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Le Paris SG est entré dans la légende et s'est adjugé une deuxième étoile européenne d'affilée au terme d'une finale cadenassée et irrespirable face à Arsenal, conclue par une séance de tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3), samedi à Budapest, plongeant la capitale française dans la liesse.
Le PSG réédite la performance du Real Madrid, dernière formation à s'être adjugée deux Ligues des champions d'affilée, les Madrilènes dirigés par Zinédine Zidane ayant même fait mieux avec trois C1 entre 2016 et 2018.
Mais contrairement à la démonstration de l'an dernier contre l'Inter Milan (5-0) à Munich, les joueurs de Luis Enrique, opposés à la défense de fer des Gunners, ont énormément souffert avant de l'emporter. Arsenal a en effet ouvert le score par Kai Havertz dès la 6e minute de jeu et il a fallu attendre un penalty d'Ousmane Dembélé pour permettre aux Parisiens d'égaliser à la 65e minute.
Tout s'est terminé aux tirs au but, le défenseur brésilien d'Arsenal Gabriel ratant sa dernière tentative pour offrir une deuxième étoile aux Parisiens.
Après un parcours impressionnant et des qualifications de prestige contre des géants européens comme Liverpool ou le Bayern Munich, le PSG a ainsi brisé le verrou les Londoniens, qui n'avaient encaissé que six buts cette saison en C1 avant la finale.
Après s'être adjugés la Supercoupe d'Europe, la Coupe Intercontinentale, le Trophée des champions et un 14e titre de champion de France, les joueurs de Luis Enrique ont donc ajouté un nouveau trophée à leur palmarès cette saison.
"Une nouvelle étoile brille sur Paris", a réagi le président de la République Emmanuel Macron
Dès la fin du match, le Parc des Princes, plein à craquer et où la rencontre était diffusée sur six écrans géants, s'est embrasée.
Des feux d'artifice sur la pelouse et des cris de liesse sans fin ont accompagné le sacre parisien. "Champions d'Europe", "Ici c'est Paris", "Luis Enrique", "le back-to-back", ont hurlé plus de 48.000 supporters acquis au PSG.
- Joie et tensions -
Des cris de joie, des klaxons et des bruits de pétards ont également résonné dans les rues de la capitale française.
Des tensions ont toutefois été signalées aux abords du Parc des Princes, la préfecture de police ayant prévu "des centaines de milliers de personnes" dans les rues de Paris.
À 19h30, 1.579 contrôles ont été effectués, donnant lieu à 64 amendes, a détaillé la préfecture de police (PP) à l'AFP. Vingt personnes ont été interpellées et dix d'entre elles placées en garde à vue, a également précisé la PP, qui ajoute que 24 torches et deux mortiers ont été saisis et qu'un abribus a été dégradé avenue de la Boétie, à deux pas des Champs-Élysées.
Des projectiles ont aussi été lancés sur les forces de l'ordre près de l'avenue, où étaient réunies 4 à 5.000 personnes durant le match, selon la PP.
Du côté du Parc des Princes, quelque 150 individus ont "tenté de pénétrer au niveau d'une porte d'entrée" du stade mais une manoeuvre policière pour les repousser a permis de rétablir le calme "quelques instants plus tard".
Un peu plus tard, selon une journaliste de l'AFP présente sur place, des heurts ont éclaté entre policiers et supporters au niveau de la porte de Saint-Cloud, à proximité du Parc. Des mortiers d'artifice ont été lancés sur les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.
Avec 22.000 policiers et gendarmes mobilisés, dont 8.000 pour Paris et son agglomération, les forces de l'ordre avaient prévu un dispositif sécuritaire hors norme.
À Londres, c'est en revanche la désillusion qui prédomine.
"C’est sûr que c’est décevant, mais ils ont tellement bien joué", a réagi Felix Koelsch, 17 ans, originaire du nord de Londres, après le coup de sifflet final. "Ce n’est qu’une question de temps et ils gagneront", voulait-il croire. "Nous avons quand même gagné la Premier League !"
D.Dvorak--TPP