The Prague Post - JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais

EUR -
AED 4.196038
AFN 72.548266
ALL 93.983395
AMD 420.540936
ANG 2.045637
AOA 1048.866897
ARS 1669.851565
AUD 1.634419
AWG 2.056602
AZN 1.937156
BAM 1.951303
BBD 2.302094
BDT 140.416379
BGN 1.931927
BHD 0.430687
BIF 3410.531826
BMD 1.142557
BND 1.478193
BOB 7.897798
BRL 5.893083
BSD 1.142966
BTN 108.149745
BWP 15.512249
BYN 3.198029
BYR 22394.111824
BZD 2.298802
CAD 1.618202
CDF 2587.890714
CHF 0.924254
CLF 0.026315
CLP 1035.670747
CNY 7.740597
CNH 7.744546
COP 3936.165048
CRC 518.504991
CUC 1.142557
CUP 30.277753
CVE 110.685176
CZK 24.193414
DJF 203.055222
DKK 7.474488
DOP 66.610129
DZD 152.572485
EGP 56.826086
ERN 17.138351
ETB 184.276095
FJD 2.572241
FKP 0.863424
GBP 0.862613
GEL 3.027925
GGP 0.863424
GHS 12.830875
GIP 0.863424
GMD 83.406596
GNF 10028.78277
GTQ 8.715912
GYD 239.108921
HKD 8.957165
HNL 30.577527
HRK 7.533906
HTG 149.305892
HUF 352.232526
IDR 20500.89533
ILS 3.394936
IMP 0.863424
INR 108.201093
IQD 1497.349029
IRR 1571015.497997
ISK 144.00803
JEP 0.863424
JMD 180.603759
JOD 0.810112
JPY 184.584622
KES 147.86949
KGS 99.916444
KHR 4589.422662
KMF 490.726322
KPW 1028.301453
KRW 1759.417407
KWD 0.352661
KYD 0.952505
KZT 557.096049
LAK 25242.822342
LBP 102355.89823
LKR 382.189161
LRD 208.030548
LSL 18.780117
LTL 3.373673
LVL 0.691121
LYD 7.320609
MAD 10.655342
MDL 20.099676
MGA 4820.889196
MKD 61.629429
MMK 2399.275404
MNT 4089.475215
MOP 9.229529
MRU 45.702668
MUR 54.625306
MVR 17.66368
MWK 1983.478116
MXN 19.844495
MYR 4.7383
MZN 73.010218
NAD 18.780117
NGN 1561.486923
NIO 42.063056
NOK 11.086445
NPR 173.039193
NZD 2.002045
OMR 0.439314
PAB 1.142966
PEN 3.867586
PGK 5.092264
PHP 69.845651
PKR 317.897734
PLN 4.272876
PYG 6967.940842
QAR 4.166797
RON 5.237023
RSD 117.403487
RUB 84.835971
RWF 1674.041801
SAR 4.288919
SBD 9.210634
SCR 15.177226
SDG 686.108535
SEK 10.997611
SGD 1.478177
SHP 0.853034
SLE 28.278464
SLL 23958.847447
SOS 653.194569
SRD 42.766474
STD 23648.617409
STN 24.443664
SVC 10.000951
SYP 126.289192
SZL 18.775727
THB 37.670571
TJS 10.601367
TMT 3.998949
TND 3.379611
TOP 2.751003
TRY 53.095781
TTD 7.751136
TWD 36.221446
TZS 3002.904112
UAH 51.405724
UGX 4172.38382
USD 1.142557
UYU 45.704664
UZS 13698.428946
VES 693.112226
VND 30072.093021
VUV 135.22422
WST 3.144083
XAF 654.448679
XAG 0.01764
XAU 0.000273
XCD 3.087817
XCG 2.059952
XDR 0.813147
XOF 653.542317
XPF 119.331742
YER 272.615194
ZAR 18.751967
ZMK 10284.383366
ZMW 20.259308
ZWL 367.9028
  • AEX

    4.7400

    1082.93

    +0.44%

  • BEL20

    58.1700

    5705.83

    +1.03%

  • PX1

    -21.0500

    8400.11

    -0.25%

  • ISEQ

    170.9400

    13956.43

    +1.24%

  • OSEBX

    -3.7100

    1946.67

    -0.19%

  • PSI20

    65.5400

    9168.22

    +0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -2.5400

    4233.39

    -0.06%

JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais / Photo: Tiziana FABI - AFP

JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais

"C'est pas gardien de but du Stade rennais mais c'est quand même une super aventure!" Enfant, Lucas Defayet rêvait de devenir footballeur et si ce rêve est passé, le Breton en a réalisé un autre, plus original, celui de disputer des Jeux olympiques en... skeleton.

