19

    +0.79%

  • ISEQ

    216.2500

    14258.63

    +1.54%

  • OSEBX

    5.5500

    2062.77

    +0.27%

  • PSI20

    -59.7000

    9416.78

    -0.63%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -122.8500

    4328.13

    -2.76%

  • N150

    16.1700

    4163.16

    +0.39%

Pénurie de médicaments: une inquiétude de longue date, mais qui empire
Pénurie de médicaments: une inquiétude de longue date, mais qui empire / Photo: Charly TRIBALLEAU - AFP/Archives

Pénurie de médicaments: une inquiétude de longue date, mais qui empire

La pénurie de médicaments, très présente dans l'actualité récente, est une préoccupation depuis des années, mais elle s'accentue et frappe désormais des médicaments largement utilisés.

Taille du texte:

- Quels médicaments sont concernés ? -

Depuis plusieurs mois, les autorités sanitaires constatent des difficultés d'approvisionnement pour de multiples médicaments.

Deux ont particulièrement retenu l'attention, vu leur usage très large: le paracétamol, antidouleur omniprésent dans les armoires à pharmacie, et l'amoxicilline, de loin l'antibiotique le plus donné aux enfants.

Sur le paracétamol, les inquiétudes remontent à l'été. L'agence du médicament (ANSM) a demandé aux pharmaciens d'éviter de vendre plus de deux boîtes par patient, même si les industriels assurent que leur production suffit à répondre aux besoins.

Pour l'amoxicilline, c'est sous sa forme de sirop - destinée aux enfants - que l'ANSM a pointé la semaine dernière des difficultés d'approvisionnement.

Les difficultés des derniers mois ne se résument pas à ces deux médicaments. Des tensions sur plusieurs antidiabétiques ont ainsi été signalées en septembre.

- Nouveau phénomène ? -

Non, mais cela empire, que ce soit en France ou dans de nombreux autres pays.

Les pénuries sont un problème auquel les autorités et l'industrie pharmaceutique admettent être confrontées de longue date.

Toutefois, le phénomène prend de l'ampleur. En France, près de 2.500 risques de rupture de stocks - ou de pénuries avérées - ont été signalés en 2020 à l'ANSM.

C'est une forte progression, même si les autorités sanitaires la nuancent en évoquant un effet d'optique: la loi contraint de plus en plus les industriels à signaler en amont les risques de pénurie.

Mais les ruptures avérées progressent aussi. "En 2021, 900 ruptures d'approvisionnement avaient été signalées sur toute l'année. Là, on est à 600 sur un semestre, il y a donc clairement une aggravation de la situation", soulignait ce week-end, dans Ouest France, Thomas Borel, directeur scientifique du Leem, principal lobby français du secteur pharmaceutique.

- Pourquoi ces difficultés ? -

Il y a des raisons de fond, et d'autres plus circonstancielles, qui aggravent le phénomène.

Les premières sont liées à la mondialisation de la production de médicaments, phénomène accentué ces dernières années avec pour conséquence un éclatement des différentes étapes dans de multiples sites à travers le monde.

"Dans ce contexte, en cas de problème sur la chaîne de production (...), le risque de rupture est d'emblée très élevé", expliquait en 2019 le Leem.

L'actualité récente contribue aussi à gripper la machine. L'industrie est pénalisée par l'inflation, en partie liée à la flambée des tensions géopolitiques depuis la guerre en Ukraine.

Ce contexte pèse par exemple sur l'accès aux matières premières ou les coûts énergétiques des entreprises.

Enfin, même si le Covid est toujours là, l'épidémie se calme, et d'autres maladies reviennent après avoir été freinées par les confinements et autres restrictions sanitaires.

C'est l'argument mis en avant par les autorités françaises pour expliquer le manque d'amoxicilline: selon elles, les fabricants ont été pris de court par un fort rebond de la demande.

- Quelles solutions ? -

Dans l'immédiat, les autorités sanitaires sont dans la gestion de crise. Elles rationnent les quantités disponibles en pharmacie, appellent médecins et patients au discernement.

Pour un antibiotique comme l'amoxicilline, elles rappellent ainsi qu'il n'a aucun intérêt contre une maladie virale comme la bronchiolite, en pleine épidémie chez les nourrissons.

En France, les industriels sont aussi contraints de prévoir des stocks minimaux de sécurité pour certains médicaments.

Mais l'industrie, comme certains observateurs critiques, soulignent que ces mesures ne répondent pas aux causes profondes du problème.

La nécessité d'une relocalisation de la production fait relativement consensus dans les discours, du gouvernement aux industriels en passant par les analystes, mais son ampleur est discutée.

Le gouvernement a déjà pris des mesures d'incitation financière pour "rapatrier toutes ces industries qui produisent ces médicaments essentiels", rappelait ce week-end le ministre de la Santé, François Braun.

Pour certains, néanmoins, le gouvernement est loin d'être suffisamment ambitieux. L'Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, marqué à gauche, appelle ainsi à une relocalisation massive, voire une production publique de médicaments.

Quant au secteur pharmaceutique, il assure de sa bonne volonté en matière de relocalisation, mais pointe le poids plus lourd de la réglementation en Europe. Il juge aussi que le système français de santé publique n'est guère incitatif en lui imposant des prix de vente peu élevés.

D.Dvorak--TPP