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Deux mois après son sacre, l’Espagne, championne du monde cet été aux États-Unis, étrennera sa deuxième étoile samedi à Londres face à l’Angleterre, avec le regard déjà tourné vers sa prochaine conquête.
Après avoir conquis l'Europe, puis l'Amérique, la Roja n'est pas rassasiée. Et le sélectionneur Luis De la Fuente, dont le contrat a été prolongé cette semaine jusqu'en 2032, a déjà prévenu ses joueurs qu'il n'allait pas les laisser se reposer sur leurs lauriers.
Ils n'ont, dans tous les cas, pas forcément le choix, avec un choc d'entrée en Ligue des nations face à l'Angleterre, un remake de la dernière finale de l'Euro-2024 et de ce qui aurait pu être l'affiche de la finale du Mondial-2026, sans la remontada de l'Argentine de Messi en demie (2-1).
"A chaud, deux ou trois minutes après la finale, un joueur est venu me voir et m'a demandé: +mais coach, qu'est-ce qu'il nous reste encore à gagner?+. Je lui ai répondu: +eh bien, le match contre Angleterre, le 26 septembre+", a raconté De la Fuente en conférence de presse.
C'est donc à Wembley, théâtre de la finale du prochain Euro-2028, que les champions du monde espagnols lanceront leur campagne de Ligue des nations et leur quête d'un triplé historique Euro-Mondial-Euro, déjà réalisé entre 2008 et 2012.
- "L'équipe à battre" -
"Dans la vie, c'est très difficile de gagner. On perd plus que ce que l'on gagne. Réussir à conserver son titre, c'est le plus dur. Rien que d'être en position de le faire est déjà un succès", a estimé le coach espagnol.
Invaincue en match officiel depuis 2023, la Roja est (re)devenue "l'équipe à battre", comme à l'époque de sa génération dorée (Xavi, Iniesta, Ramos...), ce qui ajoute une pression, mais aussi une "motivation supplémentaire", selon lui.
"Cette équipe est insatiable. Ce que nous avons fait à la Coupe du monde n'est pas suffisant, nous devons encore faire mieux. Notre niveau lors du Mondial ne suffira pas à remporter notre prochain match", prévient De la Fuente.
Même sans Declan Rice, Marcus Rashford et Cole Palmer, les Three Lions de Thomas Tuchel, encore rentrés bredouilles d'une compétition où ils rêvaient de "ramener le football à la maison", devraient offrir aux champions du monde un bel aperçu du niveau d'adversité auquel ils vont être confrontés pour tenter de conserver leurs deux couronnes ces quatre prochaines années.
Ving-et-un des 26 mondialistes seront d'ailleurs de la partie pour cette première rencontre de gala, et les suivantes contre la Croatie et la République tchèque, avec la deuxième étoile sur leur maillot.
Un gage de confiance de la part de De la Fuente, qui répète à l'envi avoir à sa disposition "les meilleurs joueurs du monde" à chaque poste.
"Comment ne pourrait-il pas y avoir de continuité avec des joueurs qui ont tout gagné ? Mais cela ne veut pas dire que nous ne donnerons pas leur chance à ceux qui toquent à la porte", a-t-il résumé.
Parmi ceux-là, le milieu offensif du Barça Fermin Lopez, absent lors du Mondial en raison d'une blessure au pied, le défenseur du Real Dean Huijsen, de retour dans le groupe, et le buteur de l'Espanyol Barcelone Roberto Fernandez appelé pour la première fois.
Même si les regards seront évidemment tournés vers le prodige barcelonais Lamine Yamal, en pleine campagne pour le Ballon d'Or 2026, son nouveau coéquipier Rodri, élu meilleur joueur du Mondial, et le néo-Parisien Ferran Torres, sur un nuage depuis son but du titre en finale du Mondial.
L.Hajek--TPP