Taille du texte:

Comment passe-t-on de la verte Bretagne à la glace de Cortina, où cet athlète de 28 ans sera le premier tricolore depuis 16 ans à s'aligner jeudi dans cette discipline confidentielle en France et consistant à dévaler une piste de luge tête la première à 130 km/h?

Il faut de la persévérance, du courage, des sacrifices bien sûr, mais aussi, fatalement, un trait d'union, en l'occurrence paternel, parce que "c'est quand même quelque chose d'un peu unique d'habiter Rennes et de faire du skeleton", déclare à l'AFP ce garçon "avenant" rencontré au village olympique.

Si sa mère est bretonne, le père de Lucas Defayet, lui, travaille à La Plagne "en tant que +glacier+", sur la piste des JO-1992 d'Albertville. Et le jeune Lucas y passe vite toutes ses vacances scolaires.

"Au début, c'était de la luge, ça me permettait de voir mon père également pendant ses heures de boulot et après, à 14 ans, j'ai débuté le skeleton, j'ai vraiment accroché", se remémore-t-il.

La graine est semée et, à défaut de continuer le foot, Lucas Defayet bénéficie des qualités d'explosivité du poste de gardien de but au moment d'entamer sa progression en skeleton.

"Il me manquait la partie force, musculation, j'ai donc dû travailler ça. J'ai progressé et ça m'a permis de pousser plus et de m'améliorer d'année en année".

- "Les croisés" -

Les premières performances tombent et, au tournant de la vingtaine, en 2018, Lucas Defayet devient une première fois champion de France, ce qui lui ouvre les portes des Coupes d'Europe... et de financements salutaires pour le jeune employé de chantier qu'il est alors.

Lucas s'éclate à ressentir des "sensations uniques que je ne peux pas vraiment expliquer". "D'avoir la tête au ras de la glace, c'est quelque chose qu'on ne retrouvera pas en bobsleigh ou en luge".

Mais l'histoire serait encore trop simple.

Malgré tous ses efforts, il n'est pas retenu pour les JO-2022, une énorme déception qui l'incite à prendre une décision radicale: cesser toute activité professionnelle pour se consacrer pleinement au skeleton, quitte à basculer davantage dans la précarité.

Le sacrifice semble payer quand il intègre le Top 20 mondial en 2024-25. Mais le sort s'acharne. Alors qu'il joue au badminton, en avril 2025, il se blesse gravement à un genou -"les croisés"-, pour la deuxième fois.

A moins d'un an des JO de Milan Cortina, le compte à rebours est lancé. Pas d'opération et une rééducation à Capbreton, dans les Landes. "Il y a eu des moments où, forcément, j'ai eu le doute...", dit-il pudiquement.

- Objectif 2030 ? -

Remis sur pieds, une nouvelle décision radicale est enclenchée, celle de s'exiler en Amérique du Nord pour disputer la Coupe d'Amérique et empocher un maximum de points en vue d'une qualification aux Jeux.

"J'en ai parlé avec mon entraîneur qui m'a dit +si tu penses que c'est la bonne solution, fais-le+", raconte-t-il. La Fédération (FFSG) accepte aussi, et les podiums s'enchaînent, jusqu'à ce que la bonne nouvelle arrive après Noël: Lucas Defayet sera le premier Français à disputer les JO en skeleton depuis Grégory Saint-Géniès (15e) à Vancouver en 2010.

Croit-on à une médaille après un parcours aussi improbable? "Physiquement, je suis à 100%. Enfin peut-être à 95%, et à 100% le jour de la course. Mais il faut être réaliste, on a énormément de retard sur les Anglais, Allemands, Chinois... et la médaille, c'est quasiment impossible". Cela étant, "le but est aussi de prendre le maximum d'expérience en vue peut-être de 2030, pour les Jeux en France", glisse-t-il.

"Et puis, voilà, mon rêve était de devenir gardien au Stade Rennais mais malheureusement, ou heureusement, je n'ai pas réalisé ce rêve-là mais j'en ai réussi un autre, celui d'aller aux JO. Et je suis très fier de moi".

X.Kadlec--TPP